évangile de Luc, essai de décryptage
par Emile Mourey
lundi 14 juin 2021
Plusieurs ayant entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et sont devenus des ministres de la parole, il m'a aussi semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine, de te les exposer par écrit d'une manière suivie, excellent Théophile, afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus. (traduction info Bible, Luc 1, 1-4).
Ma datation des évangiles, leur origine, les grands prêtres de l'époque.
- Vers l'an 30, évangile/prophétie de Jean, communauté essénienne de Judée, opposée à la romanisation, décimée par le fer à Macheronte/mer Morte, Caïphe grand prêtre.
- Vers l'an 34, évangile de Marc, communauté essénienne rescapée de Jean, réfugiée en Galilée, Caïphe grand prêtre.
- Vers l'an 38, évangile de Luc, réécriture de Marc par l'apôtre Paul, Théophile grand prêtre.
- Vers l'an 48, évangile de Mathieu, communauté essénienne, derniers feux. Tibère Alexandre procurateur de Judée, crucifixion du conseil essénien rassemblé : Jacques, chef de la communauté de Jérusalem, Simon, fils de Juda de Gamala, chef de la communauté de Galilée/Bethsaïde.
Vers l'an 38, l'évangile de Luc est une réécriture de Marc par l'apôtre Paul (ma thèse). Saul de son vrai nom, Paul est un juif de Tarse, citoyen romain par son père. Il n'a pas connu le Christ.
- Il ne reprend pas les railleries de la soldatesque à l'égard de Jésus. Il est le premier à faire l'éloge du centurion romain qui aime notre nation (Lc 7,4). De lui, il dit : « Pas même en Israël, je n'ai trouvé une telle foi »(Lc 7,9). Et à la mort de Jésus sur la croix, il le fait glorifier Dieu (Lc 23,47). Enfin, par la voix de Jean-Baptiste, il demande aux soldats de ne faire ni violence, ni tort à personne, et de se contenter de la solde qu'on leur verse (Lc 3, 14).
- La plupart des critiques faites par Marc aux Apôtres, Luc (Paul) ne les a pas reprises, ni leur lenteur à comprendre l'enseignement de Jésus, ni leurs hésitations à le suivre. Et il va même jusqu'à excuser ces chefs de communautés : « Ils ne comprenaient pas cette parole car elle leur était voilée. »(Lc 9, 45).
- Après avoir pardonné à la femme pécheresse (Jérusalem), il lui demande tout simplement d'aimer Jésus (Lc 7, 36 à 50).
- Il fait recoller par son Jésus le petit bout d'oreille que Pierre avait coupé à l'esclave du grand prêtre dans l'évangile de Jean (Lc 22, 51).En redonnant à l'esclave du grand prêtre son intégrité physique ainsi que sa faculté d'entendre lui aussi la parole de Dieu (à condition d'ouvrir la bonne oreille) Luc (Paul), en bon diplomate, fait une ouverture de paix à l'adresse du Sanhédrin de Jérusalem. Voilà pourquoi il n'était pas interdit de séjour à Jérusalem, ce qui aurait été certainement le cas s'il avait prêché un autre évangile dans lequel l'autorité du grand prêtre était contestée.
- Il confirme le paiement de l'impôt à l'occupant (Lc 20 à 26) sur lequel le Jésus de Marc s'était prononcé par le fameux “Rendez à César ce qui est à César mais à Dieu ce qui est à Dieu”. Voilà pourquoi Paul n'était pas interdit de séjour sur les territoires contrôlés par les gouverneurs romains.
Mon interprétation de l'évangile de Luc.
Jésus dit : « Quelqu'un (Dieu) avait planté un figuier (la parole du Jésus de Marc en l'an 34) dans sa vigne (dans Israël). Au bout de trois ans (34+3 = l'an 37), il vint y chercher du fruit, mais il n'en trouva pas. Alors il dit au vigneron (à la communauté essénienne) : « Enlève ce figuier de la surface de la terre. » Mais le vigneron répondit : « Seigneur, laisse-le encore un an (jusqu'en l'an 38). J'en prendrai soin, et peut-être donnera-t-il du fruit (l'évangile de Luc).(Lc 13, 6-9).
Jésus enseignait dans une synagogue un jour de sabbat. Arrive une femme qui marchait toute courbée. Depuis dix-huit ans, un esprit était en elle qui la rendait infirme ; elle ne pouvait pas se redresser. Jésus posa les mains sur elle et lui dit : « Femme, sois délivrée de ton fléau ! » Aussitôt, la femme se redressa et elle glorifiait Dieu (Lc 13, 10 à 17).
Nous ne voyons d'interprétation à ce miracle qu'en l'appliquant au problème nº1 de l'époque : Magdala-Tibériade. Luc précise que la femme (Magdala, vieille cité juive pieuse) était infirme depuis dix-huit ans. Tibériade (sa colonie-fille d'immigrés, source de la maladie) ayant été construite en l'an 20, cela nous donne la date de l'évangile de Luc : 20 + 18 = 38.
Dans son souci d'expliquer l'événement “Jésus” sans laisser aucun trou, Luc — c'est lui-même qui l'affirme — s'est informé depuis le début afin de présenter au grand prêtre Théophile un exposé suivi.
Ne trouvant ni dans Jean, ni dans Marc, de renseignements sur la naissance et l'enfance de Jésus, il est allé les chercher dans les écrits populaires de l'époque. Luc s'est inspiré le livre prophétique de Jacques pour raconter tout en les résumant l'annonce à Zacharie, l'annonciation à la Vierge et la naissance de Jésus. Sous la plume de l'évangéliste, le texte de Jacques a perdu ses lourdeurs, gagné en style et en réalisme.
Le livre de Jacques s'achevant sur la naissance prophétisée de Jésus, Luc est allé chercher d'autres documents. Et il est tombé sur le livre de Thomas l'Israélite, document considéré comme un apocryphe du IVème siècle.
Thomas l'Israélite a écrit son livre après celui de Jacques et avant l'évangile de Luc. Il y raconte l'enfance d'un Jésus.
Dans Jacques, Jésus s'annonçait comme un vengeur. Dans Thomas, c'est un enfant qui s'émancipe. Tout cela, Luc ne l'a pas repris ; il n'a retenu de Thomas que la scène où Jésus, âgé de douze ans, s'entretient avec les docteurs du temple ; et sous la plume de l'évangéliste, le texte s'est nettement amélioré.
Puis, pour qu'on ne puisse pas dire que la prophétie de Jacques n'avait pas été accomplie, Luc nous montre Siméon (les Esséniens de Gamala) sur les marches du temple. Jacques, en effet, avait prophétisé ceci : « Siméon avait été averti par le Saint-Esprit qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ dans la chair. » Luc rappelle cette prophétie dans les termes suivants : « Siméon avait été averti par l'esprit (l'Esprit-Saint) qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. » (Lc 2, 26). Accomplissant l'Ecriture, Luc nous montre Siméon (les Esséniens de Gamala) prenant Jésus dans ses bras et chantant un cantique d'actions de grâces.
Enfin, Luc se trouvait moralement obligé de mettre une femme à côté de Siméon pour accueillir Jésus sur les marches du temple. Il est allé prendre dans le livre de Jacques, Anne, la vieille Jérusalem, la prophétesse par excellence. Luc la dit âgée de 84 ans au moment où il fait naître Jésus, en l'an 6 après notre ère, lors du recensement de Quirinius. Anne serait donc née en l'an - 78. Or, c'est très précisemment en l'an - 78 que le roi asmonéen controversé des Juifs, Alexandre Jannée, s'empara de Gamala. On se rappelle qu'il avait ramené de Bethsaïde huit cents Esséniens qu'il avait fait crucifier sur la place de Jérusalem. On se rappelle que leurs femmes et leurs enfants sanglotaient à leurs pieds. Nous en déduisons que si Siméon représente les Esséniens de Gamala, Anne est le nom-code de la population galiléenne "résistante" qui est née ce jour-là. Supposons que cette "résistance" ait libéré Gamala avec l'aide des Romains en l'an - 63, date de la prise de Jérusalem par Pompée. Alors, on comprendrait pourquoi Luc dit qu'Anne, depuis sa virginité, a vécu sept ans avec son mari (avec Pompée), de l'an - 63 à l'an - 56, date de l'accord de Lucques qui donna les territoires d'Orient à Crassus. Le fait qu'elle soit restée veuve indique que, depuis le départ de Pompée, elle a gardé ses distances avec l'occupant.
Par ailleurs, nous remarquons que Luc a placé la naissance de Jésus à l'époque du recensement pendant lequel Quirinius était gouverneur de Syrie, c'est-à-dire vers l'an + 6. Il n'a pas suivi Jacques qui, dans sa prophétie, faisait allusion à un autre recensement qui eut lieu vers l'an 7 avant notre ère et dont le souvenir s'était peut-être perdu.
Bref, pour combler ce qui lui semblait être un trou dans la vie de Jésus, Luc, dans une bonne intention sans doute, nous a raconté une belle histoire de naissance et d'enfance au début de son évangile. Tout porte à croire que l'Art poétique l'a emporté sur la vérité historique.
A moins qu'il ne faille découvrir dans ce récit des sens cachés ? mon interprétation de Lc 1,5 à 2,52, résumé.
...Alors qu'Hérode était roi de Judée, un ange apparut dans le temple de Jérusalem au clergé persécuté (Zacharie) et lui annonça que la vieille Jérusalem de Judée, sa femme/population qui était stérile (Elisabeth) enfanterait d'une communauté de saints dans la région de la mer Morte (Jean). Puis l'ange rendit Zacharie muet et Elizabeth qui avait conçu alla cacher sa grossesse dans le désert de Judée (près de la mer Morte).
Lorsqu'Elizabeth eut conçu Jean en Judée (Jean-Baptiste et sa communauté de saints des bords de la mer Morte), l'ange se rendit en Galilée à Nazareth/Sepphoris où vivait une population "résistante" au pouvoir hérodien depuis l'affaire de l'aigle d'or : Marie. L'ange dit à Marie : « Salut, pleine de grâces ! le Seigneur soit avec toi ! tu enfanteras, toi aussi, à Gamala/Bethsaïde (?), d'une jeune communauté de saints,. L'ange ajouta : « Tu lui donneras le nom de Jésus. On l'appellera grand et Fils du Très-Haut. Il héritera du trône de David son père et il règnera jusqu'à la fin des temps. »
La jeune "Résistance" répondit : « Comment pourrais-je enfanter alors que je ne connais pas d'homme... (alors que je n'ai pas de clergé pour m'apporter la parole qui féconde ? »). Mais l'ange lui dit : « L'Esprit-Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. Voilà pourquoi la communauté de Saints qui sortira à Gamala de toi sera appelée "Fils de Dieu". » Alors, Marie répondit à l'ange : « Je suis l'esclave du Seigneur. Que sa volonté soit faite ! »
Marie descendit dans le sud du pays pour y rendre visite à l'opposition juive de Judée (Elizabeth). Ensemble, elles se réjouirent toutes deux, Elisabeth et Marie, de porter dans leur sein tous les espoirs de Juda et d'Israël. Marie entonna devant Elizabeth le Magnificat.
Lorsque la communauté des saints des bords de la mer Morte (Jean) naquit de l'opposition de Judée à Hérode (Elisabeth), le clergé persécuté du temple (Zacharie) qui avait perdu la parole la retrouva, et prophétisant, il récita le Benedictus.
Or Jean (Baptiste ?) grandissait, mais il restait caché dans le désert de Judée.
Au moment du recensement de Quirinius, ceux (Joseph) qui hébergeaient en Galilée la "Résistance" (Marie) descendirent avec Marie pour se faire recenser à Bethléem, parce qu'ils étaient de la lignée de David.
Il y avait dans tout le pays des chefs de communautés principalement esséniennes, qui s'occupaient de leurs troupeaux (de leurs populations). L'ange dit à ces bergers : « Réjouissez-vous, car un Sauveur vous est né. » Alors, ils se rendirent vers la Parole qui venait de naître, glorifiant Dieu.
Elevant dans ses bras la communauté sainte galiléenne ; Jésus, Siméon (les Esséniens de Gamala/Bethsaïde), s'adressant à sa mère, lui dit : « Beaucoup chuteront à cause de cet enfant et beaucoup se relèveront. Il sera signe de contradiction, et toi-même, un glaive te transpercera le cœur. »
Quittant Jérusalem, Joseph et Marie retournèrent dans leur ville de Nazareth en Galilée, et c'est auprès d'eux (dans la cité de Gamala, non loin de Nazareth) que Jésus grandit.
Après que Jésus eut été instruit à Gamala dans les Saintes Ecritures, il se rendit (ils se rendirent) dans le temple de Jérusalem pour y rencontrer les docteurs de la Loi. Ils les écoutèrent, ils les interrogèrent, et tous ceux qui assistaient à la discussion étaient frappés de leur intelligence et des réponses qu'ils faisaient.
Or, lesdits Nazôréens (Jésus) n'avaient pas cru devoir informer Nazareth de cette action. Remplie d'inquiétude, Marie (la "Résistance" galiléenne) se rendit à Jérusalem pour y chercher ses enfants. « Pourquoi, leur dit-elle, avez-vous fait cela ? Ne vous rendiez-vous pas compte combien votre père et moi étions angoissés. » Mais eux répondirent : « Et vous, ne savez-vous pas que nous devons nous consacrer aux affaires de notre Père. »
Ils revinrent avec eux en Galilée et ils leur étaient soumis. Jésus grandissait en sagesse, en taille et en grâces devant Dieu et devant les hommes (d'après Luc 1,5 à 52).
Comme je l'explique dans mes ouvrages, Nazareth était la capitale de la Galilée. Ce sont les Romains qui lui ont donné le nom de Sepphoris. Non loin de là, Bethsaïde au bord du lac de Tibériade, Gamala sur la hauteur, étaient sous son autorité. C'est ce que nous disent la géographie et l'histoire de la région. Mais pour un essénien, Nazareth est une cité-mère, Betsaïde/Gamala est, pour ainsi dire, une de ses filles. À Nazareth siège un conseil essénien. Il s'appelle Joseph, étant descendant des prêtres Joseph d'Égypte. Jésus est le conseil essénien de Bethsaïde/Gamala. Il est, pour ainsi dire, fils de Joseph. Il faut donc revoir notre interprétation de la Bible. Joseph, Jésus, sont des conseils esséniens à l'image du conseil essénien des textes de Qumran découverts près de la mer Morte. La généalogie de Joseph comme celle de Jésus est une généalogie de conseils.
Retour au livre de Thomas l'israélite
...Profitant de la dissension qui était apparue entre Joseph et Jésus, Zachée (le représentant de l'administration romaine) intervint. Il dit à Joseph : « Ton enfant est d'une maturité étonnante pour son âge. Confie-le moi (accepte qu'il passe sous mon administration directe). Je lui apprendrai toutes les lettres et beaucoup d'autres choses et en particulier à respecter les Anciens (les vieilles cités telles que Nazareth) et à vivre en bonne intelligence avec les autres enfants (avec les autres cités et colonies voisines)...
Zachée enseigna toutes les lettres à Jésus. Mais celui-ci, le regardant droit dans les yeux, lui dit : « Toi qui ignores la nature même de la lettre Alpha, comment peux-tu enseigner aux autres la lettre Beta. » Comme Zachée ne pouvait donner de réponses satisfaisantes concernant la nature de la première lettre de l'alphabet, Jésus lui expliqua tout (le sens de l'origine suivant les textes de l'Ancien Testament et le sens de la fin).
Honteux de lui-même, Zachée s'en retourna vers Joseph et lui dit : « Frère, reprends chez toi cet enfant, car je n'arrive pas à savoir qui il est. Je ne connais ni son commencement ni sa fin » (je ne connais pas l'histoire du peuple juif et je ne comprends rien à son judaïsme). Et comme des Juifs bien intentionnés essayaient d'expliquer à Zachée la complexité des choses, Jésus s'écria : « Voilà que le fruit fructifie et que les aveugles commencent à voir. Que l'on sache qu'après avoir abaissé, je relève. C'est pour cela que je suis venu....
Nous avons là, en résumé, l'histoire d'une tentative pacifique de romanisation (par Zachée) à laquelle l'autochtone (Jésus) veut bien collaborer mais à condition de conserver ses valeurs juives ancestrales.
... Joseph donna à Jésus un maître qui voulut lui enseigner d'abord les lettres grecques avant les lettres hébraïques (un helléniste), sans succès.
C'est alors qu'un autre maître, parent et ami de Joseph (un judaïsant), proposa ses services. L'enfant en fut rempli de joie. Entrant avec assurance dans l'école juive, il vit un livre à terre (l'Ancien Testament foulé aux pieds par une génération sans foi ni loi). Sans l'ouvrir, uniquement inspiré par le Saint-Esprit, il expliqua la Loi à tous ceux qui se trouvaient là.
Lui ramenant Jésus, le maître dit à Joseph : « Frère, reprends ton enfant car il est rempli de grâces et plein de sagesse. » Et aussitôt, parce que le maître (judaïsant) avait bien parlé, le maître (helléniste) fut guéri par Jésus... (extraits de mon Histoire du Christ, tome 2, chapitre 20).
Retour à l'évangile de Luc (Lc, 19, 1 , traduction Tresmontant), je cite :
...et il est entré (Jésus) et il a traversé iericho
2 et voici un homme par son nom appelé zakkaï
et lui il était le chef des percepteurs de taxes
et lui [il était] riche
3 et il cherchait à voir ieschoua [pour savoir] qui c'est
mais il n'y arrivait pas à cause de la foule du peuple
parce que par la taille il était petit
4 alors il s'est mis à courir en avant
et il a grimpé dans un sycomore pour le voir
parce que c'était par cette [route-là] qu'il allait passer
5 et lorsqu'il est arrivé à l'endroit [en question]
alors il a levé les yeux ieschoua et il lui a dit
zakkaï hâte-toi de descendre
car aujourd'hui dans ta maison je vais demeurer
6 et alors il s'est hâté de descendre
et il l'a reçu dans la joie
7 et ils l'ont vu tous les gens [qui étaient là]
et ils se sont mis à protester et ils ont dit
c'est chez un homme coupable
qu'il est entré pour passer la nuit
8 alors il s'est tenu debout zakkaï
et il a dit en s'adressant au seigneur
voici que la moitié de ce qui est à moi
rabbi
c'est aux pauvres que je le donne....... sous-entendu : aux esséniens
et si à l'encontre de quelqu'un
j'ai commis une escroquerie
je rends quatre fois [ce que j'ai pris]
9 et alors il a dit en s'adressant à lui ieschoua
aujourd'hui le salut à cette maison est venu
puisque de fait lui aussi il est un fils d'abraham
10 car il est venu le fils de l'homme
pour rechercher et sauver ce qui est perdu.
Mon interprétation : Ce qui est perdu sont les Juifs de la diaspora. Ils sont fils d'Abraham comme le sont les Juifs de Galilée, mais ils ont oublié les textes sacrés. Les Romains les ont intégrés dans leur administration et même dans leur armée (légion Alauda des alouettes). Jésus leur propose une coopération.
Hélas ! Ne serait-ce là que de bonnes intentions ? L'historien Flavius Josèphe nous apprend dans ses ouvrages qu'à la mort d'Hérode, un certain Judas de Gamala se souleva contre les Romains en l'an - 4, curieusement l'année où Jacques, dans son proto-évangile, annonce qu'un Jésus vengeur est né... à moins que le conseil de Gamala ne se soit scindé en deux entre un Judas résistant et un Jésus plus collaborateur ?
Marie est un nom. C'est le nom que se donnait la population sainte d’Israël, plus précisément la partie qui se fixait la mission, en quelque sorte, d'engendrer le messie espéré. Exemple : la Marie des fresques de Gourdon, mère du messie Cleopas ; la Marie de Magdala qui a (mal) enfanté Tibériade, la Marie de Nazareth, mère de Jésus dans l’Évangile ; la Marie de l’évangile de Luc, soeur de Marthe, qui écoutait et lavait les pieds de Jésus. Enfin, dans le Protévangile de Jacques, la colonie envoyée par la Galilée à Jérusalem pour travailler à la construction du temple d’Hérode ...
Marie, c'était déjà Myriam, la population sainte d'Israël qui est sortie d'Égypte.
C'est d'elle que devait naître Jésus...
Comme je l'ai expliqué dans mes ouvrages et dans de nombreux articles Agoravox, le dit Protévangile de Jacques n'a pu être écrit qu'en pays éduen, à Gourdon ou plutôt à Chalon-sur-Saône ; voyez ce rétable sculpté ; on y voit la colonie juive, Judas, au temps de l'empereur Postumus, au III ème siècle... avec sa bourse.
Emile Mourey, château de Taisey, 11 juin 2021.