Le Canada : Pas si vert que ça
par olivierdube
mercredi 25 octobre 2017
Je pourrais commencer ce texte en récitant les mesures prise par le gouvernement Canadien pour préserver l’environnement. Or, elles ne sont pas assez nombreuses et efficaces pour être pertinentes. Le Canada devrait grandement jeter un regard sur ces confrères européens plutôt que de vouloir faire plaisir à nos voisins du sud. Que ce soit pour la diminution des plastiques ou encore par l’énergie verte. Voici quelques exemples que le Canada devrait prendre en considération.
En effet, l’Europe regorge d’initiatives des plus novatrices permettant une pérennité future à notre environnement. En France, par exemple, d’ici 2020 tous les ustensiles en plastique non biodégradable seront interdits. Sachant que les plastiques s’incrustent dans tous l’écosystème (7ème continent de plastique) et empoisonnent toute la chaîne alimentaire. On peut également noter que le Kenya bannit les sacs de plastiques de son pays. En effet, depuis le 28 août dernier, utiliser des sacs de plastiques de ce pays d’Afrique est puni par 38000$ ou 4 ans de prison. Ce genre de mesure drastique serait pertinent sachant que les Canadiens utilisent, selon le site du parlement canadien, environ 55 millions de sacs de plastiques par semaine soit 2,86 milliards par année. Or, aucune mesure n’est prise du côté du gouvernement canadien, pourtant le Kenya est capable malgré une situation économique moins aisée que celle du Canada. Pourquoi nos dirigeants n’emboîtent pas le pas ?
Il est également intéressant de mentionner la capacité incroyable de la Suède à recycler. En effet, ce pays est doté d’un système fort ingénieux pour recycler leur déchet. En gros, 36% de leur déchet sont recyclés, 14% sont compostés et 49% incinérés pour chauffer et créer de l’électricité. Le reste soit 1% est envoyé au dépotoir. Au Canada seulement 1/4 de nos déchets sont récupérés, le reste est enfouis ou incinérés. Pourtant l’industrie du recyclage et de la transformation crée 30 fois plus d’emploi que l’industrie de l’élimination. Il serait, donc important que nos institutions politiques prennent ces informations en compte et s’inspirent des manières de faire de nos cousins européens. Une autre initiative de gestion de déchet que le Canada entier devrait prendre en exemple est les actions que l’organisme « composte Montréal » fait. En effet, ce groupe offre un service de collecte de composte. Grâce à cette offre la compagnie amasse plus de 6500 tonnes de produits organiques par année ! Sachant que 40% de nos déchets peuvent être compostés, il est clair que le gouvernement du Canada doit prendre les mesures nécessaires pour mieux gérer ses ordures.
Aussi, il serait intéressant que le Canada s’inspire de la Finlande notamment, puisque ce pays est l’un des meilleurs en matière de préservation et d’innovations environnementales. Par exemple, pour réduire l’emprunte écologique des citoyens, certaines villes de la Finlande (Tampere et Järvenpää) proposent à leurs citoyens 3 magasins permettant d’emprunter des vêtements ! Cette bibliothèque de vêtement vise à réduire la consommation. Il serait facile d’installer ce genre d’organisme ici au Canada. La Finlande prend aussi un virage vert en matière de transport. En effet, ce pays s’engage à rendre l’utilisation de l’automobile inutile, d’ici 2025. À l’aide d’autobus nouveau genre, (ils prennent seulement quelques minutes à recharger et utilisent l’énergie du freinage pour se propulser) et d’un système de transport en commun très efficace, la Finlande croit être capable de réussir ce parie ambitieux. Le Canada semble négliger son transport en commun et continuer à miser sur les automobiles, ce qui n’est pas la bonne solution pour protéger la planète.
Finalement, malgré que le Canada s’approvisionne à 66% d’énergies propres pour son électricité, il est clair que ce pays a encore beaucoup à faire. Les mentalités des gens et des dirigeants politiques doivent changer drastiquement et évoluer pour avoir une emprunte écologique moins importante. Il faut arrêter de gaspiller de surconsommer et ne pas miser que sur l’automobile. Il faut que ça change !
Olivier Dubé
Étudiant au cégep d’Alma