« C'est absolument dégueulasse, on sait bien que tout le monde n'est pas pareil ! On sait bien que quelqu'un comme DSK est évidemment traité par l'opinion d'une manière différente. On sait très bien qu'il y aura une meute de photographes pour l'humilier, pour guetter le moindre frémissement de son visage. Donc c'est un argument faux ! Tout le monde n'est pas tout le monde ! Le président du FMI, l'homme qui était au bord d'être candidat à la présidence de la République française menotté, il est évident que ce n'est pas un quidam. Cette justice américaine est d'une formidable hypocrisie, elle est d'une tartufferie que je connais mais qui me saute au visage aujourd'hui »
La justice américaine d’une « formidable tartufferie » ? C’est bien nouveau dans la bouche d’un thuriféraire, d’un fan du modèle américain, voisin de riad de DSK à Marrakech.
Plus que jamais, si la présomption d’innocence se doit de prévaloir dans cette affaire, en même temps que la présomption de vérité pour la supposée victime, une frange bobo très « germanopratine » de l’intelligentsia médiatique française (toujours la même en fait) se signale par son agitation démesurée afin de protéger l’un des siens, ou assimilé.
Ce microcosme, complètement coupé des réalités sociales de la France d’aujourd’hui, se devrait de réfléchir à la portée de certaines de ses positions antérieures, notamment concernant l’hallucinante « défense » de Roman Polanski, dont le nom a maintes fois été évoqué pour étayer le refus de la juge américaine, Mélissa Jackson, envoyant DSK en prison, de peur qu’il ne s’enfuie définitivement à l’étranger.
BHL devrait comprendre qu’il n’est pas acceptable d’accepter un « deux poids deux mesures » selon que l’on est directeur général du FMI ou pas.
Que n’aurait-on entendu vociférer « notre » BHL si l’affaire se fût déroulée dans un pays de l’ « axe du mal » comme l’Iran ou la Corée du Nord ! Vite, une « croisade » !
BHL sera, incontestablement, le principal « dégât collatéral » de cette affaire qui, quelle que soit son issue, déshonore la France. Il ne faudra pas s’étonner que le futur directeur général du FMI ne soit pas un Français.
Plus que jamais la France a besoin de procéder à un examen de conscience sur le pouvoir médiatique accordé à certains leaders auto-proclamés de la pensée française actuelle.
Les Français ont la parole !