La liberté d’expression sacrifiée sur l’hôtel de la bien-pensance
par Sandra
jeudi 2 janvier 2014
Le 12 mars 2012, lors de l’émission « C’est à vous » sur France 5, un clash a lieu entre Patrick Cohen et Frédéric Taddéï. Cohen reproche à Taddéï le choix de ses invités dans l’émission « Ce soir ou jamais » :
« Des gens que vous êtes le seul à honorer à la télévision. Et à mon avis, pas seulement pour de bonnes raisons [...]. On a une responsabilité, quand on anime une émission de débat public, de ne pas propager des thèses complotistes ou de ne pas donner la parole à des cerveaux malades. »
Réponse de Taddeï :
« Pour moi, il n’y a pas de liste noire [...]. Je m’interdis d’être le procureur ou le défenseur des uns et des autres, et surtout de censurer qui que ce soit à partir du moment où il respecte la loi [...]. “Ce soir ou jamais !” est l’émission la plus transgressive du PAF »...
Réponse de Cohen :
« Quand on anime une émission de débat, de débat public, on a une responsabilité »
Responsabilité, de quelles responsabilités parle Patrick Cohen ? N’est-ce pas de la responsabilité des médias de donner toutes les informations, tous les points de vues ce sans aucun parti pris ? Qui est-il lui pour savoir qui dit ou non la vérité ? De quoi ont-ils peur tous ces gens qui refusent d’inviter des personnes qui ne pensent pas comme elles ?
Le problème aujourd’hui en France réside dans le fait qu’une minorité d’intellectuels ou spécialistes du tout et du rien ont le monopole des médias. Ce qu’ils pensent, ce qu’ils disent, est parole d’évangile.
Le cas de Dieudonné n’est qu’un exemple parmi tant d’autres du lobby exercé par quelques intellectuels ou associations dans le monde des médias.
Le 11 septembre reste un sujet tabou en France alors que dans de nombreux pays, il y a des débats entre ceux qui soutiennent la thèse officielle et eux qui a contrario remettent en cause la véracité des faits. Au pays des droits de l’homme, les rares à avoir osé ne serait-ce que penser, que le gouvernement américain avait pu mentir, se sont retrouvés jeter en pâture sur la place publique. Les "complotistes" sont des farfelus ils n’ont pas leur place dans le débat. Pourtant, refuser le débat, c’est ouvrir la porte à la pensée unique.
Sur le site de l’Express, on trouve un article http://www.lexpress.fr/actualite/dieudonne-sans-confession_1311184.html#xtor=AL-447 d’Alain Bentolila dans lequel l’auteur nous explique que si les jeunes aujourd’hui « se laissent berner par Dieudonné », la faute en revient à l’école et aux familles qui « ont renoncé à se mobiliser pour faire des enfants de ce pays des résistants intellectuels. »
« Nous vivons ainsi une période où l'on a de plus en plus tendance à accepter, sans les mettre en cause, les affirmations radicales et les explications définitives. La personnalité de celui qui impose le message (gourou, faux prophète), la puissance du vecteur qui le véhicule (forums, sites, vidéos) suffisent à éteindre l'esprit critique de ceux à qui s'adressent des messages présentés comme une vérité irréfutable ».
Pour Alain Bentolila, la résistance intellectuelle c’est donc accepter les idées répandues par les médias, les politiques et les intellectuels sans avoir le droit de remettre en cause leurs idées. Alain Bentolila pense qu’il ne faut pas interdire ce qu’il nomme « des manipulateurs » mais il sous-entend que nous devons éduquer nos enfants en leur expliquant l’incohérence des propos qu’ils tiennent.
De la liberté d’expression, il n’y a plus que le nom, à quand une petite puce dans notre cerveau pour surveiller notre liberté de penser ?