Et si la liberté d’expression et d’opinion était morte ?
par jojo95
lundi 8 décembre 2008
Voilà c’est fini ! Ils ont gagné. Après tant d’années d’efforts, de tentatives et d’essais, leur travail de sape a fini par payer. Ils l’ont tuée. La liberté d’expression et plus grave la liberté d’opinion sont définitivement mortes. Les idéaux des Lumières se sont éteints sous les coups de boutoirs des bien-pensants, des politiquement corrects au profit de la norme officielle. Alors que je défendais Eric Zemmour, victime d’une cabale, un lynchage médiatique sans précédent, une horde de critiques, d’insultes parfois, s’est abattue sur moi. Comment osais-je ? Le procès en Inquisition pour propos séditieux, comme au temps de la Monarchie, avait été fait, il ne fallait en aucun cas le défendre. Les rois du politiquement correct avaient envoyé une lettre de cachet. C’en était fini d’Eric Zemmour. A mon tour je devais être jugé pour complicité. Selon les commentaires, à vous de hiérarchiser, je devenais lepéniste, fasciste ou nazi.
Voilà leur victoire. C’est une victoire totale sur une société médiatique totalement aseptisée où aucune déviance à leur norme n’est autorisée. Si vous osez, vous êtes anathème. Excommunié de la scène médiatique. Jetédans l’arène tel un gladiateur suspendu à la décision des spectateurs qui voit impuissant, les pouces se baisser pour lui assigner sa mise à mort. Si vous êtes un un ardent défenseur de la langue français, vous êtes accusé de « c’était mieux avantiste », si vous défendez Eric Zemmour vous êtes un fasciste, si vous pensez que Nicolas Sarkozy n’est pas le plus grand tyran que la France ait connu vous êtes un sarkozyste convaincu, si vous pensez que le Front National va malheureusement renaître de ses cendres vous êtes lepéniste, si vous n’adhérez pas aux valeurs féministes vous êtes le pire des machiste, si vous aimez votre pays et ses valeurs vous êtes nationaliste. Autant de totalitarisme idéologique qui doit faire de la pensée une chose figée, incontestable, bref une pensée dénuée de tout intérêt.
Les biens pensants ont donc réussi à imposer le politiquement correct comme valeur universelle et interdisant tout débat. Quitte à nier les faits historiques. Ainsi le nationalisme, érigé en nouveau mal, était défendu par un certain Jean Jaurès qui disait que « la nation est le seul bien des pauvres ». On piétine bien les morts. Tous les livres qui auraient des propos à tendances suspectes, sont attaqués par les associations toutes puissantes. On attend l’étape suivante, celle des autodafés de livres. Cela nous renvoie à des temps sombres. A partir de 1793, au nom d’une éventuelle liberté, les révolutionnaires chassaient ceux qui n’adhéraient pas à leur vision étroite de la démocratie. Danton en fit les frais.
Cependant, ces voix se sont moins élevées lorsqu’Olivier Besancenot a soutenu monsieur Rouillan. Ah il est vrai que l’on n’a pas les mêmes exigences envers l’extrême gauche et l’extrême droite. Il est vrai que quand l’extrême droite est nauséabonde, l’extrême gauche est utopique et idéaliste. Quand l’extrême droite est raciste, fasciste, l’extrême gauche est révolutionnaire et juste. Quand Jean-Marie Le Pen est un danger pour la France, Olivier Besancenot est le gentil facteur idéalisé. Pourtant ces partis sont des extrêmes, des dangers pour la France en cas d’accession au pouvoir.
Alors oui la liberté d’opinion est morte pour leur grand plaisir. Les censeurs, les bien -pensants ont réussi à éliminer toute forme de contradiction, de débat. Pourquoi ? Parce que comme le dit si bien Roger Martin du Gard « Ceux qui sont ‘‘ bien pensants’’, le sont parce qu’il qu’ils ne peuvent être ‘‘pensant’’ tout court. » La violence avec laquelle ils attaquent Eric Zemmour et ses défenseurs en sont la preuve. Alors oui signons, un manifeste pour que cette liberté puisse renaître pour qu’il n’existe pas qu’une norme officielle qui nous rappelle un passé douloureux. Bernard Pivot a très bien résumé cela « A la liberté de provocation doit répondre la liberté d’objection » !