De la Participation du général de Gaulle à la dictature technologique en gestation

par Parrhesia
vendredi 11 septembre 2026

« Nous sommes foutus » est progressivement devenu, presque à notre insu, l’expression lapidaire d’une synthèse analytique rationnelle et sérieuse de notre situation politique, socio-économique, technologique et diplomatique.

C’est nouveau !

L’expression « Nous sommes foutus » n’est plus ce cri du cœur spontané, populaire et un peu confus que nous avons connu.

« Nous sommes foutus » est progressivement devenu, presque à notre insu, l’expression lapidaire d’une synthèse analytique rationnelle et profonde de notre situation politique, socio-économique, technologique et diplomatique. Et la liste n’est pas exhaustive.

« Nous sommes foutus » c’est aussi la semi-conscience d’appartenir désormais à un pays et dans une société occidentale, dont l’effondrement n’est pas encore brutal, encore qu’il soit en phase d’accélération, mais qui a déjà bifurqué sur la voie d’une implacable dictature technico-oligarchique. Cette dictature s'est dotée de moyens de contrôle et de coercition d’une puissance jusqu’ici inconnue et devant lesquels toute expression démocratique va devenir stérile.

Cette nouvelle société dont la classe dominante sera toute puissante par la possession qu’elle s’est octroyée de tous les leviers essentiels — information, communication, infrastructures numériques, données personnelles, intelligence artificielle — n’est pas une vue de l’esprit.

Nous pouvons déjà l’observer dans :

- la dépendance croissante aux plateformes privées,

- l’affaiblissement des États face aux géants du numérique,

- la disparition des médiations démocratiques traditionnelles,

- la fragmentation sociale et la perte de cohésion nationale.

Le processus est donc déjà en cours.

Or, dans ce processus, et à franchement parler, le danger ne me semble pas, ou du moins pas encore, venir de l’I.A. ni de sa probable « descendance évolutive ».

 Le danger réside encore, à ce jour, dans l’usage humain qu’une certaine classe dominante en fait.

Vu comme accélérateur de puissance entre les mains de cette minorité agissante, l’I.A. permet :

- l’accélération des prises de décision,

- l’optimisation de la surveillance, en particulier sur le « vulgum pecus », et permet donc de criminels tris sociaux,

- Le renforcement des manœuvres sur l’information,

- Des analyses économiques d’une puissance sans précédent et donc, des bouleversements et exactions économiques également sans précédent.

L’expression « Nous sommes foutus » traduit également la prise de conscience quotidienne de plus en plus douloureuse que face à cette montée en puissance de la classe dominante, chacun de nous, individuellement, est de plus en plus désarmé.

Désarmé, lorsqu’il perd l’accès informatique à ses documents essentiels !

Désarmé, lorsqu’il lui devient subitement impossible de communiquer en cas d’urgence !

Désarmé, lorsqu’il lui devient subitement impossible d’effectuer ses démarches administratives fondamentales qui lui ont été imposées par ordinateur devenu H.S. ou encore, par un téléphone portable de plus en plus fantaisiste !

Désarmé lorsqu’il est professionnellement fragilisé par des exigences numériques aussi farfelues qu’impraticables !

Désarmé lorsque son système informatique en panne, il lui est de plus en plus impossible de trouver dans un délai raisonnable un réparateur techniquement compétents, de confiance et à un prix acceptable !

Désarmé, enfin, lorsque dans chacun de ces cas lamentables, l’usager reste sans recours, c’est-à-dire, parfois, « sans assistance à personne en danger » et sans que cette situation n’émeuve la moindre de nos personnalités de la « représentation nationale !

 

Et tout ceci scientifiquement concocté, patiemment mis en place, revu, puis corrigé jusqu’à la quasi perfection de la situation subversive présente, jour après jour pendant les cinquante-sept ans qui séparent la démission du président de Gaulle de nos pantalonnades actuelles.

Alors, oui. Au vu de cette chienlit annoncée et réalisée, nous sommes bien foutus... A moins que...


Lire l'article complet, et les commentaires