Essence de la pensée et ses raisons que les humains ignorent. L’exemple de l’Esprit du monde dans les bombes A larguées en 1945 sur le Japon
par Hamed
lundi 19 janvier 2026
« Qui sommes-nous ? » ou « Où allons-nous ? » sont des questions de base de notre essence d’être. Ce sont des questions fondamentales qui se posent à nous et auxquelles nous avons toutes les difficultés du monde à y répondre. Dans ce qui va suivre, nous allons tenter de comprendre ce que nous sommes dans notre être, non par la conceptualisation de l’humain par le dogme philosophique, mais simplement par notre essence d’être qui est souvent peu comprise. On peut même que beaucoup ne se savent pas ce qu’ils sont sur le plan de leur essence d’exister ; ils ne se posent pas de question ou plutôt leurs pensées sur ce plan ne leur dit rien, pourtant, il y a beaucoup à dire sauf que l’on rentre dans la métaphysique de l’être, ce qui est un sujet éminemment complexe.
Notre approche donc cherche à être à la fois dans notre réalité mais aussi dans notre abstraction, tout en réfléchissant s’il n’y a pas une intention que nous ne connaissons pas ou difficilement l’appréhendons dans ce que nous sommes ; qu’en fait, c’est cette intention qui nous donne le sens d’être, le sens d’exister, le sens de notre existant.
Aussi posons-nous cette question : « Qui sommes-nous ? » Réponse : « Nous sommes des humains. » Nous savons que ce qui nous différencie des autres espèces vivantes sur terre, animales et végétales, c’est cette faculté humaine que nous avons, la « pensée ». Nous sommes « conscients de nos pensées par nos pensées qui pensent en nous ». Nous sommes donc ces pensées. Sans elles nous ne pouvons exister. Donc les êtres humains ont une conscience et aucune espèce vivante n’a ce qu’ont les humains qui peuvent penser tout ce qui existe sur la Terre.
L’homme peut-il s’apercevoir qu’il pense ? Il peut le sentir ; il peut donc s’apercevoir qu’il pense. Et plus généralement, il pense tout simplement. Qu’il fasse quelque chose, qu’il étudie, ou qu’il travaille, c’est de sa pensée que procède tout son existant.
Donc si on se pose la question « Qui sommes-nous ? », nous sommes ce corps réel qui existe dans la réalité. Donc un réel de l’homme par soi et la réalité qui lui arrive aussi par soi. Pour comprendre, ces mots et ces phrases que j’aligne à cet instant même, sont-ils de moi ? La réponse est Oui ; ils sont de moi ; mais je ne peux m’empêcher de dire qu’ils viennent avant tout de ma pensée. C’est une vérité. Et ceci nous amène à la question : « Qu’est-ce qui précède ma pensée ou mon existant ? »
Jean-Paul Sartre dira « l’existence précède l’essence. » Mais quand je regarde mes mots que j’ai écrits, force pour moi de dire que c’est ma pensée qui précède mon acte d’écrire puisque c’est elle qui m’a poussé à les écrire et c’est elle qui a dicté mes phrases ; dans le fond et la forme, il faut préciser.
Dès lors, pour moi, c’est l’« essence qui précède l’existence ». Et c’est plus juste. Ce n’est pas que Jean-Paul Sartre a faux, non, Jean-Paul Sartre est un être humain comme tout humain, il a sa pensée qui a dicté que « l’existence précède l’essence. »
Mais cela ne signifie pas qu’il a raison ou, pour être plus juste, c’est sa pensée qui lui a dicté que l’existence précède l’essence. Bien sûr, la pensée de Jean-Paul Sartre peut être juste et donc ma pensée n’est pas juste ; mais il y a la logique qui, elle, éclaire si réellement « l’existence précède l’essence » ou le contraire. Pour comprendre, raisonnons.
Si l’existence précède la pensée, cela signifie que j’existe d’abord et je pense ensuite ; mais pour exister, il faut la pensée pour exister, alors que, pour la pensée, elle peut ne pas avoir besoin de l’existence de l’humain ; s’il existe, il n’a conscience de son existence que par la pensée.
Donc là, il existe l’Essence d’un Pouvoir qui transcende l’homme ; Pouvoir qui a permis leur création ; Qui a créé les montagnes, les forêts, etc. Ces montagnes, ces forêts, et l’Univers entier dont notre planète Terre, le Soleil qui nous éclaire le jour, et la Lune qui nous éclaire, certains jours du mois, la nuit, ne se sont pas fabriqués par eux-mêmes ; il y a une Transcendance qui l’« a permis », et on ne sait pas comment, puisque nous-mêmes, nous faisons partie de la Création.
Et Jean-Paul Sartre affirme que l'homme est d'abord jeté dans le monde (existence) et n'a pas d'essence prédéfinie, il se crée ensuite par ses choix et ses actions (pensée et projet). D’accord que l’homme soit jeté dans l’étant, mais affirmer que l’homme, par sa conscience, a cette capacité de se « néantiser » (se détacher du réel) pour se projeter, créant ainsi son essence, même si cette liberté est angoissante et « condamne » les hommes à être libres, laisse perplexe. Mais pour opérer cette « néantisation », il faut la pensée ; et l’homme ne créé pas son essence, c’est-à-dire sa pensée ; elle lui est donnée.
Bien sûr ici, c’est une question de croyance qu’il existe un être suprême qui a créé le monde ; s’il n’y croit pas à cet être suprême, là aussi, c’est la pensée qui lui dicte cette incroyance parce que l’être humain est doté de libre-arbitre ; et il faut le souligner, l’être humain n’est pas libre par lui-même ; il ne s’est pas donné un libre-arbitre ; il lui a été « accordé » le libre-arbitre ; ce qui est totalement différent. Et par qui ? Par l’Essence divine.
Pour comprendre, prenons cette situation. Si je pose la question à mes mains : « Pourquoi elles écrivent sur le clavier de l’ordinateur ? », elles ne pourront pas me répondre ? Si je pose la question à mon cerveau : « Pourquoi il réfléchit ? », il ne pourra pas me répondre, il est soumis à ma pensée. Mon cerveau ne comprend pas ce que j’écris, pourquoi ? Parce que je ne sens pas que mon cerveau dialogue avec moi ; en revanche, je dialogue avec ma pensée. Quant à mon cerveau, je présume puisque je n’ai pas de preuve qu’il ne fait que ce que ma pensée lui dit de faire, qu’il est un instrument central de mon corps qui me relie à ma pensée.
Donc ce n’est pas mon cerveau qui comprend, mais ma pensée qui comprend et me donne, à travers lui, toute la compréhension de ce qui est de moi, et de ce qui est mon existant. Le cerveau ne peut être que l’interface entre moi qui suis moi, l’être pensant, mon corps et tout ce qui m’entoure dans mon existant ; en clair, la pensée en moi me commande en tout.
On peut se poser la question pourquoi une personne réfuterait ces pensées que j’écris qu’il viendra à lire si elles sont publiées, alors qu’un autre les accepterait comme justes. Et pourtant les deux lecteurs pensent avec leurs pensées dont ils ne savent rien. Pourquoi alors ces différences d’appréciation dans chacune des pensées de lecteurs qui auront lu ces réflexions ?
Il est évident, pour qu’il y ait différence d’appréciation, qu’il existe forcément des différences dans les pensées de chacun. La pensée est certes une pour les humains, mais elle est différente pour chaque humain ; et par « différente », il faut comprendre non sur son essence qui est la même pour tous les humains, mais sur le contenu des pensées, et les idées qu’elles transmettent aux humains qui sont adaptées à chaque humain. Ce qui explique que nous sommes tous mus par la pensée mais sommes différents par nos pensées et donc différents dans notre existant.
Pour simplifier la question, prenons des étudiants, dans une classe de cours, qui excellent dans leurs études et ont de très bonnes notes, et ils sont peu nombreux, par contre les autres qui n’excellent pas et ont des notes moins bien, sont plus nombreux. Pourtant tous pensent la même pensée. On doit donc conclure que certains sont avantagés parce qu’ils sont soutenus dans leurs études par des pensées qui les éclairent plus, leur permettent de raisonner vite et conclure juste, alors que d’autres, avec des pensées qui éclairent moins, et des notes moins bien. Donc une situation qui relève de la constitution biologique de chaque être humain, liant corps et esprit, et qui relève de l’Essence du monde.
Le monde est ainsi fait. Que l’on soit juste dans notre raisonnement ou que nous soyons dans l’erreur, « nous sommes dépendants entièrement de nos pensées ».
Souvent, les hommes, ne se rendant pas compte, commettent des actes graves, répréhensibles. Mais là nous entrons dans la « sphère de l’intentionnel dans la pensée ». Par exemple, prenons une situation historique qui a existé. Un homme ou un groupe d’hommes prennent des décisions graves. Dans la prise de décision à l’instant même où elle est décidée, et qu’ils appliquent cette décision, ces hommes n’y ont vu que leur intérêt ; ils ont certes vu les conséquences qui vont suivre mais c’est ce qu’ils ont recherchées.
Et, dans leur « intention », et la « finalité » que va entraîner cette décision, la pensée est restée neutre dans le sens qu’elle aurait pu éclairer les hommes et leur éviterait de commettre ce qu’ils ont projeté, compte tenu des graves conséquences qui suivraient. Mais, non, leur pensée a suivi ; elle a respecté leur libre-arbitre dans leurs décisions. La question qui se pose : « Est-ce que l’essence de la pensée a ses raisons que les humains ignorent ? » En clair, elle ne les amène pas à la raison et la sagesse.
Un exemple édifiant qui donne sens « magistralement » à l’intention et la finalité dans la pensée des hommes qui ne leur est pas communiquées. Elle ne peut être « constatable » qu’après que cette décision s’est traduite en action.
En 1945, Harry Truman et son staff à la Maison Blanche ont décidé de lancer une bombe atomique sur Hiroshima, le 6 août 1945, et trois jours après, le 9 août 1945, sur Nagasaki. Évidemment, cela a été une décision motivée pour obtenir la reddition du Japon, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Mais, par cette décision, tout un processus s’est mis en marche. Un hasard qui n’était pas un hasard a fait que les États-Unis ont procédé à une explosion nucléaire en juillet 1945. Et ce sont les cerveaux des savants américains qui ont mis au point la bombe atomique, et l’essai nucléaire a été concluant.
Dans l’absolu de l’Essence, ce ne sont pas les cerveaux des savants américains qui ont trouvé l’arme nucléaire mais leurs pensées dont ils ne savent rien qui leur ont fait découvrir la bombe. Pour la Pensée absolue, le secret de la bombe n’existe pas, l’ordre du monde aussi. Et qu’est-ce que la Pensée absolue ? Si ce n’est Dieu, Allah le Tout Puissant, Créateur du monde et de l’univers.
L’homme ne sait rien de sa destinée, il ne sait que ce que sa pensée lui fait découvrir. De même, Truman et son staff, après la découverte de la bombe atomique, l’ont rapidement « essayée » sur le Japon. Leur objectif était de vaincre rapidement le Japon et sans pertes. Un Japon qui leur posait beaucoup de problèmes.
Avant la découverte de la bombe, c’est-à-dire avant l'été 1945, les plans américains anticipaient une longue guerre d'invasion du Japon (opération Olympic/Coronet) pouvant durer jusqu'en 1947, et les accords de Yalta (février 1945) avaient effectivement obtenu de Staline l'engagement de l'Armée rouge à combattre le Japon en Mandchourie ; mais l'arrivée de la bombe atomique a radicalement changé la donne.
Les estimations américaines prévoyaient des pertes massives lors d'une invasion terrestre du Japon, prolongeant la guerre jusqu'en 1947, voire au-delà, sans la bombe atomique. Donc, qu’est-ce que cette bombe inattendue, apocalyptique, qui est entrée sans crier gare dans le ciel humain de ce ciel terrestre ?
Force de s’interroger, qu’est-ce que l’homme ? Que l’homme, au final, est simplement ce qu’il est selon ce qu’il doit être. Si la Pensée absolue qui transcende l’humain que nous sommes, et par laquelle tous les êtres existent, avait voulu que les deux bombes ne soient pas larguées sur Hiroshima et Nagasaki, qui l’empêcherait ? Elle n’avait qu’à laisser les savants américains dans l’obscurité, dans le non-savoir. Mais la Pensée du monde a « décidé » que les hommes trouvent et l’essaient sur des êtres humains pour qu’ils voient la puissance destructrice qui en ressort.
Pour ne voir que les guerres qui auront suivi, en Corée, au Vietnam, et partout ailleurs, en Europe, en Afrique, il n’y aurait certainement pas eu de « guerre froide » ; la guerre aurait continué en Europe, en Asie et ailleurs dans le monde.
Précisément, les deux bombes atomiques ont, depuis 1945, permis 80 ans de paix entre les grandes puissances ; et ce sont ces deux bombes qui ont ordonné, à défaut de la guerre chaude et de ce qui coûterait aux puissances, la « guerre froide ». C’est en fait la « paix armée » et de la « dissuasion nucléaire » : les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki en 1945 ont inauguré l'ère nucléaire, créant une peur mutuelle qui a, paradoxalement, empêché une Troisième Guerre Mondiale directe entre superpuissances (URSS/USA) durant la Guerre Froide, forçant les conflits à se dérouler par procuration comme dans les guerres passées, et plus récemment en Ukraine et Gaza, où des trêves temporaires existent mais la menace nucléaire reste sous-jacent.
Ces deux bombes atomiques, ce sont en fait la Pensée du monde qui en a fait cadeau aux grandes puissances ; ce cadeau leur montrant ce qui surviendrait si elles écoutaient leurs instincts et se lançaient dans une guerre qui, par l’emploi d’armes nucléaires, ne durerait que quelques heures, un jour, un temps extrêmement cours au duquel leurs puissances seraient anéanties par un orage nucléaire apocalyptique. Plus de puissances que des villes rasées et des centaines de millions de morts en un temps infiniment petit.
En fait, l’ordre décrété par l’Essence qui gouverne le monde ne peut être que positif pour les peuples ; c’est Lui qui, à défaut de tracer la marche de l’humanité puisqu’il lui a octroyé le libre-arbitre, corrige en permanence la marche de l’humanité dans l’histoire.
Medjdoub Hamed
Chercheur