La fin des despotes
par Albar
jeudi 10 mars 2011
Les peuples arabes, à l'instar des autres peuples de la planète qui aspirent à plus de considération et de respect, n'en finissent pas d'être traités d'immatures par leurs gouvernants au pouvoir insatiable, ils se battent avec l'arme du désespoir en dernier recours, par l’immolation, après que tous les moyens d'intercessions furent noyés et parasités, il ne restait que le sang a offrir en offrande, le torse nu contre les balles assassines des baltagas et des mercenaires.
Le peuple Tunisien a volé la primeur, par sa vague révolutionnaire de changement d'une dictature multi mandatée, au reste de la région du Maghreb ; En digne héritier du chantre poète Abou el kacem Echabi, qui a travers ces vers lyriques enthousiasma toute une génération de jeunes anonymes pour affronter le colonialiste français en haranguant les foules avec son fameux
" Si le peuple veut un jour vivre, il se doit de répondre à son destin
Il faudra bien que la nuit se retire et que les chaînes se brisent "
Les gouvernants arabes en despotes peuvent leurrer leurs peuples un temps, mais pas tout le temps,viendra le jour ou la gouvernance par la seule force policière n'aura plus de prise sur les âmes encagés, en perte d'espoir la vie perd de sa citoyenneté, s'installe alors la déprime et la désespérance qui pousse l'être a se forger une carapace de résistant à l'ordre imposé, et ce ne sera plus le pain ou le lait qui feront vivre mais bel et bien l'air de la liberté, ce qu' aucune police ne peut subtiliser fut elle la plus réactionnaire.
Les peuples arabes subissent le joug des potentats, ils sont maintenus a leur portion congrue, ils n'ont d'estime que lors des élections bien évidement le plus souvent truquées ; L'ordre démocratique mondial représenté par un occident donneur de leçons, ferme les yeux sur tous les dépassements qui peuvent survenir, pourvu que ses intérêts économiques ou géostratégiques ne sont pas touchés.
Certains pays comme les USA et l'Angleterre ont réagis de manière tactique pour avoir bonne conscience, ils ont condamnés l'utilisation abusive et disproportionnée de la force envers les manifestants, voyant même en cela un droit légitime des manifestants. Quant à la France ou Mr Ben Ali est considéré comme un ami, sa réaction fut tardive et bien mièvre ; Pire encore, l'intervention de Mme Alliot Marie au sein de l'hémicycle de l'assemblée nationale relève d'une ingérence déguisée ; En voulant porter secours à un ami, la France était prête a envoyer des troupes de maintient de l'ordre, faisant fit de toutes les conséquences possibles et imaginables.
Il est plus qu'évident que la France a procédé d'un calcul hypocrite, ne voulant pas perdre un ami sur lequel on pouvait toujours compter, que de miser sur des incertitudes telle l'arrivée d'une mouvance islamique aux commandes du pouvoir ; Autant dire, temporiser jusqu'à la dernière minute en soutenant mordicus les dernières heures du despote, qui malgré tout a fini par tomber, ce qui n'arrangea pas les choses puisque Mr Sarkozy en fin politicien et adepte de la réal politique, n'accorda pas de visa à son ami pour un exile en terre française in fine.
Le peuple tunisien, comme le reste des peuples arabes, comptabilisent toutes ces dérives hypocrites et politiciennes des gouvernants occidentaux, supposés serviteurs et protecteurs de la démocratie dans le monde. Une mise à nu de leur politique étrangère se révèle en un plouc magistral, ou seul l’intérêt prédomine ; Aussi la leçon sera-t-elle bien retenue !
La moralité de ces événements historiques, ou on a vu une suite sans précédent de chutes successives de dictateurs,à commencer par Ben Ali, puis Moubarak, suivront sous peu Kadhafi, Ali Salah voire d’autres encore, en un laps de temps très court, est que rien ni aucune force ne peut stopper la déferlante d'un peuple rabaissé et méprisé. Les dictateurs tout comme les marionnettes n'ont juste le temps de faire trois petits tours et puis s'en vont, le plus souvent seuls dans les méandres de l'oubli.
L’Histoire retiendra ces bouleversements extraordinaires, insoupçonnés il n’y a pas si longtemps voire inimaginables, comme elle a retenu les dix jours de la révolution communiste, que les peuples arabes on le droit de goûter à la liberté et à la démocratie, qui n’en déplaise à certains n’est sûrement pas incompatible avec i’Islam, que d’aucun ne voudrait que cette possibilité puisse exister, dès lors qu’il prône le débat au premier degrés, avec tout ce que cela suppose comme propositions d’idées et leur contraires