Ecrire pour rien...
par mollard lionel
mercredi 21 décembre 2016
Ecrire, un palliatif à l’ennui, un engouement à partage, une évasion de mots, un exercice à dompter la pensée, un tumulte d’envie, une aventure de mémoire, un processus de l’esprit, un moment à communiquer, un instant à donner, une phrase à trouver, un message à délivrer, une idée à transmettre, une invitation à évasion…
Ecrire, c’est dire, c’est partager, c’est annoncer, c’est inviter, c’est avancer l’idée, c’est donner à prendre, c’est apprendre les dires…
Ecrire c’est l’exercice compliqué à imposer, par les mots un sentiment, une expérience, un fait, un passé, un présent, un futur, mais aussi produire un essentiel contenu convenant à son producteur et à son lecteur.
Ecrire, n’est ni simple, ni fastidieux, juste un compromis entre mots et pensées. Une persévérance de mémoire à produire le message, l’histoire, la pensée, donner l’impression que chaque mot est important, chaque phrase amène son lot de compréhension. L’acceptation de l’écrit, de son contenu, de son écoulement entre virgules et points, amène à pouvoir le comprendre, l’accepter, l’apprivoiser ou le délaisser.
Mais qui va comprendre, l’écrit ainsi sans avoir à penser, et surprendre un mot écrit dans une prouesse et un style bien unique. Ce qui est écrit de l’un, ne semble pas l’égal de l’autre, chacun à sa manière pour dévoiler les mots. Comme chacun à lire l’écrit, semble différent dans son constat des mots, une variable mot à mot, pour souffler un peu d’inconfort pour lui, et un peu de confort pour l’autre, de rire ou pleurer à la ponctuation prêt. Disposer à écrire, la même idée, en changeant la virgule ou le point, met au défi la lecture d’un même récit pour même épilogue.
Ecrire, maintenant, à ne rien dire, juste vous emmener ailleurs sans savoir vraiment ou, pour un temps, partager l’inutile des mots, une suite de phrases inscrites, charpentées de virgules et de points, jusqu’au final. Retenir qu’écrire par évidence est de délivrer un message, contenant une pensée, une idée, un fait, l’histoire voulue, un retranscrit ressenti par l’auteur, en vain sans mots utiles à ce jour, mais bien décidé à le dire, par écrit.
C’est comme un vide, dans l’instant présent, à l’écrire pour être lu, sans solution autre que de le dire en partage. Merci d’être ainsi transporter à quelques lettres du point final de cet écrit, sans connaitre la raison ou déraison des mots vides mais couchés ici.
Vous avez donc lu ainsi, l’écrit du jour, le vide du jour…