COVID19 / #NonAuPassSanitaire : le mauvais argument de la « Liberté »

par NICOPOL
mardi 20 juillet 2021

J'étais à l'une des manifestations de samedi dernier contre le passe sanitaire, dans une grande ville méditerranéenne - massive, calme, résolue, des familles, des jeunes, des personnes âgées, des populos, des intellos, des bourgeois et des prolos, sous le regard débonnaire de quelques policiers pas vraiment intimidants. Pas de black blocs, pas de lacrymos et de flash balls, pas de récupération politique, une ambiance à la fois plus sereine et plus puissante que celles des manifs Gilets Jaunes, parce que dépassant tous les clivages politiques, économiques et idéologiques. Malgré cela, je n'ai pu m'empêcher de me sentir un peu géné par les mots d'ordre scandé par la foule : "LIBERTE ! LIBERTE !! LIBERTE !!!". C'est à mon avis une erreur de placer la résistance sur ce thème de la "liberté". Non seulement il nous inscrit de force dans le cadre conceptuel de nos ennemis macronistes, celui du "Libéralisme" (philosophique, économique et sociétal), mais il prête aussi le flanc à la facile critique d'un supposé "égoïsme" des "anti-vaxx". Ce n'est pas sur le plan des Valeurs qu'il faut se mettre pour remporter ce combat, mais d'abord, surtout et même exclusivement sur celui de la Science...

L'ambiguité de la valeur "Liberté"

La "Liberté" est un idéal ambigu. Certes, la plupart d'entre nous ont envie d' "être libres", de faire ce qu'ils veulent, de n'être contraints en rien. Pourtant, si chacun exercait ainsi sa sourraine liberté, aucune société ne serait possible, ce serait la masse anomique de Thomas Hobbes dans laquelle "l'homme est un loup pour l'homme" (Leviathan). Pour faire société, il faut donc tempérer cette liberté, l'équilibrer par d'autres valeurs, d'ordre collectif ou communautaire. Ces valeurs peuvent prendre une forme individualiste (l'impératif kantien "ne pas faire à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse") ou holiste (la "solidarité", la contribution au "bien commun", une certaine compréhension de la "fraternité"...), se diffuser via la mythologie (Hector se sacrifiant sous les remparts de Troie), la religion, l'école publique, l'Idéologie politique (socialisme, anarchisme, communisme), le droit et les institutions bien sûr. 

La Liberté seule n'est donc pas une valeur positive. Sans contre-valeur, elle mène à l'idéologie "libérale", la recherche sans frein de son intérêt individuel, déclinée sur le plan économique par la recherche illimitée du profit financier - objectif cardinal du capitalisme moderne qui n'admet aucune barrière juridique (omniprésence de la fraude fiscale et de la corruption), morale (mépris absolu de toutes les valeurs collectives auxquelles restent encore attaché le peuple) et matérielle (la résistance pouvant être neutralisée par les moyens de la force publique ou, comme pour les cartels ou les "prestataires" du Pentagone, des milices privée). La Liberté guidant le Peuple, pendant la Révolution Française, c'est en fait la Liberté des marchands bourgeois manipulant le Peuple pour détruire le dernier obstacle - le Roi ! - à leur domination absolue. Macron et ses clones technocrates sont les descendants de ces "Libéraux", c'est au nom de la "Liberté" qu'ils asservissent le Peuple, le domestiquent, l'humilient : au nom de cette liberté "naturelle" légitimant l'exploitation du plus faible par le plus fort. Ne nous y trompons pas, la "Liberté" est la valeur de nos ennemis. Ce n'est pas en son nom que nous devons nous lever, défiler, nous révolter.

A titre personnel, j'admets la possibilité de forcer un individu à faire quelque chose contre son gré, si c'est au bénéfice du groupe, lorsque c'est la seule et dernière solution. Emprisonner un délinquant ou un assassin est une triste mesure, mais dans nos sociétés elle est justifiée moralement et donc juridiquement. Je n'ai donc pas d'objection absolue de principe à la vaccination obligatoire, si c'est la seule et dernière solution pour protéger la société d'un petit nombre d'individus la mettant objectivement en péril. Et donc oui, dans le cas d'un virus ultra-contagieux et ultra-dangereux pour la majorité de la population, si le vaccin est la seule solution pour éviter d'innombrables morts, j'admets la possibilité de la vaccination forcée. Et ceci, je le précise, même si elle comporte un risque non-nul pour la personne vaccinée : un individu doit accepter de prendre un petit risque pour éviter un très grand risque au reste de la population, il doit accepter cette forme (relative) de sacrifice pour le bien commun ; et oui, je pense que la société aurait le droit de le contraindre ou de l'exclure s'il refusait de le faire.

(Bien entendu, cette contrainte ne pourrait être exercée que par un pouvoir légitime, agissant au nom du Peuple et avec l'accord et même le mandat explicite de celui-ci - par exemple après référendum ; certainement pas unilatéralement et sans consultation par une petite clique de technocrates non-élus ou rejetés par la grande majorité de la population).

Quel argument alors contre la vaccination obligatoire ?

Ce n'est donc pas au nom de la "liberté" - de "ma" liberté" - que je refuse la vaccination obligatoire et le passe sanitaire. C'est au nom de la Science, au nom de la Vérité. La vaccination forcée, le passe sanitaire, ne sont justifiés que s'ils sont scientifiquement justifiés. Si c'était le cas, bien tristement, je serai pour. Mais - et c'est sur cela, et seulement sur cela que le mouvement de résistance devrait s'appuyer - CE N'EST PAS LE CAS POUR LE VARIANT DELTA.

Le slogan des anti-vaxx devrait être : "Il n'existe à cette heure AUCUN argument scientifique sérieux pour justifier la vaccination obligatoire de l'ensemble de la population". Et nos ennemis, de fait, sont incapables d'en proposer, d'où la brutalité et l'irrationnalité intuitive de leurs mesures.

Car pourquoi veulent-ils qu'on se vaccine tous, nous expliquent-ils ?

(1) Le virus se répand dans la population non-vaccinée, et celle-ci pourrait contaminer des personnes vaccinées.

Les personnes non-vaccinées mettent donc la vie de ces dernières en danger. Curieux argument que de dire que les personnes vaccinées sont en risque si elle attrape le virus : à quoi servent donc ces vaccins s'ils ne servent pas à les protéger de la maladie pour laquelle on vaccine ? Et si c'est le cas partiellement (on peut choper le virus, mais on ne fait pas de forme grave), pourquoi avoir peur de croiser un non-vaccinés porteur du virus ? Sans parler du fait que même les quelques rares cas de formes graves peuvent désormais être traitées beaucoup plus efficacement, et que les formes graves du variant DELTA semblent par ailleurs moins aigues que les formes graves des variants précédents. Le seul risque signifciatif (c'est-à-dire au-delà de quelques cas particuliers) que courent ces personnes, ce serait de faire une forme légère du COVID-19, c'est-à-dire une sorte de rhume. Donc, on voudrait imposer la vaccination forcée, ou ostraciser les non-vaccinés, juste pour éliminer un... rhume ? La disproportion des moyens par rapport au "danger" est telle qu'elle confine au grotesque.

Sans parler du fait qu'il semble bien que le virus puisse continuer de se répandre aussi dans une population en majorité, voire entièrement vaccinée, comme le montrent les exemples récents de la Grande Bretagne, d'Israël ou de Gibraltar (taux de vaccination 99% !!), ou même l'existence de cas de contamination ou de clusters au sein de groupes vaccinés (concerts ou boites de nuit ayant pourtant imposé le passe sanitaire, et jusqu'aux Jeux Olympiques japonais). En fait, tout semble indiquer que les vaccins existants NE SONT PAS EFFICACES pour empêcher la contamination par le COVID-19. Ils semblent certes efficaces contre les formes graves, ce qui serait une excellente nouvelle - encore faudrait-il prouver que ce n'est pas tout simplement dû au fait que ce nouveau variant déclenche beaucoup moins de formes graves que ses prédécesseurs ! Mais dire que si on vaccine tout le monde, les personnes vaccinées ne seront plus en contact avec le virus et que celui-ci disparaîtra, est juste FAUX scientifiquement. 

(2) Si le virus continue de se répandre dans la population non-vaccinée, il pourrait muter et remettre en question l'efficacité des vaccins et donc la protection des vulnérables.

Quelle est la preuve de cela ? Des scientifiques comme le Pr. Raoult affirment que c'est au contraire au sein de la population vaccinée que les variants apparaissent (comme le vieil Alpha en Angleterre), justement pour "échapper" au vaccin, et que c'était une véritable folie de lancer des campagnes de vaccination massive en pleine période épidémique. La tendance naturelle d'un virus au sein d'une population non-vaccinée, c'est l'apprentissage de la "cohabitation pacifique" : le virus apprend à ne pas (trop) rendre malade son hôte, ce qui limiterait sa capacité de réplication, et l'hôte apprend à se défendre contre le virus, non pas pour ne plus l'avoir, mais pour le porter sans effets indésirables excessifs. Ce seraient donc les partisans de l'immunité naturelle qui pourraient tout aussi bien accuser la population vaccinée de les mettre en danger en favorisant l'apparition de variants plus résistants et plus virulents (qu s'attaqueraient donc à des personnes de moins en moins vulnérables) ! 

Les deux "arguments" ci-dessus ne pouvant être démontrés au stade actuel de la connaissance scientifique, il n'existe plus aucune justification de la vaccination des personnes non-vulnérables. Le seul effet de la vaccination, ce serait de faire baisser les "cas" (un indicateur parfaitement pipôt n'ayant aucun sens médical et scientifique) et d'empêcher la population mondiale de s'enrhumer. Mais alors tout l'édifice de propagande des pro-vaxx s'effondre - la vaccination forcée, le passe sanitaire, la séggrégation sociale. C'est sur ce terrain qu'il faut se battre, celui de la Science, de la Vérité.

Les mensonges des macronistes pro-vaxx

Le combat des "anti-vaxx" (pour continuer à appeler ainsi un groupe hétérogène dont en fait une bonne partie n'est pas opposée par principe à la vaccination) est juste parce qu'il s'élève contre le mensonge et le dévoiement de la Science. Le discours actuel de Macron et de son entourage est basé sur le mensonge comme il l'est depuis le début de la crise sanitaire, et comme il l'est et l'a été partout où sa caste est au pouvoir :

Depuis le début, les "autorités" politiques, médiatiques et hélas aussi scientifiques se sont trompées, ou bien ont délibéremment menti, occulté, manipulé l'information, toujours dans le même sens, celui de la vaccination de masse ("du monde entier", dixit notre président) et donc des intérêts objectifs de Big Pharma. Depuis le début, une petite "élite" de "sachants", persuadés qu'ils sont investis du pouvoir de choisir ce qui est bon pour la population, sont décidés à imposer leurs décisions, par la menace, le chantage et jusqu'à la force s'il le faut - une petite minorité de "premiers de la classe" sociopathes incapables d'accepter qu'on ne soit pas d'accord avec eux ou qu'on ne leur obéisse pas, sombrant dans une colère infantile lorsqu'on leur résiste, tel un petit garçon tyrannique auquel un camarade de classe refuse de prêter un jouet et qui, de rage, s'en empare de force et le réduit en miette. Depuis le début, une petite clique de fondés de pouvoir de l'oligarchie, corrompus jusqu'à la moelle par le lobbying et les passerelles entre le public et le privé, utilisent leurs fonctions politiques pour détourner l'argent public au profit d'intérêts privés - des tests inutiles, des médicaments nocifs (souvenons-nous, l'Ivermectine de Gilead...), désormais des vaccins expérimentaux peut-être ni sûrs ni efficaces...

Ils n'ont cessé de se tromper, de mentir et de voler : comment, et surtout pourquoi, leur faire confiance désormais, les croire sur parole à propos du variant Delta, accepter ce qu'ils nous disent qu'il se passera si on ne vaccine pas tout le monde ? Comment se convaincre que c'est eux qui ont raison, et pas les Raoult, les Fouché, les Henrion-Caude et autre Robert Malone (cet inventeur de la thérapie à ARNm qui attire sonne aujourd'hui l'alarme sur la toxicité de la molécule Spike) ? Je ne dis pas qu'ils ont forcément eu raison sur tout, ni qu'ils ne se trompent pas dans leurs prises de position actuelle, je dis juste qu'au moins, eux, jusqu'à preuve du contraire, ils sont sincères, désintéressés, objectifs, et que s'ils disent quelque chose qui sera infirmé plus tard, c'est de bonne foi, en tant que scientifique tatonnant à la recherche de la vérité, et non pour manipuler ou influencer des comportements à leur profit. 

L'absurdité des positions pro-vaxx 

La position des pro-vaxx et pro-pass ne repose pas sur des élément scientifiques probants. Elle ne repose que sur l'argument d'autorité ("tous les scientifiques sérieux disent que"), la menace ("si vous ne vous vaccinez pas, pas de vacances, pas de rentrée scolaire"), l'intimidation ("égoistes", "menace pour la société", "traitres"...) et bien entendu la répression (6 mois de prison pour prendre un café en terrasse sans passe sanitaire !?!?!).

Ne reposant pas sur la Science ou la Raison, elle débouche, comme toute Idéologie, sur des contradictions internes insurmontables, qui sont d'autant plus apparentes que les positions se radicalisent et se durcissent. En ce sens, elle est très (de plus en plus) facilement contestable.

Les pro-vax peuvent-ils répondrent aux questions de bon sens suivantes ?

Merci à mes lecteurs de rajouter leurs propres questions en commentaire... Véran, Blachier, Delfraissy, Fauci, on attend vos réponses !


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