Islamisme : lutte contre une dérive sectaire

par Christophe Bugeau
mercredi 1er juillet 2015

Manuel Valls, à la suite des attentats qui viennent de frapper la France et la Tunisie a parlé d’une lutte pour la civilisation, le terme le plus adéquat serait plutôt d’une lutte contre une dérive sectaire qui touche des pays de plus en plus nombreux par une mouvance se réclamant d’une version très particulière de l’islam. Et cette lutte doit désormais être radicale.

Au sein de l’Islam sunnite existent 4 grands rites juridico-religieux (Madhhab) : ces 4 écoles ont des interprétations plus ou moins ouvertes de l’Islam. Le Malikisme est présent en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest et représente donc 90 % des musulmans français. Le hanafisme pour sa part concerne les 10 % restant, d’origine turque. Ces deux écoles (tout comme la troisième le chaféisme, présent à Mayotte) ont une interprétation modérée de l’Islam. Elles ne posent pas de problème particulier pour l’insertion des musulmans français au sein de la République (voir http://www.christophebugeau.fr).

D’où vient le problème de l’Islam radical ? Du 4ème rite : le Hanbalisme, créé en réaction aux trois premiers. Ce rite ne représente que moins de 5% des musulmans sunnites dans le monde mais il relève bien d’une véritable dérive sectaire : les salafistes de tout bord s’en réclament : que ce soit ceux d’Al-Quaida ou de l’Etat Islamique. Les frères musulmans égyptiens s’en réclament aussi (d’où l’hostilité à leur égard de l’Université d’Al-Hazar où sont fortement représenté les autres rites). Enfin et là réside la double tête du serpent : l’Arabie Saoudite et le Qatar sont de rite Wahhabite qui est une résurgence du Hanbalisme.

D’où le soutien de ces deux états aux prêcheurs radicaux et à certaines organisations comme l’Etat islamique à ses débuts. Il est donc temps de cesser de nous associer avec les amis de nos ennemis. 

Nous devons prendre des mesures radicales avant que la situation ne s’aggrave et que l’objectif des islamistes soit atteint : séparer les populations musulmanes d’Europe du reste de la population, amener vers un nouvel Islam les pays musulmans de la zone arabophone.

En France, nous devons interdire le financement d’associations cultuelles par des Etats étrangers, des associations étrangères ou des personnes résidents à l’étranger. Il est tout aussi nécessaire de fermer les lieux de cultes se réclamant de cette mouvance sectaire et d’expulser les Imams radicaux étrangers (les renseignements généraux et la mission interministérielle de lutte contre les sectes ont un rôle important à jouer à ce niveau). Il faut aussi organiser un Islam de France bâti sur les doctrines traditionnelles des pays d’origine des musulmans présents en France.

Il faut aussi mener une lutte plus dure sur Internet : en menant des infiltrations sur les réseaux djihadistes mais aussi en organisant des dénis d’accès des sites web et des supports internet de cette mouvance (nous avons sûrement quelques hackers qui seraient ravi de rendre leurs talents utiles).

En dernier lieu notre politique étrangère doit redevenir cohérente : nous ne pouvons vendre des rafales à un pays dont l’émir est tout puissant : le Qatar. Nous ne pouvons signer des contrats mirobolants avec un état où les femmes n’ont pas le droit de conduire (et où décapite au sabre : tradition qui s’exporte de plus en plus) : l’Arabie Saoudite. Ces Etats doivent au contraire être placés sous embargo !

Quant à la lutte au Mali et contre l’Etat Islamique, elle doit s’amplifier et permettre aux populations des zones occupées d’être libérées au plus vite. Nous ne luttons pas pour la civilisation ou pour une civilisation, nous nous attaquons à une dérive sectaire pire que la Scientologie ou les témoins de Jéhovah et nous devons le faire avec la plus grande application !    


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