Déroute de la coalition des volontaires
par Jacques-Robert SIMON
vendredi 12 septembre 2025
La guerre entre la Russie et une coalition des volontaires européens dure maintenant depuis plusieurs mois. Les médias officiels ne mentionnent que très sommairement les événements qui se déroulent sur le Front des combats. L'article ci-dessous permet de pallier ce manque
Le franchissement du fleuve2 donnant accès au territoire Russe eut lieu entre le 24 et 27 Juin sans difficultés majeures malgré l'armement lourd de haute technologie que l'on devait transporter. Le contact avec les forces antagonistes fut tout de suite recherché mais les Russes refusèrent tout choc frontal et préférèrent pratiquer l'asphyxie des troupes coalisées en rompant les chaînes d'approvisionnement. La coalition était supérieure numériquement tant en ce qui concerne les Hommes que le matériel mais le caractère disparate des troupes rendait le tout quelque peu boursouflé. L'extrême diversité des contingents et même quelquefois les dissensions entre les uns et les autres permettaient de douter des performances au combat des troupes résultantes. De plus, les forces Russes souhaitaient profiter de l'immensité de leur territoire et des rigueurs extrêmes du climat pour affaiblir les forces adverses.
Les forces coalisées atteignirent Vilnius le 28 Juin et occupèrent l'ancien Palais épiscopal déserté la veille par les autorités Russes3. La progression des forces occidentales d'une centaine de kilomètres par rapport au Niemen se fit également sans trop de difficultés malgré quelques attaques de harcèlement. Malgré tout, des orages avaient transformé les sentiers en bourbiers difficilement praticables pour transporter les pièces d'artillerie. Le ravitaillement arrive mal et les ressources découvertes dans les villages abandonnés par leurs habitants sont vite épuisées. Avant de se retirer de Vilnius, les Russes font sauter les ponts franchissant les rivières Wulja et Milejka qui traversent la ville. Une partie de la population, en costume national lithuanien, s'est cependant portée au-devant des Français dans l'espoir de vivre leur libération. Moscou n'était plus qu'à un peu plus de 800 km. De durs combats sporadiques s''en suivirent sur cette route créant des tensions importantes entre les divers corps d'armée de nationalités différentes. Un conseil de guerre rassemblant les généraux des diverses forces combattantes fut organisé et il fut décidé : "« La première campagne russe est terminée… bientôt nous serons à Moscou, puis à Saint-Pétersbourg. La conclusion de la paix attend aux portes de Moscou ». Malgré tout, les positions sont difficiles à tenir et des actes d'insubordination se font jour, Depuis le début de la campagne plus de 140 000 hommes, malades ou déserteurs, manquent à l'appel alors que les autres sont épuisés, les services de ravitaillement peinent chaque jour plus encore à remplir leur office. Le commandement fait appel à d'importants renforts (environ 100 000 hommes) prêts à se battre. Dans le même temps, en Août, les forces adverses ont occupé la bourgade de Dogorobousch afin de barrer la route de Moscou à l'envahisseur. Un message venant des ennemis parvient aux forces ocidentales : "Nous osons préciser que vous entreprenez une campagne effroyable. Ce sera la guerre de toute une Nation. Le soldat Russe est brave et prêt à mourir pour sa Patrie." Trois semaines après le début des hostilités la victoire des coalisés semble cependant probable.
Le 5 Septembre, les premiers prémisses d'un choc militaire majeur se font jour à Borodino4 situé à 110 km de Moscou. La bataille d'une violence inouïe va durer 12 heures. Cette fois les Russes ont accepté de combattre frontalement. Les Russes vont perdre 12 généraux et 45 000 officiers et soldats tout en se repliant en bon ordre. Les coalisés connaitront une perte de 10 000 hommes tués ou blessés. Cependant, la route vers Moscou est ouverte car non défendue. Le 14 Septembre les forces coalisées entrent dans Moscou déserte. Le même jour, un incendie éclate ravageant l'ensemble de la ville. L'armée des coalisés est forcée de battre en retraite par la même voie qu'à l'aller. Elle se trouve vite confrontée au manque de vivres. Des stocks amassés par l'armée sont pris d'assaut par les hommes indisciplinés et affamés. Les paysans des alentours ont caché des vivres pour en priver les militaires envahisseurs. La bataille finale aura lieu au passage de la Bérézina (ou bataille de Borissov) du 26 au 29 novembre dans la région de Minsk dans l'actuelle Biélorussie.
Environ 10% des Hommes de la force coalisée pourront regagner leur foyer.
Notes
1. Traité de Tilsit 1807
2. Le Niémen
3. Le Tsar
4. Moskova