Etablissements, déplacements, essence, centres hospitaliers : ce que vous réserve la journée de grève du 19 janvier

par CHRISTINE HOCHET
mardi 17 janvier 2023

La mobilisation contre la réforme des retraites 

Elle devrait être très forte le premier jour, le 19 janvier, alors que les syndicats s'unissent pour la première fois en 12 ans, selon les syndicats et le gouvernement. Par conséquent, cela devrait toucher une grande partie de la société. Les principaux syndicats sont unis dans leur opposition aux réformes, qui feraient passer progressivement l'âge de la retraite à 64 ans contre 62 actuellement, tout en accélérant l'allongement de la durée de cotisation. Alors que faut-il attendre de l'Éducation nationale, des transports, des stations-services ou des hôpitaux ? Tour d'horizon des différents secteurs, dont certains pourraient se renforcer après le 19 janvier.

Dans les transports, le syndicat SNCF regroupant CGT, Unsa, SUD et CFDT se sont dit "totalement opposées à l'abaissement de l'âge obligatoire de la retraite à 64 ans et à l'allongement de la durée de cotisation". Ils ont appelé à une grève "puissante" pour marquer les esprits avec une "journée de boxe". La SNCF publiera des prévisions de trafic la veille de la grève, mais on peut d'ores et déjà prévoir un "jeudi noir". D'autres journées de mobilisation pourraient suivre : « Nous déciderons en fonction du niveau de mobilisation.

À la RATP, Black Day poursuit les mêmes objectifs que les syndicats paritaires (CGT, FO, Unsa, CGC). Il faut craindre que les syndicats tentent de perturber au maximum le quotidien des habitants d'Île-de-France afin de créer une sorte de ras-le-bol autour de cette réforme. Les salariés sont appelés à faire du télétravail le plus possible. Dans le secteur des carburants, la division pétrolière de la CGT a appelé dans un communiqué à plusieurs jours de grève : 48 heures, les 19 et 26 janvier, et 72 heures le 6 février. Éric Sellini, coordinateur national de la coalition Total Énergies, a noté que l'appel se traduirait par "une réduction du trafic" et "l'arrêt des expéditions". Face à cette menace, Élisabeth Born a appelé les syndicats à ne pas punir les Français.

Dans les hôpitaux, le personnel soignant peut aussi faire grève, mais il reste à son poste. Cependant, ce mouvement peut affecter l'accueil des patients, notamment aux urgences. L'annonce de la réforme des retraites intervient dans un profond malaise sur les conditions de travail et les salaires, malgré la croissance enregistrée au Ségur de la Santé. À l'Éducation nationale, les parents peuvent faire face à la suspension de nombreux cours. La FSU, la première fédération de syndicats d'enseignants, a annoncé qu’elle allait lancer le 17 janvier un appel à la mobilisation sur les salaires, les conditions de travail et les parcours professionnels. Le groupe a prévu de participer à la grève générale du 19 janvier. "Il y aura beaucoup d'enseignants" mobilisés dans les collèges et lycées.

Dès lors, l'appel à la grève doit être largement entendu, notamment dans les lycées professionnels. De plus, plusieurs sports de lycéens appellent à l'action ce jour-là. Parmi eux : le lycée Voix (VL), la Fédération des lycéens indépendants et démocratiques (FIDL) et le Mouvement national des lycées (MNL). Les lycées devraient notamment être confinés. Comme le rappelle La Voie lycéenne. Une autre journée est prévue le samedi 21 janvier. Ce jour-là, il y aura en effet une manifestation avec le slogan « Jeunes dans la rue", à l'appel de 13 organisations, dont NPA Jeunes ou Jeunes Insoumises.

 

Le syndicat lance une pétition en ligne

Dans la fonction publique, un front syndical s'est formé contre les réformes des retraites jugées injustes et inutiles. Dans un communiqué commun, huit syndicats représentant la fonction publique ont demandé au gouvernement de retirer les projets de relèvement de l'âge obligatoire de la retraite de 62 à 64 ans et d'allongement de la durée de cotisation. Améliorer les droits des substituts masculins et féminins en introduisant, dans certains cas, la retraite progressive, le maintien des droits liés au service actif et la portabilité future, ne compense en rien l'abaissement de l'âge de la retraite.

La police pourrait également se joindre à la marche. Il ne fait aucun doute que la police travaillera plus longtemps, a averti Synergie-Officiers, qui fait partie du syndicat national de la police, appelant à une mobilisation de masse le 19 janvier. La réforme indique qu’il est possible de prévoir un départ à taux plein qui serait retardé de deux années qui permettraient de maintenir l’éventualité de quitter l’entreprise à 57 ans avec une hypothèse de 5 % par an avant 59 ans. Une probabilité écartée par les forces de l’ordre qui mettent en avant la pénibilité de leur profession. La police dans son ensemble a rejeté cette notion, soulignant l'extrême usure causée par la profession. Une pétition en ligne lancée par le syndicat sur le site change.org contre les réformes "injustes et cruelles" avait dépassé les 330.000 signataires en fin de matinée dimanche 15 janvier, selon la CGT.

 


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