« Gang des barbares », forcing barbare, information barbare : ouf le huis-clos !
par Allain Jules
jeudi 30 avril 2009
Le procès du « Gang des barbares » s’est donc ouvert hier, avec en filigrane, une grosse manipulation médiatique qui courre depuis une semaine. L’offensive tous azimuts de la défense et des organisations qui, toute honte bue, sans vergogne donc, exploitent à des fins politico-religieuses la mort d’un jeune homme, Ilan Halimi en l’occurrence. Ceci a créé une ambiance exécrable. On revient dans ce sempiternel refrain caractérisant tout ce que touche certaines organisations ou associations dites antiracistes et les médias, pour tenter de faire passer un crime crapuleux en un assassinat antisémite avant même que la Justice ne se prononce.
Depuis Abidjan en Côte-d’Ivoire où il avait été arrêté, il estimait déjà que s’il y avait la guillotine, il ne réchappera pas. Cet état d’esprit l’habite. Il est convaincu que ce procès, juste pourtant, est une mascarade car pour lui tout est joué d’avance, plié. C’est ainsi qu’il est entré en scène avec une arrogance abyssale hier. Je soupçonne et pari que cet homme ne tiendra pas pendant les presque trois mois à venir du procès. Il va se défiler. Après avoir récusé plus d’une trentaine d’avocats en deux ans, cas ubuesque jamais vu auparavant, ce petit galopin n’aidera personne à comprendre. Finalement, tout n’est que barbarie. Mais, que peut-on attendre d’un monstre conscient qu’il risque la réclusion criminelle à perpétuité ? Rien. Pire, depuis son incarcération, il n’a jamais exprimé de remords ou de regrets.
Le voir comme hier, narguer les juges lorsqu’on lui a demandé comme d’usage devant les Tribunaux de se présenter, il n’a pas hésité de répondre : « Mon prénom c’est Arabe. Mon nom : Africaine armée barbare révolution salafiste. Ma date de naissance, le 13 février 2006 à Sainte-Geneviève-des-Bois ». Dans ce concert inaudible et insipide, le chef des barbares n’a pas hésité de faire le show, dans une parade aussi ridicule que triste, en se lançant aussi des slogans et des salmigondis islamistes empruntés, entendus sans doute dans sa prison. Tout le pataquès fait autour de ce jeune homme que personne n’a jamais vu à la Mosquée de Bagneux est simplement malheureux.
Et là, on a assisté hier à cet amalgame que les médias n’ont fait qu’alimenter en prenant parti partie . Ainsi, entre les drapeaux israéliens brandis ici et là, chaque noir pris à partie, agressé et insulté, comme le cas de la mère du prévenu paix sociale n’est pas pour demain . Une mère mon Dieu ! La paix sociale n’est pas pour demain. Quand on pense que ledit Fofana voulait un procès public, on peut dire ce qui allait se passer aux assises sans se tromper. Pédagogie ? Laquelle ? Un lynchage contre les noirs ? Celle d’un communauté contre une autre, que dis-je, des communautés contre une ? Un triste sire comme ce Youssouf ne devrait même pas être montré à la télévision. Il me souvient que son interview dans les locaux de la police abidjanaise n’avait plu à personne. Alors, pourquoi vouloir un procès public ?
Alors que le Parquet malgré les pressions réfutait encore le crime antisémite, aujourd’hui, à partir du témoignage d’un des malfrats, un seul sur 27, c’est devenu une parole d’Evangile. Quel crédit peut-on accorder à cette déclaration : « Il nous disait de kidnapper des juifs parce qu’ils sont bourrés de thunes ? » Qui peut affirmer qu’il a prononcé cette phrase ? » Or, il y a eu de nombreuses tentatives vers d’autres communautés. Ceux qui jouent à ce jeu morbide veulent encore une fois fustiger la communauté juive en arguant qu’elle en fait trop. Quel est l’intérêt aussi de rendre public un tel procès où, le principal accusé insulte sans cesse la mémoire du mort, réussissant à lui tout seul à instrumentaliser le procès ? Pour la mémoire d’Ilan Halimi, le huit-clos est vraiment le bienvenu !