Hydroxychloroquine, pourquoi DOIT-elle être mortelle !
par Jules Seyes
vendredi 2 février 2024
La récente étude lancée par une certain nombres d’auteur l’affirme : L’HCQ aurait tué 17000 personnes. Scandale sanitaire sans nom puisque les autorités de santé n’ont toujours pas fait appréhender le professeur Raoult coupable de tous ces morts.
En face, les opposants affirment que l’étude est frauduleuse :
L’étude des 17000 morts de la chloroquine n’est qu’une fraude scientifique et mathématique. @PavanVincent questionné par @andrebercoff vous explique 👇 pic.twitter.com/g9xgOn7LAo
— VERITY France (@verity_france) February 1, 2024
N’étant pas scientifique je ne saurais faire le tri dans les études, mais par contre, j’ai une certaine expérience dans l’audit interne et dans les procès d’intention.
Alors bien évidement, la thèse sera orientée, mais prenez le temps de l’analyser tout de même un instant pour y réfléchir.
Rappelons les faits. En fin 2019 des symptômes d’une maladie "nouvelle" apparaissent en Chine.
En décembre 2019 puis en Janvier 2020, les autorités semblent la minimiser, mais le trente Janvier l’OMS déclare une urgence de santé publique internationale.
Rien ne réussira à endiguer l’expansion mondiale de la maladie.
Et là débutent les anomalies :
- L’avion envoyé porter de l’aide à Wuhan sans tester l’équipage au retour.
- Les affichettes dans les aéroports, le virus a sûrement été endigué.
- Le décret Rivotril
Tout se passe comme si soit les autorités paniquées avaient cessé de savoir réfléchir, soit laissaient le virus se répandre. Faits, données, chiffres, les retours d’expérience de la grippe H1N1 seront ignorés comme si le papier sur lequel ils étaient écrits était soudain devenu radioactif.
C’est dans ce contexte que les autorités recommandent le Doliprane en Mars 2020. A l’époque la réponse de la HAS est :
➔ Réponse rapide n°7 : Il n'existe pas, à ce jour, de traitement médicamenteux spécifique du COVID-19 avec un niveau de preuve suffisant pour être recommandé, en ambulatoire, en dehors d’essais cliniques en cours. Une antibioprophylaxie systématique n'est pas recommandée.
Bref, la communication officielle laisse comprendre que les médecins de familles ne peuvent rien faire et surtout pas prescrire d’antibiotiques.
Dans ce contexte où le traitement médical semble limité à l’hôpital et encore pour gérer les dégâts sur des patients déjà très affaiblis, le professeur Raoult annonce le 25 février 2020 un protocole pour lutter contre la covid chez des patients en phase précoce : Donc contre la recommandation HAS du 30 Avril 2020.
Le protocole affronte un véritable tir de barrage : Décrets publics claironnés dans tous les médias pour soi-disant interdire l’HCQ soudain réputée dangereuse (En réalité la limitation sera bien plus limitée). Attaques sans nombre sur la qualité scientifique de l’étude. De facto, les traitements HCQ resteront officiellement limités.
La presse choisit son camp et mène une campagne intense.
La grippe H1N1 avait été largement enrayée par près d’un million de consultations assurées par les médecins généralistes mobilisés. Personne ne le rappellera. Avec la COVID, cette mobilisation n’aura pas lieu. La communication gouvernementale semble l’avoir évitée.
Or, en 2023 Raoult publiera une base de données pour prouver que selon lui son protocole a fonctionné à l’IHU et en face, viendra la fameuse étude pour déclarer que le protocole Raoult, aurait "tué". On cherche les familles des victimes, mais force est de constater que les décisions prises en 2020 pourraient être qualifiées de non-assistance à personne en danger. On comprend qu’il soit essentiel que jamais le protocole ne soit validé. Des réputations sont en jeu, mais aussi des responsabilités pénales !
Chose curieuse, nos autorités si réticentes face à un protocole basé sur une molécule administrée depuis longtemps se montreront bien aimable avec des produits nouveaux comme le Remdesivir.
Doit-on là encore instruire le procès d’intention ? En tout cas, les commandes tombent pour ce produit cher, qui pourtant démontrera son inefficacité. 1Md investi, mais l’HCQ devait, elle, apporter des preuves lourdes de sa valeur scientifique ? L’accusation de deux poids deux mesures devient alors facile.
Pourquoi ? Au nom de la science comme on nous l’a affirmé ? Où bien car nombre de responsables sont achetés ? Ou bien car nos dirigeants croient en "l’innovation" au lieu d’accepter de réutiliser des molécules existantes ? Nos autorités de santé, devraient être neutres et uniquement guidées par l’intérêt des patients et la science. Face à tant d’anomalies la confiance disparait.
Peut-être y a-t-il là aussi une piste à creuser. HCQ, ivermectine ne sont plus sous brevets, mais le repositionnement des anciennes molécules a de lourdes conséquences :
L’industrie ne paiera pas les études pour des produits non rentables, il faudra donc un financement d’état. Un "succès" contre la COVID aurait pu conduire à un appui de l’opinion publique à cette stratégie et réduire les parts de marché de l’industrie médicale.
De plus, cela aurait exigé des états de dégager des budgets pour ces études et le matériel, exactement la stratégie qui avait fait haïr Raoult dans certains cercles bien avant la crise de la covid.
Autre point, valider une solution médicale comme le protocole Raoult conduirait à reposer la question des autorisations des vaccins. Ceux-ci autorisés uniquement sous des AMM conditionnelles ne pouvaient l’être seulement s’il n’existait aucune alternative.
Réhabiliter à postériori le protocole Raoult, ou l’ivermectine, conduirait alors à questionner les conditions d’attribution des autorisations pour les vaccins.
Oserions-nous penser qu’une fois de plus, des conflits d’intérêts sont passés avant le bien de la population ?
Voilà les enjeux d’un débat qui n’est depuis longtemps une discussion d’expert, mais le facteur clé d’une mise en forme de la médecine payée par la sécurité sociale pour les décennies à venir.