Ce n’est pas facile, de nos jours, d’être de gauche
par petit cardinal
mercredi 19 août 2009
Où le lecteur apprend qu’il est difficile d’être de gauche
Les soubresauts de la politique française emportent dans un joyeux tourbillon les stéréotypes les plus convenus de la science politique.
Pour le commun des mortels, il y a, la gauche qui serait la vérité ou l’ignominie et de l’autre côté la droite qui serait la réalité ou la bêtise. Ce positionnement d’hémicycle supportait au fil des siècles quelques ajustements, où l’électeur put élaborer des combinaisons de choix allant de l’extrême gauche la plus totalitaire à l’extrême droite, tout autant totalitaire. Plus récemment sont apparus les verts, couleur à ne certainement pas confondre avec le fait qu’il ne soient pas mûrs. A ce joyeux camaïeu s’est ajouté encore plus récemment une galaxie (je n’utilise pas le terme de nuée qui sentirait trop son entomologiste), une galaxie donc de micro groupuscule.
Citons dans cet inventaire à la Prévert le Parti de la Loi Naturel, la France Bonapartiste, CAP 21, SEGA (si si ils ont même eu des élus, pas forcément plus fort que nous) j’en passe et des meilleurs.
L’actuel hôte de l’Elysée a bien joué le coup. Afin d’être l’unique, l’incontournable, il décide de briser les stéréotypes. Bon je vous accorde que Nicolas Sarkozy il reste quand même un sacré stéréotype d’une société de l’instantané futile, d’aucun appelleront bling bling.
C’est pourquoi, il est plus courant de trouver dans la blogosphère des articles un peu......comment dirais-je de gauche.
Les amateurs de l’actuel présidence me proposent donc d’équilibrer ma pensée et de basculer un peu mes flèches, mes piques vers ma "famille d’adoption" si ce n’est "de coeur".
Et bien soit. il m’aurait pourtant été facile, voire jouissif, de dire "messieurs tirez les premiers".
Mais je fais amende honorable et consent à dire que la gauche va mal.
Oui, il est un homme de gauche, un vrai, peut-être même un qui possède le monopole du coeur, qui s’est exprimé ce mardi pour dire aux médias ses doutes et ses interrogations.
Les circonvolutions, les balancements des choix d’alliance au gré des besoins électoraux lui pèse.
A l’entendre s’exprimer ainsi, il est louable de se dire que décidément être de gauche aujourd’hui demande une confiance sans faille dans ses idéaux, ses principes et ses fidélités.
Ce grand homme de la gauche française, c’est Eric Besson. Qui s’inquiète de l’arrivée de Philipppe de Villiers au comité de liaison de la majorité. L’apparition du patron du MPF l’inquiète, car il ne voudrait pas que la politique qu’il mène, celle qui relève de son ministère, de sa compétence ne se durcisse. Peut-être craint-il une chasse à ce que la France compte de non français, ou pire que la double arrivée du représentant de chasse pêche nature et tradition n’annonce une grande chasse à courre dans les cités.
Expulseur de sans papiers OUI, mais des expulsions avec une conscience de gauche. Il est comme ça Besson.
Eric Besson a donc rencontré le diable. Et ma foi, il en ressort que ce dernier, qui il y a peu critiquait le lapin duracell de la politique, était somme toute fréquentable et sympathique. Pour un peu lui aussi serait de gauche.
Oui décidément dans l’île aux sarkozystes c’est tous les jours le printemps.