La guerre congénitale

La guerre congénitale

par morice
lundi 3 janvier 2011

Je n’étais jusqu’ici pas convaincu, à tort, je l’avoue. Parce que les personnes qui me présentaient les choses n’étaient pas à mes yeux dignes de confiance. Engagées dans un combat idéologique qui ne peut être le mien, ou parfois dans une sorte de mauvaise foi évidente, elle s’efforçaient de me convaincre et de convaincre tout le monde que les photos horribles qu’elles montraient étaient la norme : une propagande ; en quelque sorte, m’étais-je dit. Suspicieux de nature, et assez révulsé par les clichés, je n’avais jamais abondé dans ce sens. Aujourd’hui, après ce qui est donc bien du temps perdu, je suis obligé d’admettre que les doutes émis étaient étayés. Une enquête précise publiée dans le très sérieux International Journal of Environmental Research and Public Health révélée par le Guardian (qui n’aura eu de cesse de secouer le cocotier en la matière) révèle qu’effectivement, en Irak, en plus des dégâts directs de guerre, ces événements ont bien eu lieu, continuent à se produire, et s’ajoutent aux conséquences désastreuses du comportement des militaires américains en Irak comme en Afghanistan. Une enquête qui pointe le doigt sur un secteur clé en Irak : Fallujah, haut lieu des crimes de guerres US ; l’endroit où ont été relevés aujourd’hui ces taux anormalement élevés de monstruosités de naissances. Une enquête qui démontre en effet le « nombre inquiétant de fausses couches et de naissances de bébés difformes » dans le secteur. On n’avait pas encore touché le fond de l’horreur, cette fois on y est. En cause, très certainement, l’usage intensif des munitions à uranium appauvri qui ont profondément contaminé tout le secteur. Sinon tout un pays ! Et sinon deux, si on compte l’Afghanistan !

L'enquête parle plutôt avec retenue "d'épidémie d'anormalités"  : c'est un peu un euphémisme déjà, hélas. Ces enquêteurs indépendants le confirment  : "selon eux, ces malformations sont 11 fois plus nombreuses ici que dans le reste du monde. En mai, 15% des 547 enfants nés à l'hôpital présentaient une anomalie et plus d'un sur dix naissait avant la fin du 7e mois de grossesse, relève un pédiatre irakien travaillant dans l'hôpital de la ville. Les chercheurs sont d'autant plus inquiets qu'ils estiment ces chiffres largement sous-estimés dans la mesure où une grande partie des habitants privilégient encore l'accouchement à domicile". Je vous passe la séquence sur les photos ou les vidéos, je n'ai jamais réussi à la visionner en entier. Les difformations de fœtus sont évidentes, comme celles des enfants monstrueux nés à terme ou avec des tumeurs dès la naissance. L'étude est fiable, car reposant sur des analyses implacables : "(...) certaines coïncidences relevées dans l'étude systématique de 55 familles semblent très improbables. L'étude pointe notamment le cas d'une mère et d'une fille ayant toutes deux donné naissance à des enfants malformés après 2004. Dans le même temps la deuxième femme d'un des deux pères accouchait elle aussi d'un bébé difforme. "Il faut bien avoir à l'esprit qu'en temps normal, la probabilité d'une telle coïncidence est virtuellement nulle", explique au quotidien britannique le toxicologue Mozghan Savabiasfahani, un des auteurs du rapport".

La raison de de désastre est bien sûr l'usage immodéré de munitions à uranium appauvri, dont le déversement à haute dose a contaminé tout le secteur. L'uranium appauvri, on le trouve en effet dans une multitude d'engins de morts qui ont été utilisés pour réprimer les deux révoltes successsives de Fallujah, où le phosphore blanc et même le napalm ont également été utlilisés : on s'est archarné sur ce quartier qui avait osé autant défier l'armée la plus forte du monde... avec des armes de poing. Un paradoxe complet. L'uranium appauvri est utilisé au départ pour percer les blindages. Il était donc en prime inutile à Fallujah, où les insurgés n'ont jamais disposé de chars de combat mais d'armes légères ou à la rigueur de bazookas type RPG. Mais dans la conduite de la guerre, l'armée américaine a toujours utilisé des moyens disproportionnés : là ou un soldat français ou européen va utiliser un demi-chargeur pour se défendre, le soldat US déversera jusqu'à 100 balles, par chargeurs étendus de 20 balles (5 chargeurs). Car il sait que sa logistique lui permet et qu'aucune munition n'est comptée. En France, en septembre 2008, la polémique inverse était apparue. Et selon les militaires US, depuis la découverte de l'uranium comme tête d'obus ou de balle performants, ils en ont mis partout. 

Le fait de déverser en masse est une "tradition" chez les militaires US. En 1944, déjà, Eisenhower avait dû faire une note rappelant qu'avec le millier de tonnes de bombes largué en une seule semaine en Normandie, l'offensive serait bientôt interrompue faute de munitions. Le 7 juillet 44, une vague de bombardiers (anglais !) va déverser 2 300 tonnes de bombes au dessus de Caen. Le 8 août, rebelote : 1020 bombardiers déversent 3 462 tonnes en un seul raid sur les troupes allemandes, toujours au sud de Caen. Au Viet-Nam, lors des opérations Linebaker I et II, les B-52 déverseront des milliers de tonnes sur un ennemi terré à parfois 40 mètres de profondeur, sans même être caché dans des abris de béton. Les stocks étaient là, il fallait les épuiser. En bombardant les digues, notamment, comme LeMay avait pu le faire pour la Corée. Seymour Hersch avait montré qu'on avait détruit là 2000 ans de domestication du fleuve : un désastre écologique, et un désastre économique aussi pour les populations. Des bombardements la plupart du temps inefficaces militairement : "compte tenu des 20 000 tonnes de bombes larguées sur les citoyens d'Hanoï et d'Haïphong, il y eut relativement peu de victimes. Seules 1 318 personnes ont été tuées à Hanoi et 306 à Haiphong. Par comparaison, pendant neuf jours de bombardements sur Hambourg, en Allemagne, en 1944, moins de 10 000 tonnes ont été larguées mais 30 000 personnes ont péri" note un site spécialisé : Curtis le May (mort en 1990) avait tenté d'imposer ses vues, qui consistent à tuer des civils en masse pour affaiblir le moral de l'adversaire, le point culminant de sa stratégie étant... Hiroshima, après les terribles bombardement au napalm et à la bombe incendiaire de Tokyo. Habitués aux méthodes LeMay, les américains continuaient donc à déverser des amoncellements de bombes, que cela fasse des victimes ou pas : la machine guerrière était déjà devenue folle. Ou plutôt n'agissait plus dans un but guerrier mais dans un but purement économique : celui d'engraisser les fabricants de bombes ! Au Viet-Nam, les américains déverseront la bagatelle de 15 millions de tonnes de bombes de 1965 à 1975, dont certains modèles pesaient 7 tonnes (une "daisy cutter" larguée de C-130) ! 15 millions de tonnes ! On en a pour plus de cent ans pour retrouver toutes les non explosées, un danger qui reste potentiel.

En Irak, la technique n'a pas vraiment évolué, même si les bombes se sont fait remplacer par des super-canons. Le camion volant pour balancer les obus à l'uranium appauvri est connu. C'est le Thunderbolt II (Warhog), dont la caisse à munitions derrière le dos du pilote fait la taille d'une Wolkswagen. Voici ce qu'en dit un spécialiste, le Major Doug Rokke. "La munition à l'uranium qui est tirée par les avions A-10 Warhog (Phacochère) pèse environ 3/4 d'une livre chaque obus, et l'A-10 peu en tirer jusqu'à 4 000 par minute. C'est une tonne 1/2 uranium solide tiré sur une cible par minute. L'uranium à été également été contenu dans un lot de bombes anti-bunker et également dans des sous-munitions, ou dans les mines terrestres tels que l'Atoum et la Pedum. Nous avons aussi des balles de 25 mm tirées par le véhicule de combat Bradley, également fabriquées par le laboratoire de l'US Marine Corps. En plus de cela, nous avons aussi la balle de 20 mm qui est tiré par la Marine et par le système Phalanx (mis autour des bases US comme protection automatique contre attaques aériennes, il tire 3 000 à 4 500 obus par minute, c'est le même système que celui du Warhog, en 20 mm cette fois, et il est devenu le C-RAM "Centurion", un Phalanx monté sur semi-remorque). Parce que les munitions à uranium sont absolument efficaces en combat, car ce sont des tueuses absolues destructrices, les militaires ont en mis dans presque toutes les munitions qu'ils pouvaient trouver ou imaginer. Ç'est extrêmement efficace. Cela tue et détruit tout ce qu'elles touchent".

D'autres engins de mort ont été utilisés, parfois même en duo avec les A-10, notamment les avions Spectre Gunship, emportant des canons rotatifs et même un obusier de 105 mm. Et là encore ils ont été utilisés sur des objectifs disproportionnés. Tout le monde a en tête en effet cette effroyable attaque en 2002 d'un village composé de murs en pisé par une vague d'A-10 soutenu par un Spectre, celui de Deh Rawod en Afghanistan , et celle du village d'Hazar Qadam, dont il ne restait rien debout après le passage des avions. Idem pour celui d'Azizabad du 22 août 2008. Une des pires bavures de la guerre : là encore, des obus anti-chars ayant comme cible des maisons en briques de terre séchée. Et ayant fabriqué comme résultat des tombes de civils pleines. Et non la capture de présumés talibans comme annoncé. Cette fois, des villageois excédés et révoltés avaient même osé montrer leur mécontentement en manifestant, du jamais vu... Hamid Karzaï, excédé lui aussi avait manifesté son mécontentement auprès des dirigeants US, et le New-York Times avait fait part le 7 septembre 2008 du malaise provoqué ; dans le but davantage de calmer le jeu que d'avertir vraiment la population, semble-t-il, quoique sa description des faits avait eu un grand retentissement. 

"La scène de bataille est parsemé de cratères dans les cours et d'éclats d'obus qui ont creusé des trous dans les murs. Des chambres faites de les briques de boue se sont effondrées et des vêtements déchirés ont été posés sur des monticules inégaux où les corps ont été enterrés. A deux endroits ; des tâches de sang sont répandues sur un plafond et un mur. Une vieille femme pousse en avant une marmite pleine de fragments de bombes en métal, et un des jeunes du village nous présente une vidéo de téléphone portable filmée le jour de l'attentat, mais sans l'horodatage. L'odeur des corps s'est déjà répandu à cet endroit, obligeant les villageois à commencer à creuser avec des pelles pour trouver d'autres corps ensevelis. Ils ont retrouvé le corps d'un bébé, durci par la poussière, dans le coin d'une pièce bombardée. Les images de téléphone vues par la présente journaliste, montrait deux lignes d'environ 20 corps allongés dans la mosquée, avec les bruits de sanglots et les les cris des villageois en arrière-plan. Un médecin afghan qui dirige une clinique dans un village voisin a dit qu'il comptait 50 à 60 corps de civils, en majorité des femmes et des enfants et parmi eux des patients à lui, étendus dans la mosquée du village le jour de l'attaque ". Il n'y avait pas qu'en Irak que les sinistres obus bleus ont donc sévi. 

On peut y a jouter aujourd'hui dans ces villages meurtris les tonnes d'obus qui ont été laissés sur place, et cette fois encore demander que l'ONU déclenche une enquête sanitaire sur ce qu'on doit y trouver aujourd'hui comme problèmes médicaux. A Azizabad, à Hazar Qadam et à Deh Rawod , là même où en mai 2010 le capitaine Christophe Barek-Deligny, âgé de 38 ans qui faisait partie d'une équipe de déminage (Explosive Ordnance Disposal ou EOD), est mort avec l'explosion d'une IED... l'armée française va-t-elle s'inquiéter un jour de l'endroit où elle envoie ses soldats en patrouille ? Les munit-elle d'un détecteur de radiation ? Rien n'est moins sûr : ni le précédent ministre ni le nouveau ne semblent avoir été alarmés sur la question. Au polygone de tir de Bourges, pourtant, on portait combinaison semble-t-il... entre 1991 et 2000 ; dates où l'on a testé pareils engins de mort... les militaires français envoyés en Afghanistan ont-ils reçu une information à ce propos ? Ceux qui ne seront pas tués sur place reviendront-ils en France pour y développer des cancers ? On attendra que Mr Juppé nous en parle et nous rassure, je suppose.

En février 2003, les USA avaient reconnu avoir stocké 90 000 mines antipersonnelles à Bahrain, au Kuwait, à Oman, au Qatar, en en Arabie Saoudite. On les a bel et bien enterrées en Irak, ou une bonne partie en tout cas : "la majorité de la contamination par les mines en Irak se trouve tout au long de nord de l'Irak et le long de la frontière avec l'Iran. Une étude d'impact des mines terrestres dans les trois gouvernorats kurdes du nord de l'Irak, menée par l'ONU par le Bureau des projets (UNOPS) en 2002, a indiqué que près de 20 pour cent de la population vit dans les communautés touchées. Il y a 3 444 champs de mines qui affectent les1 022 communautés sur un total de 4424 collectivités. La plus grande concentration de champs de mines situés le long de la frontière avec l'Iran dans les districts de Penjwin, Sharbazher, et Qaladiza". Or ces mines aussi, elles étaient à l"uranium appauvri ! L'autre endroit du monde où ses munitions posent problèmes est ... le Kosovo, décidément pas très verni ces derniers temps.

Mais à Fallujah on a davantage utlisé le char Abrams que le Warhog. Et lui aussi utilisait des obus à l'uranium, continue notre intarissable. "Quand un Abrams tire, vous avez 10 livres d'uranium solide, d'accord. Lors des impacts, environ 40%, soit environ 4 livres, se transforme en ce que nous appelons l'oxyde d'uranium et des éclats. Ce truc est en feu, se déplaçant à très grande vitesse à travers la limite l'espace et tue par causes secondaires, soit en raison d'une commotion cérébrale ou dueà l'inflammation, à la combustion. Vous avez aussi tout un tas d'oxydants de contamination à l'intérieur et autour du véhicule. Mes mesures réelles sont à 400 mètres autour d'un seul véhicule pour un seul tir. Ce que nous avons trouvé et ce que l'armée a également reconnu c'est que dans un rayon de 25-50 mètres du tir, la contamination est si vaste que les soldats américains doivent porter un appareil respiratoire et protéger leur peau dans cette partie contaminée. Donc, c'est vraiment simple. Vous vous retrouvez au final à chaque tir avec une contamination qui est massive". Maintenant nous aurions presque su pourquoi lors des vidéos des tirs au canon d'Abrams dans les faubourgs de Bagdad les conducteurs de chars n'étaient jamais visibles : ils devaient être en tenue de combat protectrice contre les radiations, pensait-on : même pas ! Dans beaucoup de clichés, ils ne portent aucun vêtement de protection particulier. 

Combien de conducteurs ou de tireurs de chars en sont morts depuis, voilà une autre étude que l'on pourrait souhaiter. Des témoignages affluent, pourtant. Selon Rokke, intarissable sur le sujet, l'armée US s'est elle-même condamnée en utilisant ce genre d'armes ! Et les DVD de propagande destinés aux militaires n'y feront rien. Rien n'a été fait pour retirer cette contamination insidieuse et persistante : les exemples donnés ont été filmés aux Etats-Unis dans l'Utah, mais pas en Irak ni en Afghanistan. Les masques de protection ont été rarement vus sur place. Et le texte du département d'état US du 7 octobre 2002 déclarant que l'uranium appauvri ne présente aucun danger demeure à ce jour une belle honte ! Ce texte énonçait sans hésiter que "l'uranium appauvri ne provoque pas de naissances défectueuses"... Quelqu'un aujourd'hui le ressortira-t-il pour traîner devant les tribunaux ses signataires ??? Aujourd'hui que l'on sait que Fallujah contient aussi le plus haut taux de cancers de tout le pays ? 38 fois le taux de leucémie moyen ! L'armée US, toujours aussi cynique, est aujourd'hui plus intéressée à faire voler ses Warhog au bio carburant qu'à protéger ses pilotes ou ses mécaniciens des radiations émises par ces étranges chargements... 

Parmi les militaires américains, l'inquiétude gagne logiquement, elle aussi. L'exemple que racontait déjà Msnbc dès milieu 2006 était très édifiante, déjà ; celle d'un militaire malade, Herbert Reed, 52 ans à l'époque, une fois rentré d'Irak, des environs de Samarah. Il a développé depuis une tumeur à la thyroïde. "Au Walter Reed Army Medical Center de Washington, DC, il a rencontré un copain de son unité. Et un autre, et un autre, et dans l'ennui de la vie de l'hôpital, entre les visites chez le médecin, et la distribution de médicaments, ils se sont mit à parler. "Nous avons tous eu des migraines. Nous nous sommes tous sentis malades" dit Reed. "Les médecins disaient : c'est dans ta tête". Ensuite, le médecin de leur unité s'est aussi présenté. Lui aussi, il était atteint. Cela faisait en fait huit soldats malades de la 442ème de la police militaire, un groupe issue Unité de la Garde nationale, constitué principalement de policiers et d'agents de la région de New York. Mais le médecin savait que quelque chose les autres ne savaient pas. Les Marines néerlandais avait repris le dépôt de trains abandonné surnommé Camp Smitty, qui était entouré de squelettes de réservoir, de munitions non explosées et de douilles. Ils y avaient apporté des dispositifs de détection des radiations. Les appareils avaient détecté un tel taux de radiations que les Hollandais avaient établi leur camp au milieu du désert plutôt que de de vivre dans les ruines de la station. "Nous avons cherché sur l'Internet, a dit Reed, "et nous avons commencé des recherches sur l'uranium appauvri. " En 2006 toujours, le journaliste Chrisopther Bollyn racontait à ses lecteurs la terrible histoire du jeune Marines Dustin Brim, mort au même hôpital Walter Reed de Washington, D.C. le 24 septembre 2004, après avoir tenté de combattre 6 mois un cancer du système lymphatique. Entré dans l'armée à 22 ans, et mort à 24 seulement... après avoir servi au 541st Maintenance Battalion de Fort Riley, Kansas, déployé en Iraq en août 2003. Son travail là-bas ? "Décommissioner" les vieux chars ; les démonter et récupérer les morceaux. Une photo exceptionnelle le montre en train de faire : il manipule une grue chargé d'un bloc moteur, mais sans porter de protection particulière, ce qu'il ne mettait pas non plus pour le démontage de chars Abrams, perclus d'éléments en uranium appauvris, notamment pour ses blindages.

Chez les irakiens, le lien de cause à effets entre l'envoi d'obus de ce type et les dégâts génétiques constatés sur la population mâle de Fallujah est évident, et que c'est bien à cet endroit qu'à eu lieu la contamination. "Les données montrent que chaque résident était résident stable, dans différents endroits de la ville jusqu'en 2009-2010, qu'aucun des parents n'a été blessé ou directement sous les décombres des attaques, et que, parmi ceux qui ont pu l'être, seul le parent de sexe masculin de famille directe a signalé des symptômes aigus immédiatement après. Il n'y a pas de relation évidente entre des bombardements de proximité immédiate / ou due à la combustion de maisons ou à l'activité de nettoyage / récupération des blessés ou des personnes décédées ou aux personnes ayant présenté des symptômes aigus, et le fait d'avoir un enfant avec un défaut de naissance dans les années suivantes. Ceci suggère donc que les naissances à problèmes dans ces familles pourraient ne pas être dues directement à une exposition aiguë, mais pourraient plutôt être associée à leur exposition à long terme de leur corps à une accumulation de substances toxiques qui sont persistantes dans l'environnement". Pas de relation directe entre un tir à proximité donc, mais plutôt une lente exposition aux éclats d'obus ou à leurs pointes radioactives restées sur place. Car bien entendu, une fois tirés, aucun personnel de l'armée US ne s'est lancé dans le ramassage des têtes d'obus irradiantes. Le soldat Bollyn ramassait les morceaux de chars mais pas les obus tirés. L'armée US assure rarement le service après-vente de ses propres dégâts ! La région de Fallujah en est truffée, de ces douilles, des ces obus, de ces morceaux de munitions. Les eaux avoisinantes sont nécessairement elles aussi contaminées. Et les Etats-Unis aussi, au final ; comme ici dans la zone de stockage de Portsmouth. De quoi largement faire l'objet d'un épisode supplémentaire d'Atom Heart Fucker, visiblement !

 

PS : l'uranium appauvri se distingue des autres munitions lorsqu'il se présente en obus-flèches, (avec un parement bleu) ou lorsqu'il est intégré en sous-munitions : or elles ont été vues sur d'autres scènes de bombardement.  Par d'autres pays.

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