Fouettard(e)s

par lisca
vendredi 21 février 2014

Le fouet des féministes, c’est bon pour la Russie !
Le bâton cogne, les cris se font plus aigus.
Ça réchauffe les muscles de tes bras et jambes !

Pour notre commune liberté, prends le fouet, châtie-les ! Ô Madonna !

Extraits des œuvres inoubliables signées Pussy Riot

Les éléments rebelles du groupe « Pussy Riot » viennent de tâter du martinet. "Pussy Riot ?" L'Amérique en Russie ? Le commanditaire ne se donnant même pas la peine de chercher l'équivalent russe de sa trouvaille, on traduira cette locution par : Minou Tapage ou, comme l'affirment les orthodoxes en Russie : Vagins Furieux. Il s'agit d'un groupe punk féministe autoproclamé, militant de la foire sociétale.

Les cosaques qui naguère ne faisaient qu’un avec leur monture longuement et patiemment dressée, ont traité à la cravache nos punkies sauteuses comme autant de pouliches indociles. Rien de bien scandaleux : un seul coup sec bien appliqué qui sur le bras, qui sur le postérieur, suivi d’un arrachage en douceur de bataclava, outil des braqueurs. Rien d’étonnant non plus pendant une manifestation sportive internationale sur laquelle plane encore une menace de bombes. Aucun acharnement mysogyne. Le mâle de l’équipe des « Pussy » ( Un Victor de gynécée ? ) a bien plus dégusté : sang, marque en V sur le front. Les photographes ont reçu leur part : point de profits sans pertes. Le cosaque est en effet plus respectueux de la Femme que le preneur d’images : il ne spécule pas sur l’infantilisation grotesque de jeunes pauvrettes aux dents longues, il se contente de les décourager
Les bonnes âmes n’ont pas manqué d’évoquer de déplorables us barbaresques ou antiques et de crier au loup des steppes, même si le matamore de l’Intérieur de France traite durement les manifestantes chantant la Marseillaise et déployant le drapeau français. Les amis du picador aiment entendre sur les plateaux les raillotes russes Nadezhda Tolokonnikova et Maria Alyokhina trahir sans vergogne et publiquement la tradition russe, à la satisfaction de leurs mentors étrangers.

Vêtues de couleurs acidulées, de retour d’Amérique où la quinquabbalique Madonna les avait promues fort commercialement, nos deux pussys prétendent aujourd'hui ne plus appartenir aux furieuses du minou. Contentes de voyager sans frais, elles servent d’agents anti-russes en Amérique et à Paris où on caresse avec volupté les plumes bien lustrées de ces oiselles. Sans compter les profits annexes. Nadia et Maria lutteraient noblement désormais contre les conditions, qu’elles jugent déplorables, des prisons russes. Citons une de leurs chansons-tracts pseudo-naïves :

Travailleur, pour tes ablutions, tu auras l’eau glaciale d’un fjord norvégien,
Ton président ressemble à un ayatollah d’Iran,
et ton Église (orthodoxe) au culte des Émirats.

Extrait de Une geôle comme au temps des Rouges.

Elles connaissent la prison : elles y ont passé quelques mois pour avoir manqué gravement de respect au peuple russe et à son histoire, en sautant et braillant des couplets dérisifs dans l’église du Saint-Sauveur. Faut-il rappeler que ce sanctuaire fut explosé par décision du bolchevique Lazare Kaganovich en 1931 et reconstruit après la chute du mur par la volonté populaire ? La « blague » raillote fut évidemment très mal perçue par les Russes de base. 

Pour être sûrs de leur militance désormais ciblée vers l’humanitaire, nous allons citer les textes émis par ces guerrières issues de la cuisse de la CIA. Pour évoquer la chasteté masculine, qu’elles ne sauraient connaître, elles ne peuvent s’empêcher de donner libre cours à leur obsession partagée par les charmantes « sextrémistes » de Paris (aujourd’hui banlieusardes) lesquelles, sur une affiche désormais désavouée et retirée de leur site , brandissaient fièrement des testicules tranchés d’homo sapiens.

"Coupe-toi le pénis comme Depardieu dans ce film" la Dernière Femme , de Ferreri )conseillent au prisonnier dans leur chanson-tract les PR, qui n’étaient pas nées quand ce film sortit sur les écrans. Mais leurs commanditaires l'étaient largement, eux.
La castration des hommes est une obsession de ces « féministes » (ou de ceux qui les manipulent ?). Les amazones pour le moins se mutilaient elles-mêmes ! 


« l'Antiquité décompose le mot "amazone" en (...) : « celles qui n'ont pas de sein ». La légende dit qu'elles avaient coutume de se couper le sein droit afin de pouvoir tirer à l'arc à flèche » nous renseigne Wikipedia. 
Dans la chanson Poutine a les Boules, elles ventilent un dépit : “Le christianisme orthodoxe, religion du pénis dur. »

Les PR n’aiment ni les chrétiens ni les musulmans et se soucient beaucoup des ressources pétrolières orientales. Citons :

Propagande à la louche ! Bouillie de propagande !
Que tout soit comme au Qatar
Les malfrats sur leurs puits de pétrole ,
pompent tout, jusqu’à l’assèchement


Sans doute fortement motivées par leurs avatars carcéraux, et tenues à la bouche cousue, Nadia et Maria n’approcheraient plus les autres poussyères que de loin. 
Pourtant, autant leurs derniers spectacles de rue que les paroles de leur chanson-tract la plus récente démentent ces paisibles assertions. Escortées de photographes à l’affût de scènes salées ou sanguines qui rapportent, ces demoiselles, aussi punkies que des quinquas anglais, se sont livrées tout récemment sans complexe à l’appel à la guerre civile.
Elle éclate dans leurs textes, à commencer par leur dernière production : Grâce à Poutine, Tu Vas Aimer la Mère Patrie :
« On va t’apprendre au camp à chialer, obéir, à saluer le boss et il Duce. La constitution a été lynchée. Stabilité, bouillie carcérale, le grillage et la tour de contrôle… »
La Russie tout entière y est dépeinte comme un goulag d’une ère (qu’on voudrait) vdémolie à coups de pioche à Berlin.

Un autre texte : Libère le pavé ! mentionne un pays étranger que, selon toute apparence, il convient de pousser au chaos par un féminisme vainqueur, toute peau dehors, cette peau découverte aussi totalement inadaptée aux neiges russes qu’au cruel soleil du désert : « L’air égyptien, c’est bon pour les poumons. Fais un Tahrir de la Place rouge ! Tahrir ! Tahrir ! Tahrir ! Benghaz i ! Tahrir ! Tahrir ! Tahrir ! Tripoli ! Fais une barre de fer de ton balcon, dépave la rue, lance ! »
La raillote se figure que les Egyptiennes vont se jeter dans ses bras, adopter sa débauche puérile, jeter leurs voiles pour des bataclavas roses et leurs maris encombrants pour des filles gaies ! Qu'au nom du seul plaisir, elles feront la guerre de sang.
“Fais la foire tout le jour avec les fortes femmes ! » s’enflamme la chanson
L’appel à l’émeute reste étroitement associé à une collaboration étroite avec le pouvoir coercitif (américain ?) : « Il n’est jamais trop tard pour être la Maîtresse. Un flic te lèche l’entrejambe » se font-elles dicter.

Le soutien aux émeutiers étrangers n'est qu'anecdotique. L’essentiel pour les PR reste la lutte contre à ces gardiens de la tradition russe que sont le christianisme et, dans une moindre mesure, Poutine : "La ceinture de la Vierge (de chasteté ?), ça ne vaut pas un bon meeting. La Vierge Marie manifeste avec nous ! Sainte Marie mère de Dieu, vire Poutine, vire Poutine, vire Poutine !"
Puisqu'elles l'ordonnent.

Poutine a les Boules exprime des espoirs enfantins de soulèvement armé contre le président de la Russie : "Une colonne rebelle marche sur le Kremlin. Les fenêtres explosent dans les bureaux du FSB." 
La chanson décrit étrangement l’entreprise de dégradation des valeurs que les consœurs femen ont déployée à Paris : "des p… urinent derrière les murs rouges. Raillote appelle à l’avortement du système ! Toi Madeleine la Féministe, fous le bazar ! Ô guerre civile ! Pour la foire en Russie, fous le bazar ! Prends la rue, vis dans le rouge, déchaîne ta hargne ! "
 
Enfin les PR prophétisent, pas forcément à leur avantage :
« Le temps de la subversion, de l’affrontement, est arrivé. Un tas de p…es échappées du régime sexiste [sextrémiste] implore le pardon... »

Ces cruches n’ont jamais connu que la Russie post-soviétique, fracassée comme elles. Mais ce puissant pays se remet peu à peu. On ne peut que lui souhaiter une bonne continuation. C’est plus sympa, plus prudent, et plus intelligent qu’aller semer les vents pour récolter une tapette.

Allez, après la visite du père fouettard, une berceuse cosaque pour ces pauvres raillotes.


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