Histoires d’internet : Conférence de Shel Holtz
par Raymond Viger
mardi 17 juin 2008
Les droits d’auteur et les "Open source" : quand le discours ne suit pas les actions.
Question de briser mon isolement derrière ce blog, j’ai tenté quelques sorties reliées au web. Invité par la relationniste Michelle Sullivan, j’ai participé à la rencontre Les 3e mardi du mois. Cette rencontre de blogueurs, majoritairement relationnistes ou se servant commercialement d’internet, réunit les gens autour d’un conférencier. Pour cette rencontre, un invité connu nous arrivait directement de Californie, Shel Holtz.
La conférence en anglais était intéressante. Shel Holtz est un passionné capable de
De mon côté, je vais vous laisser avec une autre anecdote. Shel Holtz nous conte l’histoire d’un groupe de musique (désolé, je ne me souviens pas de qui il s’agissait). Ceux-ci, à l’époque du Peace and Love, laissait toute leur musique libre de droit d’auteur. Allez, disaient-ils, on s’aime toute la gang, copier et diffuser la musique comme bon vous semble. Nous on joue de la musique pour l’amour et on se balance des droits d’auteur et de l’argent. Parce que tout le monde avait copié leur musique, ils se sont mis à être connu, à jouer dans les grandes chaînes de radio, sur les plus grandes scènes. Rapidement, ils sont devenus millionnaires.
Cette histoire servait d’introduction à la générosité qu’il faut se donner sur internet. Ne vous gênez pas pour faire des liens sur d’autres blogs…
À la fin de la conférence, Shel Holtz nous dit qu’il a publié plusieurs livres. Il fait respecter ces copyrights (droits d’auteurs) parce qu’il veut avoir des revenus de ses livres. Dommage qu’il ait gâché la magie de sa conférence avec cette dernière phrase. Il fait exactement le contraire de ce qu’il enseigne.
OSER LE RISQUE
De mon côté, je suis écrivain. Au début de chaque livre, je mentionne que tout le monde a le droit de photocopier et de diffuser gratuitement mes livres. Nous faisons de même avec notre magazine d’information et de sensibilisation Reflet de société. Nous en faisons même la promotion de ce droit de photocopier nos livres et magazines. Nous avons un site internet où nous archivons tous nos textes, par catégories et nous proposons aux écoles de choisir les textes dont ils ont besoin et d’en faire autant de photocopies qu’ils veulent.
La seule exigence que nous avons c’est que les gens citent la référence. Cela ne nous empêche pas de vendre nos livres et nos magazines. Au contraire. Il m’arrive parfois d’aller dans un centre de thérapie ou une maison de jeunes et de voir sur un tableau une vingtaine de photocopies d’un de mes textes ou de ressources que je présente. Les gens y ont accès gratuitement. Je suis convaincu qu’en bout de ligne à donner accès librement aux textes, cela m’a permis d’être encore vivant dans le monde de l’édition.
Imaginons le pire scénario. Pierre Karl Péladeau remarque mon guide d’intervention
Le même événement mais avec 2 regards différents. C’est Albert Einstein qui serait heureux de me voir utiliser la relativité dans des thèmes sociaux.
PS : 15 juin 2008. Michelle Sullivan mentionne : “Et pour ce qui en est de ce fameux groupe musical, il s’agissait du Grateful Dead”.