Formation professionnelle : les deux-sous chics d’une réforme
par Denis Szalkowski
jeudi 21 mai 2015
L'AFPA est une association de droit privé, subventionnée en quasi-totalité par l’État. Elle est placée sous la tutelle du ministre chargé de la formation professionnelle. 60% de son activité était consacrée en 2014 à la formation des demandeurs d'emploi. Depuis 2012 où elle était menacée de disparaître, l’État s'emploie, en vain, à redresser ses comptes. En 2014, l'AFPA a encore perdu 22 millions d'euros !
Un accord perdant-perdant
Darwinisme social ?
Peu d'organismes de formation privés vont se lancer dans la procédure lourde et fastidieuse de dépôt d'un titre auprès de la Commission Nationale de la Certification Professionnelle afin de figurer au RNCP et être éligibles au CPF. D'ici 2 ans, selon les acteurs de la formation, ce sont près de 75000 emplois - sur les 150000 existants - que le secteur la formation professionnelle aura perdus. L’État préfère sacrifié 75000 emplois - à comparer aux 8500 salariés des AFPA - pour éviter de mettre la main à la poche. S'il s'agissait de lutter contre les mécanismes de darwinisme social, la réforme de la formation professionnelle est une parfaite réussite. La particularité de la France, c'est que ce sont toujours les plus mauvais qui finissent toujours par l'emporter ! Les 75000 chômeurs de plus pourront aller se former à l'AFPA.