Immigration clandestine : la tragédie
par pertutti
mardi 19 avril 2011
Comment rester insensible à ces images de pauvres gens entassés dans des rafiots, qui tentent par tous les moyens de rejoindre « l’eldorado » Occident...
Comment ne pas se sentir impuissant en écoutant cette femme, les larmes dans la voix expliquant qu’elle veut juste des papiers pour travailler afin que ses enfants vivent des jours meilleurs…
Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde… j’en conviens. Mais il va nous falloir partager, par humanisme, par pragmatisme.
Deux mondes cohabitent, quelques fois séparés seulement de quelques dizaines de kilomètres.
D’un côté, l’abondance et le bien-être, et de l’autre, les pénuries, et le mal-être.
Aucune « muraille de Chine » nationaliste, aucune force de police ne pourra durablement empêcher deux milliards de désespérés de tenter leur chance vers l’Occident.
Les mécanismes qui ont fait qu’une partie de l’humanité soit aujourd’hui très aisée ou très pauvre sont multiples et complexes : la colonisation, la corruption, le manque d’organisation, le climat, la culture, le pillage des matières premières, l’immigration, les flux financiers que celle-ci génère vers les pays d’origine des migrants etc.
Jeter la faute à l’un ou à l’autre ne sert à rien, tant tout est entremêlé.
Oui, les pays riches aident peu les pays pauvres… Oui, les dirigeants de ceux-ci détournent au moins 30% de l’aide octroyée.
Bonnet blanc et blanc bonnet.
Les remèdes proposés actuellement (conseils du FMI, aide alimentaire, versement de sommes aléatoires et mal utilisées…) sont aussi peu efficaces que de l’aspirine sur un malade du cancer.
Il nous faut tout remettre à plat.
Développer réellement l’économie de ces territoires.
Faire sauter le tabou de l’ingérence : il n’y a aucun mal à ce que des personnes compétentes provenant d’autres régions dirigent et organisent dans l’intérêt de tous. Il ne s’agit pas de rétablir une quelconque colonisation avec son lot d’injustices mais de jeter les bases de sociétés prospères et harmonieuses.
Ces états sont souvent riches en matières premières, en biodiversité, ils bénéficient de climats favorables, d’une population jeune… On peut, on doit les développer.
Les solutions existent. Il va falloir un jour ou l’autre les appliquer.
P.S : Certains pensent que « chez nous aussi, il y a la misère… ». Je les invite à réfléchir sur le sens du mot « misère » quand on sait qu’un tiers de l’humanité vit avec moins de 30 dollars par mois.
META vers un autre monde...