Justice absolue de l’Existence Universelle. Le monde humain, lieu de l’épreuve et du choix, l’au-delà, de la pesée et du grand rééquilibrage

par Hamed
mercredi 22 juillet 2026

 Qu’est-ce que la conscience de l’être humain ? Interrogeons-nous sur sa nature profonde ? Cherchons à définir les frontières de son essence dans l’existence de l’être humain ? Les écoles de psychologie moderne, les courants philosophiques et les traditions spirituelles ont tenté, chacun à leur manière, de cartographier l’esprit humain. Ils ont souvent identifié une faculté singulière en soi ; une présence intérieure dans le flux continuel de nos expériences, de nos émotions et de nos pensées.

Et que peut-on dire de notre pensée ? Pensons-nous notre pensée ? Logiquement, nous ne pensons pas nos pensées ni nos pensées pensent en nous. La réponse la plus normale pour tout être humain est : « nous pensons ». C’est simple et il n’y a pas de conflit en soi ; nous sommes notre propre pensée.

Cependant, il peut arriver que l’être s’interroge sur lui-même et se pose cette question sur sa pensée. Qu’en est-il réellement ? Et si nous renversons l'ordre de nos certitudes, et que nous nous disions que « nous ne pensons pas par nous-mêmes ; nous sommes pensés par une pensée qui nous vient spontanément sans que l’on sache comment. Et la pensée qui s’exprime en nous dialogue en réalité avec elle-même à travers le filtre de notre existence. Et dans cette existence, qu’avons-nous en propre ? Notre corps, notre esprit, notre pensée, notre temps dans lequel nous naissons, notre devenir. Oui, nous avons tout cela ; mais il demeure que tout nous est donné.

Dès lors, le véritable mystère de l'existence n'est pas ce que nous sommes, ce que nous pensons, mais le prodige de l’être humain qu’est le fait d'exister. Mais de qui émane ce prodige qui nous fait exister, qui nous fait penser au point que nous pensons, nous existons naturellement et à personne presque ne lui vient cette pensée qu’il pense ne vient pas de lui mais d’une Pensée supérieure qui lui permet de penser et d’exister. Sans la pensée en lui, il ne peut exister.

Cette grille de lecture sur la pensée et nous êtres humains pensants modifie profondément notre compréhension de notre humanité. Et c’est une vérité que tout notre être nous est donné sauf que nous n’en prenons conscience. Aussi peut-on dire que « notre être n'est pas notre être, tout en étant nôtre ». Cette formule concentre le mystère de l'incarnation. Les sensations de douleur, de joie, la chair de notre corps et le souffle qui nous anime sont intimement nôtres ; personne d'autre ne peut les ressentir à notre place ; pourtant, nous n'avons rien créé de tout cela ; nous n'avons pas dessiné la structure de notre ADN ; nous n'avons pas choisi notre époque, et nous sommes incapables de prédire quelle sera notre prochaine pensée.

Cette dépendance absolue s'étend à nos émotions les plus spontanées. Si nous rions, c'est que la Pensée nous a conduits au rire à travers une chaîne d'événements et de perceptions dont nous ne maîtrisons pas les rouages. Si nous souffrons, c'est par elle également.

Pour comprendre comment la Pensée régit le monde sans le montrer, il suffit de tourner le regard vers les grands séismes du passé. L'histoire humaine est jalonnée de personnages dont l'ascension semble défier toute logique rationnelle. Le XXe siècle a été marqué par l'émergence d'Adolf Hitler, un peintre-chômeur, un caporal insignifiant de la Première Guerre mondiale, qui est devenu en quelques années le Führer, le maître absolu d'une des nations les plus industrielles et cultivées d'Europe.

La lecture matérialiste de l'histoire cherche des explications économiques, sociales ou psychologiques à ce phénomène. Une lecture plus élevée, ancrée dans la Visée universelle, y voit un instrument de la nécessité historique. Hitler n'était pas l'auteur de son destin ni de son idéologie ; sa pensée, habitée par des forces de destruction et de domination brutales, était un outil entre les mains de la Pensée du monde. Il était nécessaire à la marche de l'histoire, non pas pour le bien de ses actions, mais pour le cataclysme qu'il allait provoquer.

Le monde de la première moitié du XXe siècle était bloqué par des structures impériales et coloniales devenues stériles. Ces empires occidentaux, qui avaient asservi des peuples entiers à travers le globe, maintenaient l'humanité dans un état de stagnation morale et spirituelle où la force brute primait sur la justice. Pour briser ces structures pétrifiées, il fallait un choc d'une violence inouïe. La Seconde Guerre mondiale, ordonnée à travers la pensée obscurcie des dirigeants de l'époque, a rempli ce rôle de destructeur nécessaire.

La marche de l'humanité vers son élévation ne se fait pas de manière linéaire et paisible ; elle s'opère par des crises majeures. L'effondrement des empires coloniaux et la libération progressive des peuples opprimés ont exigé le sacrifice de 70 à 80 millions de morts à travers deux guerres mondiales. D'un point de vue purement humain et immédiat, cette souffrance de masse est une tragédie absurde et révoltante. D'un point de vue métaphysique, elle représente le prix terrible mais inévitable de la transition.

La Pensée créatrice utilise le chaos pour forcer un réalignement géopolitique et moral. Les empires qui se croyaient éternels ont été ruinés, affaiblis et contraints de lâcher leur emprise sur leurs colonies dans les décennies qui ont suivi 1945. La souffrance est devenue le creuset dans lequel une nouvelle conscience internationale, plus sensible aux droits des peuples et à la justice globale, a pu commencer à émerger. L'histoire avance par des destructions créatrices, où l'ancien ordre doit être pulvérisé pour que le nouveau puisse naître.

Ce qui s'est joué au XXe siècle se répète point par point sous nos yeux en cette première moitié du XXIe siècle. Le comportement des dirigeants contemporains, en particulier celui du président américain Donald Trump, offre une illustration parfaite de la manière dont la pensée « mène en bateau » ceux qui croient dominer le monde. En lançant une offensive d'envergure contre l'Iran, le dirigeant américain est persuadé d'agir en stratège, de servir les intérêts de la puissance hégémonique de son pays et de soumettre une nation insoumise aux visées de son empire. Il se flatte d'être imprévisible, pensant que ses décisions découlent de son propre génie tactique.

En réalité, son esprit est le jouet de mécanismes inconscients et de structures de pensée qui le dépassent totalement. Il croit mener une guerre géopolitique classique pour les ressources et l'influence, alors qu'il exécute le script d'une dynamique universelle. L'Existence Universelle a un objectif qui dépasse de loin les ambitions électorales ou impériales de Washington : elle utilise la démesure américaine pour provoquer une transformation profonde et irréversible de l'équilibre mondial.

Le conflit avec l'Iran, loin d'être une suite d'escarmouches chaotiques, suit une chronologie rigoureuse, dictée par la loi de la Pensée du monde à travers trois phases distinctes : la première en juin 2025, la seconde en février-avril 2026, la troisième en juillet 2026 et toujours en cours.

Chacune de ces étapes démontre l'impuissance des acteurs à freiner la machine une fois lancée. En juin 2025, lors de la première vague de frappes qui a déclenché la guerre des Douze Jours, le pouvoir américain pensait envoyer un signal de fermeté pour forcer une négociation rapide. L'effet a été inverse, provoquant une riposte asymétrique et un enlisement immédiat.

En février 2026, sous la pression des alliés régionaux et face à l'échec des pressions économiques, le président Trump a ordonné l'opération Epic Fury, une campagne aérienne massive ciblant les centres de commandement et de contrôle iraniens. L'illusion de la maîtrise était encore présente : le Pentagone affirmait pouvoir décapiter la résistance adverse en quelques semaines.

Aujourd'hui, en ce mois de juillet 2026, nous assistons à la troisième phase de ce processus implacable. Les frappes massives en cours sur les infrastructures de transport et les axes logistiques stratégiques, déclenchées en représailles aux pertes subies par les forces occidentales, démontrent que le conflit a échappé à toute rationalité politique. Le président américain, qui se targuait de maîtriser le cours des événements, est emporté par le flot d'une guerre totale qu'il a initiée mais qu'il ne peut plus arrêter. Sa pensée s'est jouée de lui : elle l'a poussé à ouvrir la boîte de Pandore, croyant y trouver la gloire, pour n'y trouver que l'instrument de l'usure de son propre empire.

L'un des aspects les plus douloureux et les plus révoltants de la condition humaine réside dans l'injustice flagrante qui frappe les innocents ici-bas. Le sort du peuple palestinien en est l'exemple le plus poignant de notre époque. Jour après jour, des hommes, des femmes, des vieillards, des enfants et des bébés meurent sous les bombes, privés de leurs terres, de leurs droits et de leur dignité par un projet sioniste fondé sur la spoliation et la haine de l'autre. Les colons et les dirigeants qui orchestrent cette destruction agissent avec un sentiment d'impunité totale, forts de leur puissance militaire et de leurs soutiens internationaux. Ils croient, eux aussi, être les maîtres de la terre, les auteurs d'une victoire historique.

Pourtant, la Pensée universelle qui suit chaque être pas à pas n'égare aucun détail. Ces bourreaux ne savent pas que leur haine, leurs choix cruels et leurs violences sont comptabilisés. Ils agissent à travers des pensées de domination qui ne leur appartiennent pas en propre, mais ils font le choix conscient de s'y soumettre, d'incarner le mal. Dans le grand livre de l'Existence, aucune larme d'enfant n'est perdue, aucun crime n'est oublié. L'impunité terrestre n'est qu'un décor éphémère qui masque une réalité spirituelle beaucoup plus vaste.

Face à l'insoutenable réalité de la souffrance des innocents qui ne trouvent pas de justice sur cette terre, l'esprit humain a formalisé les concepts de Paradis et d'Enfer. L'analyse profonde de ces mots révèle qu'ils ne sont pas des inventions poétiques ou des contes destinés à rassurer les vivants. Ces mots sont venus de la Pensée du monde à travers le langage des hommes ; et la Pensée du monde, expression du Créateur, ne peut mentir.

Si les concepts métaphysiques de justice ultime étaient des mensonges, alors les mots qui désignent les réalités physiques visibles, comme le Soleil, la Terre ou la Lune, seraient également des mensonges. La cohérence du langage humain repose sur la vérité de ce qu'il nomme.

Le Paradis et l'Enfer sont des nécessités géométriques de l'univers. Ceux qui ont été touchés par les épreuves les plus dures de la vie, qui ont été dépouillés de tout ici-bas comme le sont les Palestiniens, recevront une compensation absolue lorsque leurs âmes quitteront cette terre. Ils obtiendront dans l'au-delà la paix, la lumière et la plénitude qui leur ont été confisquées par la cruauté des hommes.

À l'inverse, ceux qui ont tué, spolié et semé la destruction en toute conscience auront à rendre des comptes. Ils feront face à la rétribution exacte de leurs actes, subissant le poids de la souffrance qu'ils ont infligée. C'est en cela que réside la justice absolue de l'Existence Universelle : le monde humain est le lieu de l'épreuve et du choix ; l'au-delà est le lieu de la pesée et du grand rééquilibrage.

La marche de l'humanité à travers l'histoire apparaît ainsi sous un jour nouveau. Nous ne sommes pas les créateurs de notre destin collectif, ni les inventeurs de notre propre pensée. Nous sommes intégrés dans un système total, un univers vivant et conscient régi par son Créateur au-dessus de tout. L'histoire est le déploiement d'une Visée supérieure qui utilise les forces contraires, les ambitions des empires et les passions destructrices pour briser ce qui est devenu stérile et forcer l'avancement des civilisations. Le chaos de 2025-2026 n'est que la réplique des séismes du XXe siècle, un accouchement douloureux vers une étape supérieure de la conscience humaine.

Où résident alors la grandeur et la spécificité de l'homme dans ce monde déterminé ? Elle se trouve précisément dans ce que l'on peut qualifier de « prodige de la nature humaine ». Bien que la pensée nous traverse et que l'Existence nous guide, l'humain a été créé avec une faculté unique : la capacité de choisir, en toute conscience, entre faire le bien et faire le mal. Nous ne contrôlons pas l'apparition des pensées, mais nous ressentons intimement leur nature morale. Choisir la compassion plutôt que la cruauté, la justice plutôt que la domination, c'est aligner notre être individuel sur l'Intelligence bienfaitrice que la Pensée créatrice injecte dans la marche du monde pour combattre son côté animal.

Comprendre ce paradoxe, être le Mystère sans le posséder par soi-même, apporte une clarté définitive. L'être humain n'a plus besoin de chercher à s'extraire de lui-même par des techniques artificielles, ni de désespérer face à l'injustice apparente du monde. Il sait que tout est ouvert, que l'humanité accomplira ce qu'elle doit accomplir, mais que l'Existence la suit pas à pas. Nous sommes à la fois les acteurs passionnés du drame historique et les témoins privilégiés de l'œuvre du Créateur, portant en nous la responsabilité de nos choix au sein d'un plan universel parfaitement ordonné vers la justice finale.

Medjdoub Hamed
Chercheur

 


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