DSK : la colère
par hydre de lerne
mardi 31 mai 2011
L’affaire Strauss Kahn m’inspire d’abord, surtout et uniquement de la colère. Même si l’on ne peut pas vraiment cautionner le comportement agressif de la police américaine qui prévient les médias avant de faire sortir un Strauss Kahn menotté, ce n’est pas envers elle que je ressens cette colère, mais envers les autres, tous les autres.
D’abord envers les deux époux Strass Kahn, qui décidément ne m’inspirent aucune pitié, contrairement aux commentateurs français .
Ensuite les socialistes, qui ont tout-à-coup redécouvert la présomption d’innocence qu’ils ont tellement bafouée lorsqu’ils se déchaînaient contre Eric Woerth, et le conditionnel qu’ils utilisent en permanence s’agissant de leur (ancien) camarade, alors que pour Eric Woerth, ils considéraient comme un fait prouvé et avéré la moindre allusion lancée par les hyènes médiatiques. Aujourd’hui, après avoir larmoyé de pitoyable façon, non seulement ils ont lâché en 48 heures leur ancien champion, mais ils profitent avec délectation de l’immense tribune que leur offrent leur petits camarades journalistes.
Ces donneurs de leçon sont aujourd'hui totalement décridibilisés à commencer par Ségolène ROYAL, qui n’a pas hésité le 11 mai dernier à évoquer la prétendue « élégance » de François MITTERAND, qui cependant était un modèle de mauvaise foi, de mensonges et de fourberie, comme le prouvent, par exemple, les écoutes de l’Elysée.
Ensuite, les journalistes, qui voient également s’éloigner la perspective de leur petite camarade SINCLAIR en Maitresse de Maison de l’Elysée, et en même temps les voyages, les dîners de gala, les passe-droits et autres avantages divers et variés. Pensez-donc, c’eût été la fête en permanence ! !
Les journalistes encore, qui, comme l’a souligné une des leurs (Emission « Ce soir ou jamais), font « deux poids deux mesures », et ont caché les travers de Straus Kahn non pas parce qu’il s’agissait de sa vie privée, mais parce qu’il s’agissait d’un socialiste. De la même façon, ils n’ont jamais parlé de la fille de Mitterrand, lequel logeait sa deuxième famille dans les palais nationaux et la faisait protéger aux frais de contribuable. Plusieurs aujourd’hui reconnaissent avoir eu tort, comme Alain DUHAMEL, qui a dit, je cite « j’aurais dû en parler, puisque cela concernait de fonds publics, cela dépassait la vie privée ».
Il y a fort à parier que les mêmes journalistes se seraient déchainés si Nicolas SARKOZY avait osé en faire dix fois moins.
Comment- osent-ils parler de la montre ou des lunettes de Nicolas SARKOZY, alors qu’ils cachaient non seulement les tendances inacceptables de l’ex futur président de la république, mais également son immense, son indécente fortune ? C'est aujourd'hui ce qui CHOQUE le plus les français, et ce qui va laisse des traces indélébiles.
Colère enfin contre tout le microcosme politico-médiatico-socialiste, qui défend Dominique Strauss Kahn d’indécente façon, de Bernard Henri Lévy qui estime que DSK est une victime, Jean François Kahn qui ramène les faits à un « troussage de domestique », Jack Lang qui estime qu'il n'y a pas "mort d'homme" (et de femme, alors ?) jusqu'aux les copains socialistes qui s’estiment « frappés » comme DSK mais n'ont pas un mot pour la victime.
Heureusement, Ségolène ROYAL, toujours élégante et qui a hâte de profiter de la place laissée vide, estime qu’il faut rapidement « passer à autre chose ».
Heureusement, un peu de soleil dans l’eau froide avec l’inénarrable Harlem DESIR, qui en appelle à Nicolas SARKOZY pour voler au secours de DSK. On croit rêver, non ?
Finalement, cette affaire a quand même de nombreux avantages, d’abord elle permet d’éviter l’arrivée à l’Elysées d’un individu fot peu recommandable, elle neutralise sans doute pour un bon moment les socialistes qui vont se déchirer les uns les autres et auront un peu de mal à expliquer que l’un des leurs est un des hommes les plus riches DU MONDE et elle remet à leur place les journalistes qui vont peut-être redécouvrir un peu de modestie et un minimum de déontologie.