Derniers jours de vacances pour Sarkozy
par gruni
mardi 5 août 2014
Encore quelques jours de patience et le rêve de Nadine Morano va enfin se réaliser ; il revient. Où se jouera le premier acte de - Sarko 2 : Le retour ! En tout cas l'ex Président de la République ne manque pas de mérite car pour souhaiter reprendre en main la destinée d'un pays aussi mal en point, il faut un sacré courage ; ou une totale inconscience. "Par devoir" disait-il, ou pour l'immunité qui va avec la fonction présidentielle soupçonneront d'autres. Et si Nicolas Sarkozy était élu, oui était, car rien n'est écrit d'avance et parfois le héros meurt à la fin du film, que ferait-il de son second mandat, le sait-il lui-même ? Probablement non, car en ce moment le peut-être futur président de l'UMP est uniquement dans sa stratégie de reconquête.
"Les amis de Nicolas Sarkozy", Brice Hortefeux en tête, qui depuis la défaite de 2012 étaient persuadés que la bête politique ne pourrait pas résister à la tentation d'un com back éclatant, avaient raison. Sarkozy qui un jour avait dit "je prends tout ce qui passe à portée de la main", même la femme d'un ami d'ailleurs, sait-il déjà où il donnera rendez-vous fin août ou début septembre, aux micros et caméras des journalistes pour célébrer l'événement. Allons, n'ayons pas peur des mots, l'avènement.
D'ailleurs avec l'espoir d'obtenir sa précieuse présence les invitations pleuvent. Daniel Fasquelle l'invite au Touquet, quant à Estrosi de mauvaises langues prétendent qu'il aurait Loué la promenade pour la venue du sauveur. Mais Hortefeux pourrait rafler la mise et recevoir Nicolas à l'Antre amis, un restaurant parisien, sous les hourras d'inconditionnelles sélectionnés pour l'occasion. Il le vaut bien Brice, pour services rendus.
Seulement voilà, il ne faudrait pas oublier les affaires. Car d'ici quelques mois Sarkozy pourrait ne plus être éligible. "Les petits pois" les "batards" pourraient briser l'élan du revenant d'un coup de maillet bien ajusté. Ce qui installerait encore une fois Sarkozy en victime d'un odieux complot politique doublé d'un règlement de compte dirigé contre celui qui voulait casser la fonction sacrée de juge d'instruction. Mais les soutiens du bientôt ex retraité gardent une confiance intact, car "ça fait dix ans que la Justice le cherche et que toutes les affaires se sont dégonflées". La justice le cherche... Voilà quand même une expression qui fait un peu caïd de quartier non ! Et puis on sait jamais, à force de chercher l'injustice elle pourrait bien le trouver.
N'empêche que Nicolas Sarkozy se trouve dans une situation extrêmement compliquée, car même s'il arrivait à gagner la présidence de l'UMP, puis ensuite l'éventuelle primaire de son Parti avant d'être condamné, le sursis ne durerait que 5 ans voire 10 ans en cas de réélection. Ensuite la justice le rattraperait. Sauf à changer la loi et le statut privilégié du Président de la République. Certes, Sarkozy cherche peut-être provisoirement un échappatoire mais semble avant tout obsédé par le pouvoir. Serait-il masochiste ?
Masochiste ! Vraisemblablement pas plus que François Hollande qui espère toujours une inversion de la courbe du chômage et de popularité pour se présenter. Pas plus que Juppé, Fillon et d'autres encore dans les opposants, sans oublier les ambitieux au sein du gouvernement.
Mais qu'est-ce qui peut attirer comme un aimant un homme politique vers la fonction suprême. Au choix ; ses avantages, la célébrité, l'ambition, un besoin irrépressible de reconnaissance, le sens du devoir, la passion, les convictions, et la liste n'est pas exhaustive. Mais ces gens qui briguent la plus haute responsabilité sont habités par quelque chose que les autres n'ont pas et que nous, simples mortels, ne pouvons pas comprendre. On ne devient pas Président comme ça par hasard, même s'il peut y avoir des circonstances favorables. Demandez à François Hollande.
Remarquez également que lorsque qu'un sondage annonce que 65% des français ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se présente à la présidentielle, contrairement aux apparences les chiffres lui sont favorables. Mais oui, puisque 33% le souhaitent, ce qui correspond à peu près au score du meilleur candidat au premier tour de l'élection. Ensuite tout dépendra du nom de son adversaire. Bon d'accord, ce raisonnement n'est pas plus fiable qu'un sondage.
En attendant, Carla Bruni qui prétend poursuivre sa carrière artistique même si son mari est élu, ne quitte plus NKM, il paraît qu'elles font leurs courses ensemble. Les deux amies ont décidé de déringardiser la droite ; vaste programme !