Devinez qui je suis...
par Fergus
jeudi 23 avril 2026
Pour vous aider, voici – sous la forme d’une compilation – quelques traits dominants de ma personnalité tels qu’ils ont été décrits par les plus éminents experts...
Je montre la plupart du temps une grande impulsivité dans mes actions. Je fais également preuve d’une non moins grande irritabilité qui peut être déclenchée par les évènements les plus anodins.
Je suis indifférent aux autres, insensible à eux, imperméable à leurs sentiments et à leurs problèmes. Corollaire évident : je montre une forte tendance au narcissisme, à l’égotisme et à l’omnipotence.
Je suis, au sens propre, irresponsable, et je refuse de me plier aux lois, aux règles sociales et, de manière générale, aux contraintes que l’on voudrait m’imposer lorsqu’elles contrarient mes projets.
Je refuse de voir la réalité en face : c’est elle qui doit s’adapter à moi et non l’inverse.
Je suis parfois affecté de bouffées délirantes qui nourrissent un fort sentiment de persécution, même lorsqu’elles sont provoquées par des causes mineures.
Je suis animé par une mégalomanie, souvent exacerbée, qui se traduit dans mes propos et mes actes. Une mégalomanie cumulable avec mon sentiment de persécution.
Je mens et je manipule sans la moindre inhibition pour parvenir à mes fins, aussi bien par intérêt personnel que pour assouvir une forme de plaisir.
J’aime dévaloriser et humilier non seulement ceux qui se mettent en travers de ma route mais également des personnes de mon entourage qui ne manifestent pourtant pas d’hostilité à mon égard.
Je suis capable d’engager des relations sociales avec autrui, mais la plupart du temps incapable de les faire durer par manque d’empathie.
Je ne supporte pas la frustration et je deviens facilement coléreux, voire agressif, si je n’obtiens pas ce que je désire ou que je pense m’être dû. Je peux également être sujet à des sautes d’humeur et manifester des comportements belliqueux sans motif apparent.
Je ne suis jamais coupable, pas même lorsque j’ai commis des fautes manifestes, y compris si celles-ci ont donné lieu à des sanctions ou à des désordres, quelles qu’en soient la nature, l’ampleur ou la gravité.
Je ne connais ni les regrets ni les remords. N’étant responsable de rien, je ne sollicite jamais d’excuses, ou s’il m’arrive de le faire, c’est dans le cadre d’un dessein manipulateur.
Je rejette systématiquement mes difficultés sur les autres, avec une conviction déconcertante pour les personnes ciblées. Parfois avec du talent dans l’argumentation. Souvent en assénant mon point de vue de manière péremptoire.
Je n’en suis que plus difficilement intégrable à un projet collectif. Cela ne m’empêche toutefois pas de progresser dans mon secteur d’activité, voire d’atteindre les sommets, car je suis craint.
Á l’évidence, je ne suis ni un philosophe, ni un sage, ni une personne équilibrée tel que l’entendent les foules. Je ne suis pas davantage un « honnête homme » au sens du 18e siècle. Pas plus qu’un individu sans problème, et moins encore un paisible père de famille. Bref, je n’ai rien d’un individu lambda, ni d’un quidam sans relief.
Je suis... je suis... Encore un effort, vous brûlez...
Eh oui, gagné : je suis... un psychopathe.
Toute ressemblance avec une personnalité étatsunienne au cœur de l’actualité géopolitique planétaire serait, cela va de soi, totalement fortuite et indépendante de la volonté de l’auteur.
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