Eviter la dissolution : question de vie ou de mort pour Macron

par Alexandre Gerbi
vendredi 10 octobre 2025

A l'issue d'une interminable comédie qui dure depuis un mois, Lecornu parviendra-t-il enfin à constituer un gouvernement ? Et ainsi, à éviter une dissolution de l’Assemblée nationale ? A défaut, Macron pourrait bien finir ses jours en prison. Autrement dit, dans cette affaire, Jupiter pourrait bien jouer sa peau. Explication.

Macron veut à tout prix éviter la dissolution.

Et pour cause : dissoudre l’Assemblée nationale, ce serait prendre le risque que les Français, exaspérés par l'état lamentable du Pays, donnent la majorité au Rassemblement National (RN). Or cette perspective présente de grands dangers. Mais pas pour les raisons généralement invoquées.

 

Petit théâtre tartuffe du racisme et du fascisme

Officiellement, Macron et le Système dont il est l’homme-lige redoutent plus que tout le RN, parce que ce dernier serait raciste ou fasciste.

Lorsqu’on connaît les dessous de l’histoire de la Ve République, fondée entre 1958 et 1962 sur l’éviction des territoires d’Afrique pour cause de mauvaise couleur de peau de leurs populations, l’argument raciste relève de la plus complète tartufferie…

Quant à l’argument fasciste, Lionel Jospin, ancien Premier ministre socialiste, a dit ce qu’il fallait en penser (voir ici et ici).

Au demeurant, sachant la façon dont l’UMPS confisque, à grands coups de propagande médiatique, le pouvoir à son seul profit depuis des décennies, et défonce au besoin la gueule des récalcitrants (les Gilets Jaunes aux yeux crevés et aux mains amputées s’en souviennent), l'argument fasciste pourrait faire rire à gorge déployée si la situation n’était pas aussi tragique...

 

Fausse vertu et vrai vice

En réalité, c’est pour des raisons nettement moins glorieuses, bien davantage par vice que par vertu, que le Système redoute plus que tout l’arrivée du RN au pouvoir.

En effet, Bardella à Matignon aurait beau jeu de déballer la stupéfiante série de hautes trahisons dont Macron est l’auteur.

Et dans ce cas, ledit Macron pourrait bien, cette fois, être rapidement destitué, traduit en justice, et finalement condamné à de très lourdes peines de prison…

On pourrait ici dresser l’interminable inventaire des trahisons que Macron, parfois dans le sillage de ses prédécesseurs, a orchestrées et amplifiées au détriment de la France et des Français. Escroqueries énergétique, climatique, covidienne, belliciste, etc. Toute la journée n’y suffirait pas...

 

L’escroquerie (multiforme) énergétique

Citons-en simplement trois, touchant toutes à l’énergie : l’arnaque géante de l’électricité, en partie liée à l’escroquerie vertigineuse des énergies prétendument renouvelables, ou encore celle des isolations ruineuses imposées aux bâtiments en France.

L’addition de ces différentes arnaques est gigantesque. Des centaines de milliards d’euros cumulés. Si un gouvernement soucieux de l’intérêt de la France et des Français décidait d’y mettre un terme, on mesure le manque à gagner pour les gros veinards qui en profitent et s’en mettent plein les poches sur le dos des Français, des entreprises françaises et de l’État.

On imagine, aussi, l’immense bol d’air que de telles mesures représenteraient pour le Pays tout entier…

Mais évidemment, de tout cela, Lecornu ne pipe mot…

 

La triple ruine du pompier pyromane

Dans l'ensemble de ces affaires, tout le monde crache au bassinet. Du simple particulier jusqu'aux entreprises. Et pas qu’un peu. Jour après jour, mois après mois, année après année. Suivant un schéma aujourd’hui éprouvé : l’État, sur des bases soi-disant scientifiques (défense de rire), en réalité le plus souvent fallacieuses ou bidonnées, prend des décisions absurdes mais ô combien ruineuses pour tous les Français et pour l'économie française. La mise en application de ces décisions essore ainsi le peuple et le pays, entraînant paupérisation de masse et faillites en cascades (records de défaillances d'entreprises en 2024-2025). Au profit d’un tout petit nombre, souvent étrangers, au premier rangs desquels BlackRock, géant financier états-unien ayant table ouverte à l’Elysée.

Suprême habileté : lorsque l'opération, par les divers et innombrables dégâts qu’elle engendre, menace de provoquer une explosion sociale, l’État dégaine alors le carnet de chèques. Le pompier pyromane Macron apaise la colère des Gaulois réfractaires, à coups de milliards d’euros. Milliards qui aggravent encore la dette publique et la soumission de la France à ses créanciers. Les milliards d'aide en question finissant, là encore, dans la poche des mêmes, souvent outre-Atlantique. Mais il est vrai que Macron est membre de la French American Foundation, officine liée à la CIA, les services secrets américains... 

Autrement dit, si vous avez bien suivi : l’explosion de la dette de l’État, donc finalement des Français, permet d’apaiser la révolte desdits Français, afin de poursuivre leur essorage. A l’arrivée, triple effet kiss-kool : ruine des particuliers, ruine des entreprises, ruine de l’État.

Chapeau, l’artiste !

 

Corruption colossale et haute trahison

Incontestablement, ce triptyque infernal a fait merveille au temps du Covid. Tout le monde n’y a vu que du feu. A telle enseigne que cinq ans plus tard, le « quoi qu’il en coûte » macronien (coût global : entre 200 milliards et 600 milliards d'euros selon les sources, pour un virus dont la dangerosité fut délibérément exagérée, comme on le savait dès mars 2020), continue d’être régulièrement salué par les analystes. Apparemment dupes de la manœuvre. Sous leurs applaudissements, Néron Macron peut ainsi parader dans le costume du bon Samaritain. Cherchez l'erreur... 

Derrière ces énormités, covidienne, énergétique, climatique, belliciste... bien entendu, on devine une corruption colossale.

Une corruption doublée d’une trahison qui resteront impunies, pour peu que l’UMPS, dont Macron est la créature, continue d’occuper le pouvoir.

En revanche, si le RN parvenait aux affaires, le scénario pourrait changer du tout au tout : l’impunité macronienne risquerait de ne plus être garantie...

 

Règlement de comptes à mille milliards d’euros

D’autant que ledit RN a pas mal de comptes à régler avec un Système qui, depuis des lustres, l’a traîné dans la boue, notamment par voie judiciaire. Encore récemment, le Tribunal correctionnel de Paris n’a pas hésité à frapper d’inéligibilité Marine Le Pen, pourtant favorite de la prochaine élection présidentielle selon tous les sondages…

Il va sans dire que le RN au pouvoir, s’il se montre à la hauteur du patriotisme, de la vertu républicaine et du souci de l'intérêt de la France dont il se réclame, aura beau jeu d’abattre sur les traîtres le glaive de la Justice.

Sous cet angle, on comprend que fourguer aux Français un énième attelage UMPS, est une question de vie et de mort pour Macron et pour les gros bénéfices de ses commanditaires. 

L’insipide Lecornu y parviendra-t-il ?

Question à mille milliards d’euros…


Lire l'article complet, et les commentaires