Comment finir sa vie ?
par Papybom
jeudi 22 octobre 2009
Cet article, n’émane pas d’un littéraire, ce n’est pas pour faire pleurer dans les chaumières. Ce n’est qu’une humble réponse, aux détracteurs de ce site. Chacun est libre d’employer des mots simples ou de simples mots pour s’exprimer. Ecrire pour certains, c’est un peut vivre. Que les nobles lettrés me critiquent, j’accepte. Mais doucement, sans faire de bruit…
Dans ce monde, où l’égoïsme est roi, la question devient envahissante. Envahissante, dans l’esprit des anciens, uniquement. De la naissance au trépas qu’avons-nous appris, simplement que la sagesse ne se lègue pas. Le livre de ma vie (qui ne fut jamais un Bescherelle) un jour se fermera, doucement sans faire de bruit.
La naissance, c’est la vie. Mais c’est le premier pas vers la mort. On naît, on grandit et on étudie. (Plus ou moins). C’est la préparation vers la vie active. On se voit médecin, avocat…Mais, rapidement, on déchante. Le travail doit rendre les hommes libres, et on doit rester dans les normes. C’est énorme. Mais on ne le sait pas encore.
Oui, on va travailler. Encore et toujours travailler. Le travaille rend libre. Alors on s’enivre de liberté. Le moment est venu de partager la charge. C’est le cycle de la vie. Un début de sagesse, car on vieillit doucement, sans faire de bruit.
On veut fonder un foyer. L’arbre doit porter des fruits. Alors, on se marie pour le meilleur et pour le pire. Dans la joie de cette union, on oublie la deuxième partie du contrat. Maintenant, on va vivre pour deux, trois, quatre…Et travailler pour eux. On va quitter son clocher, ses parents et ses amis.
Certes, on connaît les joies de la paternité, mais on doit en assumer les charges. Le fardeau est encore léger. On regarde avec amour, la famille grandir. Pour les nourrir, on va s’accrocher à son travail. Et vieillir doucement, sans faire de bruit.
Les enfants vont nous quitter. Ils vont faire leurs vies. Pour trouver du travail, ils vont se disperser. Par chance…il reste le travail pour meubler cette absence. Chaque jour, on retrouve cette autre famille.
Pourtant, de jour en jour, l’ambiance se dégrade. On entre en conflit pour garder sa dignité de travailleur. Pourtant, on vous pousse vers la sortie. Tout doucement, sans faire de bruit.
C’est fait, on est retraité. Enfin du temps libre pour soi. On va lire, pour parfaire des connaissances plus ou moins sommaires. On va voyager, pour connaître le monde. Et on va attendre des nouvelles de la famille. Bien sûr, les enfants travaillent et ils n’ont pas beaucoup de temps à nous consacrer. La déception est grande, mais cette peine, on va la garder pour soi. Sans faire de bruit.
Voilà, il faut se rendre à l’évidence. A force de vieillir, on approche de l’échéance. Comment ne pas manquer cet ultime rendez-vous. Partir en maison de retraite, c’est finir au mouroir. Mettre en évidence sa propre déchéance.
La solution reste une fin de vie à domicile. Dans ce qui fut notre univers, dans un lieu plein de souvenirs, mais également le lieu où l’on peut se cacher pour pleurer.
Avec un peu d’aide, c’est une solution. Pour partir en silence, sans faire de bruit.
Illustration : legaluchat.free.fr/.../mille-et-une-morts.php
Je tiens à remercier des lettrés du style de M Lyon…, qui m’ont incité à écrire cette article. Ne prenaient pas la peine de me répondre, je suis trop con !