Copenhague, c’était une farce, ouf, nous sommes sauvés !

par Bernard Dugué
jeudi 17 décembre 2009

GIMLPP est un fond d’investissement ayant drainé 5 milliards de dollars lors de sa création en 2004. L’un des co-fondateurs n’est autre qu’Al Gore, par ailleurs négociateur dans les certificats d’émissions de gaz à effet de serre. On a récemment soupçonné des connivences entre les labos pharmaceutiques et les experts de la santé publique. N’y a-t-il pas des conflits d’intérêts évidents entre les experts de la lutte contre les émissions de GES et le green bizness ? Rappelons aussi que J.-M. Jancovici est consultant auprès de nombreux organismes privé et public dans le domaine du développement durable et de solutions techniques adéquates. Il fait aussi de nombreuses conférences pour expliquer le réchauffement climatique. Nicolas Hulot, Yan Arthus-Bertrand et Daniel Cohn-Bendit sont réellement persuadés qu’on va à la catastrophe. Que Dieu veille sur leur santé mentale !


Et si on faisait un pari pascalien. Rien ne coûte de croire qu’il y a une vie paradisiaque après la mort, ou que le climat ira de son long cours sans se soucier des activités humaines. Mais on peut croire le contraire et s’activer pour avoir la maîtrise du futur. Il y a des siècles, les prêtres faisaient commerce d’indulgences et monnayaient les clés pour entrer au paradis. Avec comme légitimité un savoir théologique. En 2009, le savoir climatique du GIEC permet à certains de faire de juteuses affaires. L’homme est un être intéressé. Nous le savions depuis que les philosophes réfléchissent.


Les chefs d’Etats et des milliers d’experts et décideurs se sont réunis pour un sommet bordélique sur un sujet chaud. Chacun défend ses intérêts et c’est normal. Mais est-ce raisonnable que de vouloir signer un accord contraignant pour limiter à deux degrés le réchauffement. A la croyance climatique s’ajoute le fétichisme des chiffres. Est-ce raisonnable de croire qu’on peut décider de la température de la terre comme si c’était une gigantesque demeure climatisée où il suffirait d’afficher la température sur le thermostat afin que la machinerie industrielle règle le réchauffement. Ce n’est plus de la science mais du chamanisme. Autant décider à l’issue des négociations un accord contraignant pour limiter à trois le nombre d’ouragans par continent et à 800 millimètres de pluie les précipitations en zones tempérées.


La présidente du sommet de Copenhague vient de démissionner et ça a jeté un froid, preuve que la lutte contre le réchauffement des esprits n’est pas une vaine affaire. Les écolos en sont attristés mais les rigolos se réjouissent car le déroulement de cette réunion vire à la farce et comme le dirait Marx, la tragédie bolchevique rouge revient sous forme de farce du communisme vert. N’importe quel citoyen démocratique devrait se réjouir de l’issue de ce sommet. Et d’espérer que la raison reprenne le pas sur cette superstition climatique et se mette au travail pour résoudre d’autres problèmes bien plus importants, comme les inégalités, la pauvreté, les pollutions chimiques et radioactives, la démographie et surtout, la mutation prochaine liée à l’épuisement des ressources. Que souhaiter de plus ? Ah, si Voltaire était là pour nous appuyer avec son verbe et dénoncer cette farce climatique !


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