Enseignement de l’Histoire : la France s’automutile

par hommelibre
samedi 25 avril 2015

La nouvelle attaque politique contre la France se met en place pour la rentrée. Le gouvernement de Manuel Valls a décidé de modifier l’enseignement de l’Histoire dans les collèges. On tombe sur le cul. La volonté de déconnecter le pays de son passé, de manipuler le passé, s’exprime avec une violence rare.

 Les faits

L’Education Nationale a fixé le contenu général des nouveaux programmes d’Histoire. On y distingue les sujets obligatoires des sujets facultatifs, ces derniers étant laissés à l’appréciation du prof.

Parmi les sujets obligatoires en matière de rôle historique des religions :

« Ainsi, l'étude de l'Islam sera obligatoire, mais celle du christianisme médiéval facultative - ceux qui choisiront de l'enseigner devront le faire uniquement sous l'angle de l' « emprise de l'Eglise sur les mentalités rurales. »

 

Commentaires

Comme le souligne la journaliste auteure de l’article :

« Dans une société en mal d'intégration et de cohésion nationale, on ne manquera pas de s'étonner d'une curiosité si grande pour les religions venues d'ailleurs, et d'une révulsion si manifeste pour nos racines judéo-chrétiennes. (...) ... le cadre national est abordé à travers l'étude obligatoire des heures sombres ou controversées du passé (esclavage, colonisation, génocides, déportation…). En revanche, l'enseignement de l'humanisme et des Lumières, problématiques qu'on croirait pourtant « indispensables à la formation du citoyen », n'est que facultatif. Nos repères communs seront donc extraits des cultures venues d'ailleurs et des tragédies de notre histoire. »

 Le pouvoir actuel prend l’école en otage au moyen d’une idéologie révisionniste. Entre la théorie du genre qui tend à déconnecter les individus de leur histoire biologique, et maintenant l’enseignement de l’Histoire, on voit une volonté de détruire la mémoire du pays. Des individus sans mémoire, réagissant au seul stress de l’instant comme des fourmis malléables, voilà le projet qui se met en place dans ce pays pourtant vu comme un modèle positif par les aveugles. Alors que c’est aujourd’hui un modèle remarquable de déni du réel, de mensonge, d’auto-censure, de stigmatisation tous azimuts, de blocage, de frein, de peur.

Que l’islam soit mis en avant au détriment du christianisme dans l’étude de l’Histoire européenne, que le christianisme médiéval ne soit abordé - s’il l’est - que dans le sens de l’emprise sur les mentalités rurales » en dit long sur la haine des origines, la haine de soi, la haine du libéralisme des Lumières. La gauche est intellectuellement très à la masse et l'on peut considérer cette décision comme une auto-mutilation.

La France n’est pas le résumé des heures sombres de son histoire. On ne saurait étudier l’implication du pays dans l’esclavage sans rappeler que cet esclavage a été pratiqué par des africains eux-mêmes, et par les pays arabo-musulman à très grande échelle. Ce programme de l’Histoire de France devra être abrogé au prochain changement de majorité. 

Constatant une telle volonté de déraciner la France, on peut se demander si Valls ne crée pas le lit du Front National. Comme l’écrit la journaliste :

« ... le CSP (Conseil Supérieur des Programmes) entend une nouvelle fois enfermer l'élève dans le culte de la culpabilité et de la haine de soi. Le fait n'est pas nouveau : il y a bien longtemps que l'enseignement de l'histoire se fourvoie chez nous dans un travail de sape et d'auto-flagellation prodigieusement masochiste. Avec la réforme du collège, un nouveau cap est franchi. Ne cherchez plus la crise de la France : elle est là, dans ce retournement de soi contre soi. »

Voilà où mènent les idéologies dominantes actuelles en Europe. Il ne faut pas s'étonner si la droite nationaliste a le vent en poupe.


Lire l'article complet, et les commentaires





https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/