L’agonie du PS
par CHALOT
lundi 3 avril 2017
L'ancien premier ministre Manuel Valls a décidé de franchir le pas -du moins officiellement car c'était programmé- il soutient la candidature de Macron.
On peut toujours tancer Valls et lui reprocher qu'il n'a pas de parole... Mais vraiment que peut-on attendre de ce personnel politique, gangréné qui n'a plus aucune idée de gauche.
Mélenchon qui se félicite des sondages continue à refuser une candidature unitaire à gauche....
Cette possibilité est plus que compromise.
Comme beaucoup de militants j'espérais que le vent unitaire allait balayer les égos de l'un comme de l'autre....
Malheureusement tous les efforts ont été vains.
De nombreux parlementaires du PS ont choisi eux aussi d'être des félons à leur parti et surtout à une cause qu'ils ont défendu hier.
Hamon peut toujours continuer à croire à un redressement, le PS est mort, il a été tué de l'intérieur comme l'a été son devancier la SFIO à la fin des années 60.
Cette recomposition politique en cours avec le parti attrape tout dirigé par le Necker du 21 ème siècle va tout faire sauter .
Que vont devenir les municipalités dirigées pas des équipes composées de militants de gauche, socialistes et communistes et aussi de macronnistes ?
Quels vont être les rapports entre la partie libérale et l'opposition municipale composée elle aussi de macronnistes ?
Comment vont se positionner les femmes et hommes de gauche qui refusent le libéralisme même plus d'ailleurs teinté de social ?
Il y aura de l'éclatement et de la recomposition.
Il faudra que toutes celles et tous ceux qui ont soutenu un candidat de gauche aux présidentielles se rassemblent au lendemain des élections pour préparer les législatives avec l'envie de se rassembler et pour au-delà des échéances électorales, jeter les bases de la construction d'un nouveau parti anti capitaliste.
Ce débat sur la renconstruction ne pourra pas faire l'impasse sur deux questions essentielles : la rupture avec la 5ème République et la sortie de l'Union Européenne.
Nous entendons quelques voix nous appeler à voter au deuxième tour des présidentielles pour Macron au cas où il serait qualifié....
Je leur réponds que rien n'est joué et qu'en tout état de cause, on ne me fera pas refaire la même partie que celle effecuée en 2002....
Au deuxième tour je m'abstiendrais si deux candidats de droite -Macron étant dans ce camp là- s'affontaient.
Jean-François Chalot