Honte aux lāches !
par CHALOT
mercredi 13 décembre 2017
Mais ce qui se passe dans certains quartiers de nos villes m’inquiète, non parce que j’ai lu tel article mais parce que j’y tiens des permanences et que j’y suis souvent.
Tous les mardis après-midi ou presque, des mères viennent au local du DAL-Familles laïques pour demander qu’on les aide à changer de quartier.
Ce n’est pas l’insécurité mais un sentiment d’insécurité dans ce quartier de Montaigu à Melun :
Les jeunes qui sont là dehors n’agressent pas mais leur présence avec les guetteurs en action inquiètent les parents
Il y a aussi, l’ignorer serait une erreur, des trafiquants et des personnes violentes.
L’ancien président du DAL 77 est parti dans une autre région parce qu’ayant prévenu les secours que quatre personnes s’acharnaient sur une cinquième, il a reçu nombre de menaces.
Courageusement, lui, il a fait son devoir.
Il aurait pu passer sa route et ne rien voir.
Une autre histoire, vraie, elle-aussi vient de se dérouler.
Elle m’a conduit à écrire cette lettre à la Préfète de Seine et Marne :
« Madame L qui habitait à Melun dans le quartier Montaigu a été frappée par des dealers.
Elle a même subi l’incendie criminel de sa chambre
Très inquiète, épouvantée, même, elle s’est adressé aux « familles laïques » de Melun qui l’ont aidée et accompagnée tout l’été.
Nous avons réussi après de très nombreuses démarches à lui trouver un autre logement dans le sud du département.
Quel périple !
Il nous a fallu tout un été pour qu’enfin elle trouve une autre résidence.
Hier soir, les mêmes individus qui, semble -t-il avaient leur base arrière dans la commune où était Madame L ont frappé violemment cette femme.
Lâchement, ils s’y sont mis à huit, huit « hommes » « courageux » !
Le résultat est là : une femme meurtrie, blessée et traumatisée.
Nous lui exprimons toute notre sympathie et en appelons à Madame la Préfète de Seine et Marne pour qu’elle prenne des mesures afin que Madame L retrouve un logement où elle puisse enfin se poser et vivre dans la quiétude. »
Les premières victimes de ces voyous, ce sont les familles humbles qui vivent dans ces quartiers populaires, elles ont besoin d’être écoutées.
Je pense qu’il est nécessaire que les différents acteurs, associatifs et institutionnels se mettent autour d’une table pour chercher des pistes de transformation .
Je n’ai pas de remède miracle mais je pense qu’ENSEMBLE on peut trouver.
Jean-François Chalot