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« Drôle de guerre »

« Drôle de guerre »

par bertie1064
samedi 19 septembre 2020

Pourquoi marteler chaque soir à l’heure de l’apéro le nombre de « cas positifs » à la COVID 19 plutôt que le nombre de morts supplémentaires ? Comme cette épidémie ne tue presque plus depuis bientôt trois mois en France selon les chiffres de Santé Publique France (www.santepubliquefrance.fr), annoncer quotidiennement environ 10 000 cas positifs s’avère bien plus efficace que de comptabiliser seulement une vingtaine ou une trentaine de morts de plus que la veille. Pour nos gouvernants, c’est l’assurance de maintenir à un niveau très élevé la peur et l’hystérie chez une grande majorité de Français.

L’ordre sanitaire orwellien plane sur le pays. Très régulièrement, l’État récrit l’histoire et assène ses menaces de reconfinement, non plus à l’échelle du pays, mais qui dans son département, qui dans sa ville. Regardez les décisions prises à Marseille, Nice ou Bordeaux ces jours-ci. Une « reséquestration » à la carte en quelque sorte, à la main des préfets, ces proconsuls départementaux. Chez nombre d’épidémiologistes, de virologues et autres médecins des plateaux TV, qui prophétisera avec succès la déferlante seconde vague qui viendra décimer des milliers de nos compatriotes. À se demander s’il y a un prix Nobel à la clé d’une telle espérance.

Olivier VERAN a affirmé le 17 septembre, dans sa conférence publique, que « nous devons apprendre à vivre avec le virus pour quelques mois encore ». Pourquoi « encore » ? Qu’en sait-il ? Rien du tout évidemment. Plus sérieusement, en charge de la santé du pays, qu’a-t-il accompli depuis le tsunami épidémique du printemps ? Y-a-t-il plus de lits dans les services de réanimation des hôpitaux ? Les fameuses ARS (agences régionales de santé), surchargées de technocrates de gestion de l’hôpital ont elles enfin intégrées dans leurs plans de sauvegarde les cliniques privées, les médecins libéraux et les auxiliaires médicaux ? On sait bien qu’ils avaient été plus ou moins écartés du dispositif en mars et avril dernier. Les laboratoires vétérinaires seront-ils de la partie quand il s’agira de tester des millions de français ? De l’absence de masques de protection pour chacun au printemps, nous testons désormais à « tour de labos » un million de personnes chaque semaine. Peu importe la fiabilité des résultats pourvu que nos gouvernants soient en mesure de claironner que nous testons à grande échelle. « Tester, tester et encore tester » nous dit le ministre de la Santé. Malades d’un rhume, hypocondriaques, vacanciers en partance, personnes soupçonnées comme soupçonneuses, ils défilent tous dans les labos pour savoir s’ils vont embrasser le statut de covidéen. (https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-temps-des-covideens-226271)

Le 27 août, le Premier ministre Jean CASTEX avait recommandé aux personnes âgées de ne plus aller chercher leurs petits-enfants à l’école. Autrement dit, de ne plus les rencontrer. Autrement dit, de ne plus vivre. Un pas supplémentaire vient d’être franchi dans la frayeur avec le nouveau spot télévisuel sur la COVID-19. Il terrorise et culpabilise toutes les familles. Si vous ne voulez pas que votre mère finisse intubée en service de réanimation, moi, l’État, je vous ordonne de cesser de vous réunir en famille ! De cesser de rencontrer vos proches. De cesser de voir ceux que vous aimez. De cesser de fêter les anniversaires, c’est mortel. Et, si votre mère tombe malade, vous en serez tenus pour responsables, vous ses enfants, si inconscients et si insouciants.

En clair, cessez de vivre, Mesdames et Messieurs. Mais, n’oubliez-pas de consommer comme le réclame Bruno LEMAIRE.

Non, Messieurs les gouvernants, ne vous en déplaise, je ne vais pas obéir à vos aberrantes injonctions. Vivre libre, c’est résister.

Bertrand RENAULT – 18 septembre 2020.


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