L’homme réfléchit-il ?
par morytraore.com
samedi 5 janvier 2013
Depuis belle lurette nous n’avons de cesse de dénoncer, d’attaquer, de fustiger de toutes les manières cette « bêtise du monde ». Et pourtant elle perdure. Nous devons finir par reconnaître que la bêtise du monde est aussi maligne et agile qu’une anguille qui nous glisse entre les mains pour aller se tapir dans les recoins les plus insoupçonnés.
Notre tendre "rosemar" se présente elle-même comme étant une personne qui aime l'actualité, la littérature, le cinéma, la musique, et qui adore aussi les fleurs et les arbres...
Les animaux aussi adorent les fleurs et les arbres, mais ils ne connaissent pas l’actualité, la littérature, le cinéma et la musique. Est-ce une raison suffisante pour les noircir ? Car "rosemar" écrit plus loin dans son article : « Autre pratique qui relève de la bêtise la plus noire : toutes les voitures incendiées lors de la nuit de la Saint Sylvestre. Au total, 1 193 véhicules ont été brûlés et détruits en France, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, lors d'une allocution. »
Alors si la "bêtise" en plus d’être bête est aussi noire, nous pouvons aisément comprendre l’envie des Français, eux si attachés aux lumières, d’incendier des voitures pour illuminer leur nuit de Saint Sylvestre. En Afrique où je réside, nous sommes accoutumés à l’obscurité. Nous y vivons avec la lune et le soleil, un don des dieux, économique et sécurisé.
Malheureusement la Côte d’Ivoire, sur le chemin de la "Renaissance", empressée d’accéder aux lumières, a voulu forcer la dose en s’offrant à prix d’or, une Saint Sylvestre illuminée et pleine de feux d’artifices. Le résultat fut dramatique. Le bilan serait d’une soixantaine de morts et plus de 200 blessés. Cette catastrophe mortuaire devrait nous emmener à sérieusement réfléchir sur le sens du développement que nous cherchons.
L’Afrique se doit de proposer de nouvelles visions, en redéfinissant ses priorités, afin que les pays dits développés ne nous entraînent dans leur chute vertigineuse.
Abidjan 3 janvier 2013