Le désarroi du petit Benoît

par siatom
lundi 23 novembre 2020

 

Benoit Hamon fait le tour des popotes médiatiques pour promouvoir son dernier opuscule "Ce qu'il faut de courage : Plaidoyer pour le revenu universel d'existence" à l’exception de C News à propos de laquelle il s’emporte dès qu’on lui tend un micro. Car s’il aime la diversité ethnique, culturelle, épidermique, il goûte peu celle des opinions.

Peut être partage-t-il avec son ancien camarade de classe à Solferino Mélenchon cette difficulté à survivre là où il n’y a que des blonds aux yeux bleus ? Ils ne partiront pas en vacances ensemble en Scandinavie car s’ils risquent peu la tourista, la leucophobie les guette.

Il n’aime pas les riches non plus, c’est l’antienne ressassée par la socialie, C’est d’ailleurs à cela qu’on les reconnait, même si pour certains d’entre eux ça s’apparente à de l’auto-détestation.

On se souvient d’Hollande et de son slogan pendant la campagne électorale « mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance », une fois élu, il signera l’armistice avec cet univers tant honni en engageant Macron en 2012 au Secrétariat de l’Elysée puis en le nommant en 2014 Ministre de l’Economie. On connait la suite, l’ingratitude et la fourberie du banquier feront passer par-dessus bord le capitaine de pédalo.

Pour être honnête, cette aversion déclarée pour l’argent est largement partagée dans l’hexagone même si elle est fortement démentie par la santé florissante de la Française des jeux.

Mais s’il est un riche particulièrement exécré par notre courageux distributeur du revenu universel c’est bien Vincent Bolloré que sa bretonnitude ne met pas à l’abri du courroux du vindicatif Benoit qui brandit son petit poing rageur en le menaçant de représailles en ces termes sur Public Sénat « Monsieur Bolloré, capitaine d’industrie à la tête d’une télé d’extrême droite est un de ceux qui est en train de mettre de l’essence partout et d’allumer tranquillement des feux partout avec Zemmour, Praud et compagnie ».

Plus tard chez Bourdin, notre apprenti dictateur a réitéré ses menaces "Il devra rendre compte de la responsabilité qui est la sienne aujourd'hui de participer au fait que la montée des idées racistes belliqueuses grandit. Elle grandirait peut-être sans lui mais lui au passage, il fait de l'argent, il s'enrichit »

C’est probablement son surmoi humaniste de gauche divine et prétendument vertueuse qui lui a fait choisir ‘’rendre compte’’ en lieu et place de ’’rendre gorge’’ qui traduit mieux la pensée du président de génération-s qui il ya quelques jours combattait l’article 24 de la loi sur la sécurité globale en estimant qu’elle restreignait la liberté d’expression dont il semble avoir une conception à géométrie variable.

Comme beaucoup de ses camarades, et c’est ce qui explique son profond désarroi, il regrette le temps béni où l’hégémonie culturelle de la gauche était si prégnante et incontestable qu’elle régnait sans partage dans l’éducation, les médias, la justice, le showbiz. Il ne supporte pas que des voix dissonantes se fassent entendre et veuillent se libérer de ce carcan du prêt-à-penser du ''camp du bien''.


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