La liberté de ne pas croire...
par rosemar
mardi 9 juillet 2013
Notre liberté semble être sans cesse menacée dans notre monde : de multiples contraintes pèsent sur nous mais au moins avons-nous une certaine liberté de penser, de croire ou non en un Dieu...
Or, dans certains pays, cette liberté n'existe pas : croire est une obligation, la religion est incontournable et on ne peut y échapper. L'extrémisme islamiste impose ainsi une forme nouvelle d'intolérance et de fanatisme d'un autre temps...
Les philosophes du 18ème siècle ont lutté contre ces fléaux de l'humanité : ils ont dénoncé le fanatisme religieux, la sainte inquisition et ses redoutables pratiques... ils ont mis leur plume au service d'une certaine idée de la liberté, du droit de penser sans être asservi à une religion.
Voltaire s'est attaché à défendre les victimes de ces fanatismes : Calas, un protestant injustement accusé d'avoir tué son propre fils pour l'empêcher de se convertir au catholicisme ou encore le chevalier de La Barre âgé de dix-neuf ans, torturé, la langue coupée, puis décapité et brûlé, sur un bûcher... Il subissait ce châtiment atroce pour le "crime "de blasphème... Il avait refusé d'ôter son chapeau et de s'agenouiller au passage d'une procession religieuse.
L'extrémisme, le fanatisme nous renvoient à d'autres temps lointains où les croyances, la religion s'imposaient dans nombre de sociétés.
Ainsi, il est bon de saluer la naissance d'un mouvement civil : le Conseil des ex-musulmans de France, dont le mot d'ordre est le refus de se soumettre aux diktats de l'extrémisme...
Ce nouveau mouvement qui a vu le jour à Paris en ce début du mois de Juillet aura fort à faire pour lutter contre le fanatisme, des idées d'un autre temps, la soumission de la femme... à l'origine de ce mouvement : d'anciens musulmans ayant rompu avec l’islam, qui réclament le droit de se dire athées et de critiquer leur religion d’origine. Ils défendent aussi avec vigueur l'autonomie des femmes...
Le droit de ne pas croire, le droit de refuser certaines pratiques religieuses doivent être préservés : la religion doit être partout librement consentie....
Comment peut-on admettre que soient persécutés, de nos jours, des gens qui se réclament de l'athéisme ? Comment peut-on accepter des châtiments comme la peine de mort pour apostasie ? Comment peut-on voir perdurer la lapidation, l'amputation, pratiques barbares et d'un autre temps ?
Comment est-il possible de voir encore la femme réduite au rang d'un objet, avilie, rabaissée ?
Comment peut-on ne pas condamner les crimes commis au nom de la religion ? Comment ne pas être révolté par tant d'inconscience aveugle ?
Source : Le Point