Frédéric Mitterrand n’est pas hors-la-loi !
par Raphaël Zacharie de Izarra
vendredi 9 octobre 2009
Comme tous les « bons citoyens » honnêtes, j’ai réagi bêtement à chaud et sans avoir tous les éléments en main au sujet de la prétendue pédophilie de notre ministre de la culture, me fiant uniquement aux assertions de Marine le Pen.
Après examen plus attentif de l’affaire et après avoir écouté les arguments des défenseurs du présumé coupable, je me suis aperçu que j’étais tombé dans le piège des apparences.
Le seul reproche que l’on peut faire à monsieur Mitterrand c’est d’avoir pratiqué le tourisme sexuel, non la pédophilie. Et encore, c’est un reproche personnel et non judiciaire.
Cessons l’hypocrisie ! Certes il est immoral de s’adonner au tourisme sexuel, pour autant ce n’est pas illégal.
Tant qu’il n’y a pas de mineurs impliqués.
Je rappelle que la loi française n’interdit nullement de pratiquer le tourisme sexuel pourvu que les prostitués ne soient pas des mineurs.
Le ministre est un citoyen comme les autres, il a le droit d’exercer sa liberté. Jusqu’à preuve du contraire, il n’a rien commis d’illégal.
Il a certes commis des choses hautement condamnables mais seulement sur le plan moral, non sur le plan légal.
Puisque la morale de la république et de ses défenseurs se borne aux termes de la loi, pourquoi les citoyens font-ils tant d’histoire pour si peu de choses ?
En république on peut faire tout ce qu’on veut tant que cela n’enfreint pas la loi : avorter, faire commerce de la pornographie, tuer son semblable sous uniforme, fabriquer et vendre des bombes à des belligérants, etc...
De deux choses l’une : ou bien on change les lois en les mettant en accord avec la morale, ou bien on joue le jeu de la sainte république et on la ferme !
J’insiste : du strict point de vue des lois républicaines, on n’a rien à reprocher au ministre de la culture.
Tant qu’il ne viole pas les lois, sa vie privée le regarde.
On se scandalise hypocritement des moeurs du ministre mais à côté on trouve normal d’avorter, de vendre des armes, de faire du business avec la pornographique...
Sous prétexte que c’est légal.
Avant de faire les écoeurés face aux moeurs de Frédéric Mitterrand, les honnêtes citoyens rangés -avec leur si belle morale républicaine- feraient bien de balayer devant la porte de leur conscience !
Raphaël Zacharie de IZARRA