L’ambition d’un parvenu

par Libertad14
lundi 11 juin 2018

LA GRENOUILLE QUI SE VEUT FAIRE
AUSSI GROSSE QUE LE BŒUF

 Une Grenouille vit un Bœuf
 Qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n'était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse s'étend, et s'enfle, et se travaille
 Pour égaler l'animal en grosseur,

...............Disant : Regardez bien, ma sœur ;
Est-ce assez ? Dites-moi ; n'y suis-je point encore ?


Nenni. M'y voici donc ? Point du tout. M'y voilà ?
Vous n'en approchez point. La chétive Pécore
 S'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : 
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
 Tout petit prince a des ambassadeurs,
 Tout marquis veut avoir des pages.

 

   Parce qu’il fut repéré par des puissants, que sa personnalité était malléable, que son surmoi était colossal, alors les maîtres du système lui confièrent la gestion d’un pays. Il ne s’agissait pas d’une confiance absolue mais d’une reconnaissance d’asservissement aux ordres données.

 Le peuple désabusé, ne sachant plus à quel saint se vouer depuis des années, il fallait pour ces vampires du pouvoir donner l’illusion d’un sauveur providentiel, afin de maintenir les fidèles dans la croyance des vertus de ce système.

Aussi à grand coup de publicité, partout sur leurs ondes et dans leurs grands journaux, ils vantèrent les mérites de ce personnage.

« Oyé, oyé braves gens, l’archange de la finance vous annonce la venue d’un nouveau messie ».

 Petit à petit, de manière insidieuse ce personnage soutenu par les deniers du capital, modelé à l’art de la tromperie, très vite à mis en place des moyens visant à interdire toutes velléités du peuple contre la toute puissance du pouvoir capitalo-bourgeois. Entouré de ministres de ce culte choisis aussi par la haute autorité, le messie et ses apôtres ne tardèrent pas à montrer la voie. « Nous ne changerons pas de cap, quoi qu’il arrive ».

 S’accaparant du pouvoir décisionnaire en obtenant le doit de légiférer par ordonnances, très vite cette équipe se montra très efficace pour promulguer des lois s’avérant rentables pour les marchands du temple (minorité de très riches) prélevant plus de taxes et d’impôts sur les petites gens et la classe moyenne. Le but : collecter un maximum d’argent pour renflouer les caisses de l’Etat afin de le redistribuer, sous des formes diverses, à cette engeance de droits divins, fut-elle mondiale ou européenne. Ainsi le miracle s’accomplirait avec la bénédiction du peuple.

Mais …….. !! Parmi ces exclus de la richesse et du pouvoir, des êtres, catalogués comme sataniques affublés par tous les anathèmes par ces maitres à penser du capital, s’élèvent et mènent un combat pour dénoncer les injustices et les inégalités, et un autres mode de vie.

 Bon nombre de jeunes, de retraités et des travailleurs de la fonction publique mène la lutte. Que soit les cheminots, les personnels hospitaliers, ou dans certains secteurs du service privé ces travailleurs méprisés par leurs patrons, insultés par un gouvernement qui préférerait les voir au travail « ils feraient mieux de travailler que de manifester dans la rue » les traitant même de fainéants.

 Ce petit homme à l’ambition démesuré n’a pas compris qu’il n’est qu’un instrument au service des puissants pour pérenniser un système odieux injuste et sans pitié.

 L’appât du pouvoir et du gain peut-il justifier tant de mépris à l’égard d’un peuple ?

L’honneur et la reconnaissance du mérite quand on est ministres ou président ne dois pas être reconnus en fonction de la grosseur du portefeuille, mais par l’humanisme et le caractère social de son action. Un peuple ce n’est pas seulement les nantis, ce sont aussi et surtout ces gens défavorisés économiquement, socialement et médicalement.

 Ce petit roi d’opérette et ses ministres illusionnistes, après avoir servi copieusement cette bourgeoisie capitaliste, furent mis de coté, ils furent remplacés par d’autres serviteurs encore plus aguerris aux nouvelles techniques de la tromperie et du mensonge. L’histoire ne retiendra qu’une épitaphe de ce petit homme : « Ce président a relevé l’économie française en sacrifiant les intérêts d’un peuple ». Ce petit homme mérite bien une fable de La Fontaine.

 L’avenir de notre pays, de notre société est entre nos mains. Que ferons-nous demain ?? Les jetterons-nous dehors, ou bien continuerons-nous à nier l’avenir, à plier sous le poids des tromperies et des injustices économiques et sociales ?

 09/06/2018


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