Copenhague : contrôler les naissances pour sauver la plančte ?
par AJ
mercredi 9 décembre 2009
Depuis plusieurs années, le doute quant à la capacité de la planète à accueillir plus de 9 milliards d’êtres humains est posé. Comment faire face à la demande croissante des pays en développement, qui eux aussi aspireront à posséder une voiture, consommer de la viande, emprunter l’avion pour visiter les quatre coins du monde ? La consommation d’énergies fossiles polluantes va croître de manière vertigineuse : +41% pour le pétrole, +68% pour le gaz et +103% pour le charbon en 2030 selon l’Agence Internationale de l’Energie. La croissance économique des pays en développement et l’élévation du niveau de vie qu’elle engendra est d’autant plus inquiétante que si la planète entière calquait son mode de vie sur celui de l’Occident, 4 planètes seraient nécessaires ! Un think-tank américain avait calculé, en prenant compte de l’émission de CO2 de chaque pays que la population idéale serait de 3,6 milliards d’êtres humains.
A l’inverse, l’OCDE ne nourrit pas le même pessimisme. Dans un rapport, l’Organisation de coopération et de développement économique estimait que la population ne pose pas un problème en soi. Les pressions exercées sur les ressources naturelles et l’environnement ne proviennent pas du nombre d’habitants mais de leurs habitudes de consommation. D’autres n’éprouvent également pas la même crainte face à la menace d’une explosion démographique. Ils n’oublient pas que tous ceux qui, à un moment donné de l’histoire, ont émis des doutes sur la capacité de la Terre à subvenir à nos besoins se sont fourvoyés.
A la fin du XVIIIème siècle, Robert Malthus appelait déjà à contrôler les naissances, arguant que la croissance démographique suivait une courbe géométrique (1,2,4,8,16) tandis que nos ressources évoluaient de manière arithmétique (2,4,6,8,10), et que de fait, l’écart entre la population et les ressources serait trop important pour subvenir aux besoins de tous. C’était sans compter la révolution industrielle et la baisse de la natalité qui a suivi la baisse de la mortalité observée lorsque Malthus publia son Essai sur le principe de population. Quant à Paul Ehrlich, le théoricien de la Bombe P, ses prédictions de famines apocalyptiques au courant des années 70 et 80 ont été démenties par la chute brutale de la natalité en Afrique du Nord, en Afrique Australe et en Asie de l’Est.
A retrouver dans son contexte original sur http://lenouvelhebdo.com