Introduire le Vote BLANC ? Et le Vote OBLIGATOIRE ? Pour toutes les Élections : nationales, régionales et locales ?
par JPCiron
mardi 15 janvier 2019
Quels bénéfices pour la Communauté pourrait-on tirer de ces 'innovations' ?
OBLIGATOIRE ?
On a quand même le droit d'aller à la pêche quand ça nous chante ! Bien sûr, ça nous enlève aussitôt de la légitimé si on vient ensuite se plaindre de ceci ou de cela... Individuellement, ou collectivement. Car, en s'abstenant, on accepte de laisser les votants décider à notre place... et nous devons en accepter le résultat démocratique.
Le non-vote, c'est la facilité pour une partie de la majorité silencieuse et soumise.
Le non-vote, c'est une solution par défaut pour une partie de la majorité silencieuse qui enrage, désabusée.
Alors, pourquoi ne pas opter pour un vote obligatoire 'en principe', qui ne prévoit aucune conséquence si l'on préfère aller aux champignons.
Une sorte d'incitation morale en quelque sorte. C'est ma préférence, car elle devrait venir avec un « vrai vote blanc ».
BLANC ?
Blanc mais pas Transparent ! Sinon, le Blanc redevient une catégorie d'abstentions comptées. Il faut changer pour de bon, sérieusement.
Le vote Blanc doit être considéré comme un vote exprimé pour le 'candidat Blanc', avec cette simple différence que les élus ne seront pris que dans les non-Blancs, s'ils obtiennent les majorités ou les seuils requis calculés en tenant compte de tous les votes exprimés (qui comprennent donc les votes Blancs).
On sait que, traditionnellement, on cherche souvent d'abord à affaiblir l'adversaire plutôt que de proposer des choses sensées. Ce faisant, on 'pousse' les électeurs à faire des choix dans des duels médiocres. Alors que ce qui nous est dû est l'écoute des citoyens via différents canaux, pour proposer des « offres » intelligentes, attrayantes et structurées.
Au début du nouveau système, on n'aura sans doute aucune majorité. Les candidatures devront faire des propositions revues et corrigées, et, au besoin faire des coalitions, arrondir les angles, faire des compromis. Il y aura nécessairement une période d'apprentissage pour tout le monde. Électeurs y compris.
En cas de blocage (pas de majorité) au second (ou au troisième tour ?), il faudra imaginer un mécanisme de déblocage 'automatique'. Par exemple, de reconduire la partie sortante, qui tire quelque légitimité de sa précédente élection. Ce mécanisme automatique aiderait à éviter que les uns ou les autres jouent le pourrissement... et cela devrait les inciter à se mettre autours d'une table pour construire une proposition de programme de coalition qui tienne la route.
En tout cas, au premier, second (et troisième tour, si troisième tour il y a), tous les votes exprimés doivent peser également pour la définition des majorités ou des seuils. Y compris donc les votes Blancs.
JPCiron