L’école républicaine : une complète inversion des valeurs...
par rosemar
mardi 3 décembre 2019
Je viens de terminer la lecture de l'ouvrage de Michel Onfray, Le chemin de la Garenne : Onfray évoque ses souvenirs d'enfance et notamment l'école républicaine de son époque...
Et, ce faisant, il met en évidence une inversion totale des valeurs de cette école...
Onfray fait appel à ses souvenirs d'enfant :
Il a connu "les plumes Sergent-Major, les pâtés sur le papier gratté, les encriers remplis par les bouteilles d'encre violette, les coups de règle sur les doigts en cas d'indiscipline, par exemple, pour un mot échangé à voix basse, les cartes de géographie pendues au mur, la bibliothèque avec de véritables livres et non des productions dites pour enfants..."
Il a connu, "avant d'entrer dans la classe, l'inspection de propreté des mains, des ongles, des oreilles... en cas de crasse ou d'ongles noirs, la gifle partait sans prévenir... et le contrevenant allait laver tout ça dans les lavabos qui précédaient l'entrée de la classe."
"Quiconque se serait plaint à ses parents s'en serait pris une seconde à la maison..."
Mais qu'est devenue cette école ?
Finie l'autorité du maître, disparue l'estrade sur laquelle l'enseignant délivrait son savoir.
Eh oui, le maître ne doit plus montrer qu'il domine les élèves... tout est égalisé...
Finis les rapports de confiance entre le maître et les parents. De nos jours, les parents porteraient plainte pour une gifle et l'enseignant serait convoqué au poste de police.
Fini le tableau noir...
Finie l'analyse logique qui permettait aux élèves de comprendre le fonctionnement de la langue.
Tout a été bouleversé.
Comment, dès lors, s'étonner des difficultés que rencontrent les enseignants ?
Leur autorité est sans cesse battue en brèche par les parents, les élèves, la hiérarchie, les inspecteurs.
On peut reprocher à l'école d'autrefois d'avoir été trop stricte, trop rigide, mais à l'inverse, elle est devenue trop laxiste.
On a admis les bavardages, on les a même parfois encouragés, on a mis l'élève sur un piédestal : il a tous les droits, il faut le ménager. Les punitions sont mal vues.
On a voulu, dans nos sociétés, préserver à tout prix l'enfant, le protéger, considérant, parfois, la punition comme une humiliation, pourtant, l'enfant se doit, comme l'adulte, de respecter des règles de vie, il se doit d'écouter en classe, d'apporter ses livres, de suivre les cours.
Le règne de l'enfant roi a fait des ravages...
L'éducation à la discipline commence aussi à l'école : il convient de la restaurer.
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