La zizanie
par alinea
jeudi 8 avril 2021
Nous avons une bien belle langue ! Que des sagouins à l’instar des talibans, voudraient fonctionnaliser. On m’a tantôt reproché d’écrire décousu alors que justement j’avais, non seulement surfilé mais cousu serré. Alors je me lâche, un instant seulement !
Nous terminons nos courriers avec « haut les cœurs ». On donne tout, on s’engage Hasta la Victoria ! Mais ne confondons pas avec les hauts-le-cœur que nous donne la politique actuelle, cette nausée, ce dégoût, quand on vomit ça soulage, mais reste l’aigre.
Haut les cœurs, je t’encourage, je te soutiens, nous sommes ensemble.
Les hauts-le-cœur, je m’écroule. Seule.
Le nord-mal et l’est-honni, le sud horrifique et le fard ouest. On est déboussolés.
On sort HIFI, mais des millions de gens ont vécu sous ans pires prédateurs pressés d’amants ; la vie, c’est le quotidien, viens boire un coup à la maison si le cœur t’en dit.
La Nature a ses lois que seul l’Homme a fait édicter par un Dieu ; avant de les édicter lui-même, débordant largement son domaine.
C’est nier notre nature – son rêve le plus profond – , parce que notre nature c’est quatre vingt dix pour cent de dominés, pour un dominant. Ce qui se passe actuellement tend à prouver que c’est quasi inscrit , ou tout simplement inscrit, dans nos fibres les plus profondes pour que la masse humaine court vers le vaccin, tout autour de la planète. Les dix pour cent qui restent sont des dominants sans domination, donc des rebelles ou des solitaires.
Depuis la civilisation un peu élaborée, les dominants savent qu’ils usurpent leur pourvoir et toute leur excitation, tout leur plaisir tient en ce qu’il faut inventer pour abuser, abrutir, aveugler le troupeau. Quand le pouvoir du roi, du seigneur, était absolu, il était quand même soutenu, tempéré ou contenu par une chambre d’aristocrates, de dignitaires ; comme dans la harde ou le troupeau, le chef de meute est soutenu par les dominants secondaires, les femelles dominantes.
La première révolution anglaise a vu se lever les dignitaires contre le roi et depuis lors, la trouille accompagna tous les rois ! Le peuple devint La Bête Immonde, à mater, et quand l’industrie eut besoin de mains, à exploiter.
C’est une longue habitude qu’on nous a donnée d’avoir des chefs de meutes débiles, il nous faudrait une sacrée psychanalyse pour s’en débarrasser vraiment !
Tout ça me fait penser qu’il n’y a pas grand-chose à faire ; la prise de conscience n’a rien à voir avec le savoir, ce n’est pas en rentrant de force dans le cerveau des gens, des vérités ou des savoirs, que l’on change leur comportement : il y a eu quelques exemples dans le monde qui nous prouvent que la « rééducation » forcée n’apporte que du malheur.
Il faut juste laisser traîner des paroles, des écrits, pour que ceux qui sont prêts s’en emparent. Du reste, c’est bien ce qui se fait.
Dans la Nature, il y a des accidents qui peuvent conduire un troupeau dans le ravin, sous un orage surprenant, devant une menace inconnue, le chef lui-même fut perdu ; mais c’est rare ; et bien avant que le chef ne devienne gâteux ou fou, il est remplacé ! Du reste il ne deviendrait ni gâteux ni fou, mais il ferait des petits à ses filles ! Encore heureux que toutes les femmes d’un pays n’aient pas à se faire féconder par le roi !! (pour ceux qui ne comprendraient pas, c’est un deuxième degré qui voudrait être drôle dans notre situation actuelle !).
Pour en revenir à nos vaccins, le désir ardent d’aller se faire vacciner, la surdité à l’égard de toutes les alertes, c’est une attitude de troupeau, et j’insiste sur le fait que ceci est parfaitement naturel, alors que je vois, donc je crois, que les manipulateurs qui aident les gouvernements illégitimes ( au sens moral du terme) ont fabriqué cette culpabilité depuis l’invraisemblable propagande harcelante qui a transformé le citoyen en consommateur ( je le vaux bien, client roi, etc).
Chacun est dans cette injonction contradictoire qui le fait roi, qui lui fait croire sans réflexion au libre-arbitre, matériellement, tandis que la victimisation est à son comble dans nos sociétés dans le domaine émotionnel.
Il est clair que cette attitude de troupeau n’a strictement rien à voir avec le quotient intellectuel, le degré d’instruction puisque les premiers à en être, appartiennent aux classes moyennes, moyennes supérieures qui comme chacun sait dominent la populace, et de haut !
Traiter les gens de moutons, ça ne fait pas plaisir et quand c’est dit à la cantonade, on ne se met pas dans le paquet et si ça ne fait pas plaisir, c’est que cette place dans le groupe a été salie, conchiée, conspuée… personne n’a envie d’en être.
Ça date de l’exode rural puisque avant le mépris de classe était un moteur pour la fierté du peuple. Mais à partir de l’exode rural, la zizanie a été semée et aujourd’hui, on peut presque craindre que la Bête Immonde a été terrassée.
Aussi, continuer de ressentir et exprimer ce mépris, se sentir hors troupeau, n’aide pas à la résolution de nos problèmes : imaginer chaque buffle ( exemple d’une bête sauvage puisque les animaux domestiqués ont été sérieusement désinstinctivés, quoique...) qui le « vaudrait bien » et qui, du coup se foutrait sur la gueule avec son voisin pour être le chef, et dans le chaos créé, le chef serait n’importe lequel, d’incapable. La survie du troupeau, dans ses longues transhumances, serait menacée !
Nos pensées viennent toujours de quelque part, et pour finir ma démonstration je vais vous dire d’où !!
Je trouve que la vie est vraiment difficile quand il faut tout faire, penser à tout, tout assumer… je rêverais d’appartenir à un troupeau, comme celui des mes bovins que je connaissais bien, et qui m’a fait découvrir que le sort insouciant de la dernière petite vachette dans la hiérarchie du groupe était beaucoup plus joyeuse et facile que la mienne ; les heurts se produisaient exclusivement en haut de la hiérarchie, pour virer la vache dominante parce qu’on pensait qu’elle avait fait son temps et puis qu’on prendrait bien sa place, pour un privilège bien insignifiant quand la nourriture ne manque pas ! Ou entre les mâles relégués en dessous du tao et qui défoulaient leur dépit !
C’est pourquoi, dans un sentiment très profond, instinctif et intime, je me foutrais du nom que prendrait l’organisation d’une société qui laisserait la place à chacun d’être à sa place, sans vouloir l’imposer de quelque manière que ce soit.
Si on pouvait comprendre que ceci a été imposé d’en haut, qu’ils sont proches de la victoire, je crois en la bonne volonté et les bonnes intentions d’assez de gens pour qu’on commence un sapement sérieux de cette désorganisation orchestrée.
Lutter contre ses faiblesses pour survivre, ça devrait faire partie de l’instinct d’une société… mais la société a fait en sorte de désopiler l’instinct au profit de la connerie imitatrice.