Cyber harcèlement religieux
par Désintox
samedi 25 janvier 2020
Le cyber harcèlement subi par une jeune lycéenne pose des questions urgentes. À cette heure, les informations qu'on peut reccueillir par voie de presse sont choquantes.
Commençons par une petite synthèse des événements à partir d'un article de presse (20 minutes), avant d'en tirer quelques enseignements :
- Le 18 janvier, la jeune fille poste une vidéo anodine sur les réseaux sociaux.
- Un internaute essaie de la séduire et se fait éconduire.
- Il l'accuse alors de racisme et d'islamophobie.
- Elle réagit par des propos peu aimables sur l'Islam
- La vidéo de l'échange est visionnée un million de fois
- La jeune fille reçoit alors un très grand nombre d'insultes et de menaces très graves.
Bien sûr, les autorités ont pris des mesures pour la protéger, mais tout citoyen peut s'étonner de la réaction du procureur de la république, qui a décidé d'ouvrir deux enquêtes, l'une pour rechercher les auteurs de menaces de mort (encore heureux), l'autre contre la jeune fille elle même pour provocation à la haine raciale !
C'est la seconde enquête qui est choquante, à plus d'un titre.
Tout d'abord, pourquoi serait-il interdit de critiquer une religion ou d'insulter un dieu ? Nous sommes dans un pays de liberté d'expression. Nous avons le droit de dénoncer une idéologie, y compris de façon peu courtoise.
Ce qu'on appelle "islamophobie" n'est en aucun cas la critique de la religion. Est islamophobe celui qui s'en prend aux musulmans à cause de leur religion, ce que n'a pas fait la jeune fille.
Je pense que nous sommes nombreux à avoir défilé contre l'islamophobie et l'antisémitisme, tout en disant que ces mots ne doivent pas être utilisée à tort et à travers. On n'est pas antisémite lorsqu'on dénonce la politique d'Israël à Gaza, ni islamophobe quand on défend les droits des femmes dans les sociétés musulmanes !
Dans le cas présent, il n'y a pas d'islamophobie, mais du cyber harcèlement. Cette jeune fille est scolarisée en seconde. C'est une gamine ! Il ne faut pas enquêter sur elle, mais l'aider et la protéger.
La ministre Marlène Schiappa lui apporte son soutien. Ira-t-elle jusqu'à intervenir auprès de sa collègue Garde des Sceaux ? C'est urgent !
Somme toute, le cyber harcèlement se rapproche du harcèlement scolaire, dont on prend progressivement conscience des dégâts qu'il fait. Mais si le second est parfois difficile à détecter, on peut penser qu'il n'en est pas de même du premier !
Crédit photographique : Pixnio.