J’ai failli m’endormir au volant !
par Alain Astouric
lundi 11 juillet 2016
J'ai traversé la France au volant sans prendre une seule prune. Ni radar fixe, ni jumelle, ni radar embarqué n'ont eu raison de ma résignation. Par contre, j'ai failli m'endormir plus d'une fois. Rien d'étonnant à cela puisque c'est maintenant la somnolence, suivie de près par les ravages de l'alcool au volant qui relaient la spirale mortifère de la vitesse.
- La somnolence parce qu'à partir du moment où l'on ne peut plus vivre la route on a tendance à somnoler : ralentir, accélérer, clignoter, déboîter, doubler, se rabattre faisait vivre le conducteur et le maintenait en éveil ;
- L'alcoolisme parce que rien de vraiment sérieux n'a été entrepris contre ce fléau : les automobilistes français ont une probabilité moyenne d’être contrôlés préventivement pour alcoolémie tous les cinq ans seulement.
Pendant ce temps les autorités trouvent plus intelligent (et juteux) de multiplier les radars plutôt que verbaliser les fainéants qui se croient seuls et "oublient" le clignotant ; les ténors de la sécurité routière trouvent normal qu'il existe des limitations impossibles à respecter, surtout quand un poids lourd vous colle ; les communes trouvent normal d’avoir fait de notre pays le champion du monde des ronds-points avec plus de quarante mille carrefours-giratoires et la voiture est de plus en plus mal vue en ville.
Chercher à réduire encore le nombre des victimes de la route est un objectif on ne peut plus louable auquel aucune personne sensée ne peut s'opposer. Mais de là à prétendre que seule chasse aux petits excès de vitesse à l'aide de radars toujours plus nombreux et sophistiqués peut permettre d'atteindre ce but, il y a un pas que je refuse de franchir.
D'où, à l'inverse, l'étude offerte gratuitement à cette adresse http://astouric.icioula.org/