La solution qu’elle est bonne...
par BadCRC
lundi 5 octobre 2009
Moi j’aime France Inter. Cela pourrait être un slogan si ce n’était pas simplement la vérité. Le dimanche, Philippe Debrenne dans son émission « dormir debout » passe l’interview de jeunes afghans qui pour fuir le pays où nous occidentaux avons légèrement foutu la merde par simple manque d’ambitions dans la gestion de l’après guerre.
Ils nous expliquent sobrement comment après avoir parcouru la moitié de la terre sans moyens, après avoir été exploité par ce que compte les plus beau spécimens de l’humanité à travers le monde, après avoir perdu leurs plus proche parents dans des traversées improbables à bord de coque de noix, il finissent par atterrir dans un lieu au nom très exotique et tout aussi évocateur : la jungle, vaste campement à ciel ouvert où se concentre des centaines de migrants majoritairement Afghans. Promesse de l’eldorado des gens qui comme eux n’ont plus rien à perdre : Londres.
Donc quand je me lève ce matin là et en écoutant ma chaine de radio préférée voilà t’y pas que j’entends un ministre de l’immigration qu’il a trouvé la solution au problème : Il va faire fermer la jungle ; mais comment n’y avait-on pas pensé plus tôt. Il continue sur la même ligne intellectuelle en signalant que cette fermeture avait un caractère humanitaire et qu’on ne pouvait pas laisser des gens vivre dans ces conditions aussi précaires. De plus les étrangers vivant là auront le choix. La demande d’asile politique, Le retour volontaire ou l‘expulsion.
Sachant que la plupart des demande d’asile sont purement et simplement refusées, on leur laisse le choix entre trois solutions bien connues des beauf à travers le monde : Retourne dans ton pays, retourne dans ton pays ou retourne dans ton pays. On n’y ajouterait facilement si on se laissait aller un petit peu. Viens pas bouffer notre pain et piquer notre boulot. Ce qui est con dans cette histoire c’est que tout le monde sait que ce genre d’opération tapageuse est faite pour satisfaire le crétinisme électorale et que dans le fond l’Europe est bien contente de pouvoir disposer de cette main d’œuvre engageable dans des conditions ultralibérales : On les paie que dalles, on les jettes quand on veut, et surtout pas besoins pour eux de se soucier d’une quelconque protection sociale.
Tout ça est bien sûr volontairement organisé par des lois qui empêchent quiconque de franchir les frontières européennes légalement si ce n’est pour les occidentaux du monde entiers ainsi que les japonais, bref ceux qui ont du fric… D’ici quelques mois un autre lieu d’hébergement « précaire » se sera reconstruit un peu plus loin et le problème sera malheureusement resté le même. Nous vivons vraiment dans un monde de crétins dirigé par des crétins.