Canicule et coupure d’eau...
par rosemar
mercredi 12 juillet 2017
En plein coeur du mois de juillet, un vendredi soir, soudain, le débit du robinet s'affaiblit peu à peu pour ne devenir qu'un filet d'eau... bientôt, c'est la panne sèche : plus d'eau.
C'est curieux car nous n'avons pas été informés de cette coupure.
C'est alors qu'on prend conscience combien ce geste banal d'ouvrir un robinet et d'accéder à l'eau est essentiel.
Bien sûr, on dispose toujours en principe de quelques réserves stockées dans des bouteilles.
Mais ces réserves s'épuisent vite quand on veut nettoyer quelques assiettes, un plat, une casserole et faire une toilette sommaire.
Le lendemain matin... toujours pas d'eau : on s'enquiert alors d'une explication, quelle est la raison de cette pénurie ?
On téléphone aux voisins : on apprend qu'une fuite sur une canalisation a entraîné une coupure d'eau, environ 10 000 personnes dans la ville sont privées d'eau. On s'informe sur internet : l'eau ne sera rétablie que fort tard dans la nuit.
Il s'agit donc de tenir encore toute une journée, avec quelques réserves d'eau qui s'amenuisent... La chaleur est torride, en ce début du mois de juillet : la toilette avec une bouteille d'eau ne permet pas de se rafraîchir. Tout devient poisseux, collant, on a l'impression d'être sale, on est mal à l'aise...
Comment faire un peu de cuisine sans eau ?
L'eau ! C'est la vie, c'est le mouvement, la fraîcheur !
Et, soudain, le réflexe revient inexorablement de tourner le robinet pour voir couler la précieuse substance... et c'est encore une nouvelle désillusion...
Tout devient compliqué : éplucher des légumes, les rincer, les mains deviennent poisseuses, l'air est étouffant.
Au bout d'un moment, la chasse d'eau devient inopérante : on redoute les mauvaises odeurs... On sort, on s'aère, on recherche l'ombre...
Et on prend conscience, alors, du bonheur, de la chance que nous avons de disposer de cette eau en ouvrant si facilement un robinet.
On prend conscience que l'eau est une ressource précieuse, inestimable, un bien irremplaçable.
Ce simple geste de tourner un robinet est si évident, si habituel.
Dès lors, quand on pense à ces millions de gens qui n'ont pas accès à l'eau potable, qui souffrent du manque d'eau, on se dit que de telles pénuries sont intolérables.
Des scientifiques ont mesuré la part de la population mondiale affectée par la pénurie d’eau douce.
"La moitié des personnes menacées par la pénurie d'eau douce habitent en Inde et en Chine, les autres vivent en Australie, au Bangladesh, au Nigéria, au Mexique et au sud-ouest des Etats-Unis.
La Russie, le Brésil et le Canada ainsi que l'Europe centrale et orientale ne rencontrent pas de problèmes liés au manque de l'eau.
Au total, environ deux tiers de la population mondiale, soit 4 milliards de personnes, connaissent régulièrement (plus d'une fois par mois) de graves problèmes provoqués par la pénurie d'eau douce."
Ces chiffres sont terrifiants : comment allons-nous résoudre ces graves problèmes et ces déséquilibres qui minent le monde moderne ?
Les désordres climatiques risquent de venir aggraver ces fractures. On se trouve confronté à des défis qui paraissent insurmontables.
Nous-mêmes, nous gaspillons trop souvent cette eau si facilement accessible, alors que d'autres souffrent de graves pénuries qui provoquent des souffrances, des maladies, des morts en grand nombre.
Nous-mêmes, nous n'avons plus conscience de la chance que nous avons de pouvoir accéder à cette ressource naturelle sans laquelle la vie n'est pas possible...
Le blog :
http://rosemar.over-blog.com/2017/07/canicule-et-coupure-d-eau.html
https://fr.sputniknews.com/societe/201602141021744132-eau-penurie-population-manque/
https://fr.sputniknews.com/presse/201508031017350258/