Guéant : le paratonnerre disjoncte
par hubiquitius
mercredi 22 mai 2013
Comme une longue marée d'équinoxe, chaque jour découvre une nouvelle irrégularité commise par Claude Guéant durant ses dix années de proximité avec Nicolas Sarkozy, d'abord place Beauvau, puis à l'Elysée, pour finir dans le fauteuil de ministre de l'Intérieur. Le reflux ira-t-il jusqu'au lancement, si particulier, de la brillante trajectoire de l'homme lige de Sarkozy ?
Il le vaut bien !
Force est de constater que M. Guéant depuis sa sortie, voici un an, du cocon elyséen, multiplie les bourdes avec un tel appétit que se pose la question : le fait-il exprès dans l'espoir de masquer les turpitudes de son patron ? ou, ne bénéficiant plus de protection fonctionnelle, est-il un lapin ébloui par les phares, les projecteurs des 8 chaines de TV auxquelles il accorde ses faveurs le 30 avril ?
Rien ne l'obligeait à donner une seule interview, mais se démultiplier ainsi comme dans un kaléïdoscope avait l' effet audiovisuel d'un homme qui s'enfonce dans les sables mouvants, sans même s'en rendre compte.
Pourtant Claude Guéant a passé près de 34 ans à se fabriquer le piedestal d'un grand commis de l'état qu'il n'a, en fait, jamais été, mais dont il s'était fait une idée pendant sa scolarité à l'ENA.
Or il s'avère que M. Guéant doit sa montée sur les cimes de la république à un ténébreux concours de circonstances qui le plaça aux premières loges de la principale turpitude de la Vème république, le maquillage en suicide de l'assassinat du ministre Robert Boulin, dans la nuit du 29 au 30 octobre 1979. Est-ce tout à fait un hasard si Claude Guéant est le permanencier du ministère de l'Intérieur cette nuit là. Son zèle, pas toujours apprécié de ses collègues l'amenait plus souvent qu'à son tour à assurer la permanence de nuit place Beauvau, en tandem avec le préfet Jean Paolini, le dircab du ministre Christian Bonnet.
Trois liens convergent sur le véritable tremplin utilisé par Guéant pour se propulser sur les cimes de la Vème république :
http://www.bakchich.info/france/2013/05/01/la-chute-du-permanencier-gueant-62393