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Accueil du site > Tribune Libre > Le monstre du budget : une illusion dangereuse

Le monstre du budget : une illusion dangereuse

 

Chaque année, le débat budgétaire fait ressurgir la même image : celle de la dette, brandie comme une menace existentielle. « La dette, c’est comme le monstre du Loch Ness, c’est tous les ans qu’il réapparaît au moment de la discussion budgétaire, histoire de justifier des restrictions sociales, pour se conformer aux accords de l’UE. »

François Bayrou, haut-commissaire au Plan, en a fait le cœur de sa stratégie. Il propose une « année blanche » en 2026, c’est-à-dire le gel des dépenses publiques – prestations sociales, retraites, impôt sur le revenu – sans prendre en compte l’inflation. Dans la même logique, il envisage de « remettre au travail le pays tout entier » en supprimant deux jours fériés, « par exemple le lundi de Pâques et le 8 mai ».

Son plan met l’accent sur la compétitivité des entreprises : 900 millions d’euros de fonds propres supplémentaires, une taxe sur les petits colis pour limiter la concurrence jugée déloyale, et une réorientation des financements de France 2030 vers l’intelligence artificielle et le cyber. Le Premier ministre, lui, a annoncé 5,5 milliards d’euros d’économies sur la santé, via le doublement du plafond des franchises médicales et la suppression de certaines affections longue durée. La Cnam devra trouver 25 milliards d’ici 2030, en partie grâce à de nouvelles taxes sur les produits à risque et à un transfert de charges vers les complémentaires santé.

Le carcan de Maastricht

Ces annonces s’inscrivent dans la continuité des accords de Maastricht : un cadre néolibéral rigide, conçu pour financer l’activité sociétale non pas à travers la richesse produite collectivement, mais par le biais des capitaux investis. Résultat : l’économie privilégie toujours l’enrichissement des détenteurs de capitaux, au détriment du bien commun.

Or l’existence humaine ne se résume pas à des équations financières. Les politiques néolibérales prétendent qu’elles ont conduit au « développement hédoniste » dont profite une partie du monde. Mais cette prospérité est trompeuse. Elle ne tient aucun compte des conséquences environnementales irréversibles – comme le réchauffement climatique – ni du rôle de la collectivité humaine dans l’accumulation des savoirs au fil des siècles.

L’oubli de l’interdépendance

Jamais ces discours dominants ne reconnaissent la dette morale et historique envers les générations passées ni l’importance de l’interdépendance entre humains. Car, même si cette interdépendance a souvent pris la forme de pillages, de colonisations ou de barrières douanières, elle reste la condition fondamentale de l’évolution des sociétés.

Pourtant, nous continuons à nous comporter selon nos instincts les plus primitifs : la compétition, l’individualisme, la cupidité. Au lieu de concevoir nos relations comme un projet collectif où chacun contribue à l’émancipation et à l’épanouissement de tous, nous restons enfermés dans une logique d’exploitation mutuelle.

Un risque d’autodestruction

La question budgétaire n’est donc pas seulement un problème technique. Elle révèle une vision du monde où l’humanité refuse encore de dépasser ses instincts archaïques. Tant que nous resterons prisonniers de ce modèle – où l’on sacrifie le bien commun pour préserver les privilèges d’une minorité – nous courrons vers notre propre autodestruction.

Le paradoxe capitaliste : une dette sans fin, une société sans horizon

Lundi, François Bayrou quittera sans doute son poste. Ses opposants y verront une victoire politique, d’autres se réjouiront de la mobilisation syndicale et populaire du 10 septembre. Mais sans clairvoyance sur le paradoxe capitaliste qui nous enferme, nous n’aurons pas avancé d’un pas. Croire qu’un Rassemblement national fascisant, antisémite, homophobe, xénophobe et nationaliste pourrait incarner une alternative relève de l’illusion : ce parti ne fera que reproduire les mécanismes du capitalisme néolibéral qui exploitent déjà ses électeurs.

Une pauvreté intellectuelle organisée

L’existence même du RN traduit l’appauvrissement intellectuel du pays. Cet appauvrissement est d’abord la responsabilité des gouvernements passés, enfermés dans le carcan entrepreneurial de Maastricht et de Lisbonne, obsédés par le sécuritaire électoral, incapables d’expliquer que nous ne disposons ni du pétrole ni de l’uranium nécessaires à notre indépendance économique, et que nous avons détruit notre industrie par les délocalisations. Tout cela au nom d’une logique simple : réduire les charges pour accroître le capital.

Le capital n’a jamais eu vocation à créer des emplois. Il embauche uniquement pour en tirer une plus-value : revendre trois fois plus cher ce que les salariés produisent. Les inégalités de salaires font que certains acceptent cet échange, car ils bénéficient d’un confort matériel suffisant. Mais la majorité – sous-traitants, travailleurs précaires, employés aux temps partiels – en payent le prix.

Le paradoxe économique

Ce système repose sur deux dynamiques mortifères :

  1. La perte de pouvoir d’achat, qui réduit mécaniquement les chiffres d’affaires.

  2. La réduction des charges par les entreprises, qui appauvrit encore les salariés et donc les consommateurs qui font leur chiffre d’affaire.

Poussé à bout, ce mécanisme conduirait logiquement à la disparition de l’humain, ce qui est absurde, car la vie ne peut se réduire à une comptabilité économique. Déjà en 1994, exaspéré par ce raisonnement, je suggérais avec provocation : « Puisqu’il y a trop d’humains au regard des comptes de la nation, pourquoi ne pas rouvrir les fours crématoires ? » La brutalité de cette image avait glacé l’auditoire. Mais elle disait le fond du problème : notre incapacité à affronter la contradiction centrale du capitalisme.

Depuis 1848, les luttes sociales ont cherché à corriger ce paradoxe par la redistribution. Elles ont obtenu des avancées, mais jamais résolu la contradiction fondamentale.

Une logique biologique et technologique

Pour comprendre, il faut revenir aux fondements biologiques : toute vie est faite de prédation, c’est-à-dire de recherche d’une plus-value avec un minimum d’énergie. L’humain ne fait pas exception, mais il a ouvert une voie particulière : réduire le temps de travail grâce à la technologie. De la domestication animale à l’imprimerie, puis aux outils numériques, chaque étape a permis de remplacer le travail humain, révélant ses limites biologiques.

Le problème est que cette recherche d’efficacité détruit des emplois plus vite qu’elle n’en crée. Si nous devions produire nos biens sans technologies, nous mourrions de faim. Mais avec la technologie, une minorité travaille pour tous, tandis que la majorité reste dépendante d’un capital qui se nourrit de croissance et d’endettement.

Une société engluée

Aujourd’hui, 50,5 millions de Français sont en âge de travailler, mais seuls 30 millions le font effectivement. Vouloir rallonger le temps de travail par des heures supplémentaires ou supprimer des jours fériés est une absurdité, qui contredit la dynamique historique de réduction du temps de travail liée au progrès technologique.

Ce système, entretenu par un discours médiatique permanent, prive les citoyens d’une analyse globale. D’où leur crédulité à croire que voter pour le RN serait une solution. Mais ce parti, comme les autres, reste prisonnier du même conte néolibéral : « Fils, tu dois travailler pour gagner de l’argent ». Réduction simpliste d’une réalité beaucoup plus complexe.

La dette, faux problème, vraie arme

On répète que la dette est un désastre. Mais les 3 400 milliards de dette publique ont financé des emplois, en France et ailleurs. Ils représentent surtout le manque chronique de financement des besoins sociaux depuis les années 1970. Pendant que le gouvernement cherche 44 milliards d’économies, il ignore les véritables besoins collectifs, faute de création monétaire adaptée.

On s’alarme aussi que 47 % de la dette soit détenue par des non-résidents, comme si cela menaçait notre souveraineté. Mais la réalité est ailleurs : notre économie dépend déjà massivement des entreprises étrangères installées en France. En France le montant du PIB en 2024 : 3,162 trillions USD, et le RNB en 2024 : 2180 milliards USB. Le PIB est le produit intérieur brut toutes entreprises confondues, le RNB le revenu national brut, ex-PNB, est le produit des seules activités d’entreprises françaises, nous sommes loin des petits 44 milliard qui nous ferait perdre notre souveraineté.

La vraie question

Nous faisons partie des pays riches. Il est inconcevable que ceux qui ont produit les capitaux d’une minorité soient sommés de travailler encore plus, et que ceux qui ont travaillé toute leur vie ne touchent pas une retraite digne.

La jacquerie du 10 septembre n’aura servi à rien si elle se limite à réclamer du pouvoir d’achat sans interroger les causes profondes de sa baisse. Comme hier les paysans réclamaient du pain sans remettre en cause le système qui les affamait. Tant que nous ne sortirons pas de ce cercle vicieux, le capital continuera à engranger le triple de ce qu’il consent.

 


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22 réactions à cet article    


  • Octave Lebel 8 septembre 2025 17:21

    Nous sommes bien d’acord et je crois que nous sommes bcp à l’avoir compris.

    "La jacquerie du 10 septembre n’aura servi à rien si elle se limite à réclamer du pouvoir d’achat sans interroger les causes profondes de sa baisse."

    Remercions tous ces responsables politiques, journalistes de services et experts homologués de nous avoir tant enfumés (cela continue bien sûr) au point qu’il est devenu difficile de ne pas être sur ses gardes, de tout gober comme attendu,de ne pas s’interroger sur les faits et leur présentation afin de construire notre propre réflexion et pouvoir ainsi discuter des solutions.Et d’en tirer des résolutions à mettre en place dans la clarté et la responsabilité.Loin des promesses bricolées sur des enquêtes d’opinion quand l’opinion est modelée au gré des circonstances par des médias qui commentent les sondages qu’ils ont modelés et commandés en espérant que nous ne finirons pas par nous en rendre compte (c’est loupé). Sans oublier qu’à chaque fois nous avons eu les mêmes surexposés médiatiquement et les mêmes sous-exposés.Qui plus est avec un traitement avantageux ou indulgent pour les uns et agressif et dépréciatif pour les autres.Je crois que ce n’est même plus la peine de dire qui sont les uns et les autres.


    • Matlemat 9 septembre 2025 03:11

      «  Mais les 3 400 milliards de dette publique ont financé des emplois, en France et ailleurs. »


      Ca a surtout financés des emplois inutiles de fonctionnaires et des emploi en dehors de France.


      Cette dette nous a juste permis de gagner du temps et de ne pas s’être déjà effondrés depuis les années 90 face la montée en puissance des pays émergents, en subventionnant nos entreprises et notre agriculture qui ne serait pas compétitive sans cela.




      • ddacoudre 9 septembre 2025 08:04

        @Matlemat
        bonjour toujours dans la doxa médisante. ce que tu dis est totalement faux, et tu n’as aucune preuve à avancer si ce n’est de colporter une rumeur. 3400 de dette te gène mais des milliards versés aux actionnaires d’entreprise extérieur ça ne gène personne. il faut sortir de la doxa médiatique et faire fonctionner ton intelligence, plutôt que de propager des rumeurs.
        cordialement ddacoudre overblog


      • Matlemat 9 septembre 2025 11:55

        @ddacoudre
        Oula, il faut rester calme, c’est vrai j’ai oublié de dire que cette dette est évidemment passée aux actionnaires et dirigeants d’entreprise.

        «  toujours dans la doxa médisante » il faut oser et vraiment mal me connaitre smiley

        Sous entendre que la dette n’est pas un problème et traiter d’idiot ceux qui disent le contraire, chacun jugera .

        C’est une tendance de la « gauche » actuelle, LFI veut relancer les dépenses justifié par un économiste bidon comme Thomas Porcher.

        Vous pouvez apporter les preuves que ce que je dis est faux, ça va pas être facile vu que j’énonce juste des faits, la dette a explosé depuis les années 90, nous avons deux fois plus de fonctionnaires qu’en Allemagne, et les subventions à l’agriculture, qui en a besoin pour ne pas mourir à cause de la concurrence déloyale imposée par l’UE, plus celles aux entreprises, permet on le constate de juste survivre et on aurait clairement un effondrement si l’état ne s’endettait pas à tour de bras.

        La dette française est de la cavalerie, on s’endette pour rembourser les intérêts, cela n’est pas viable.


      • Matlemat 9 septembre 2025 12:08

        @ddacoudre
         Et pour l’argent envoyé à l’étranger, il s’agit d’une douzaine de milliards par an envoyés au pays de l’est de l’Europe via l’UE, le financement de la guerre en Ukraine, divers autres financements obscurs de par le monde, on envoie même de l’argent en Chine pour l’aider encore à se développer !

        Macron a distribué 1 milliard d’euros au Brésil pour l’Amazonie, ils déforestent, on paie le replantage... 1 milliard à l’Afrique du sud pour l’aider à brûler moins de charbon ! 600 millions au Pakistan après les inondations ! dès qu’il voyage il distribue des chèques sur notre dos et récupère probablement les avantages voir des retro-commissions.


      • Octave Lebel 9 septembre 2025 12:34

        @Matlemat

        Vous avez raison, il faut rester calme et se documenter et ne pas se contenter du dénigrement.Quelques éléments de compréhension indispensables sur les mécanismes de la dette et les éléments d’enfumage auxquels nous avons droit en continu même si les médias ont bien été obligés de baisser le volume et d’ouvrir des fenestrons pour une information différentiée au vu de nos prises de conscience accélérées en se rappelant peut-être les leçons du référendum de 2005.

        Très didactique et imparable il me semble. Bien loin des facilités électoralistes pour les nuls qui sont notre pain quotidien sur ce sujet comme sur les autres. Evidemment ignoré comme le reste par ceux qui se disent journalistes. Qui s’explique et s’expose sur ce sujet comme sur bien d’autres avec autant de clarté ? Il n’y a pas de démocratie sans une information indépendante et correcte pour nourrir la réflexion et le débat démocratique. À nous de savoir si oui ou non, nous voulons une démocratie au service de tous ou prolonger indéfiniment la comédie actuelle et ses acteurs.

        → Panique, « grande coalition », présidentielle

        https://melenchon.fr/2025/09/05/panique-grande-coalition-presidentielle

         


      • ddacoudre 9 septembre 2025 12:35

        @Matlemat
        j’ai lu tes commentaires.
        si je t’ai blessé par mes propos je m’en excuse je ne poursuis jamais cette intention.il y a certes les emprunts de l’état , mais aussi les encours qu’il verse à l’étranger pour 54.8 milliards en 2023. j’ignore ce que tu entends par rétrocommission. aucun état ne vit isolé et pratique la coopération comme l’entraide et ces encours font l’objet de remboursement avec intérêts. sauf si la nation préteuse renonce a son crédit. si chacune vivait en vase clos nous serions à la misère sans pétrole et uranium, l’on ne peut pas regarder que la face de la pièce et chaque fois rebondir sur les thématiques médiatique et politicienne qui meuble l’information sans prendre le recul d’une information plus précise en parcourant le net là ou elle se trouve dans des sites sérieux tel le CEVIPOF. certes nous ne pouvons pas éviter les rumeurs qui sillonnent les réseaux sociaux, et l’on ne peut pas non plus sur des faits réels observer les globaliser. or c’est la particularité de ce que l’on appelle l’effet loupe médiatique. par exemple il filme en plan serre une voiture qui brule et tienne un discours alarmant qui laisse croire que c’est la france qui brule. trop de citoyens, se laissent emporter par cela et les politiciens y trouvent une exploitation électoraliste qui fait de notre pays un état policier, alors que le taux de criminalité est stable depuis 1995 avec deux hausses seulement en 2002 et je ne me souvient plus de l’autre année.
        cordialement


      • Réflexions du Miroir 9 septembre 2025 15:52

        @Matlemat
          Si vous saviez comme j’ai été peu fonctionnaire ....
          Il en faut bien sûr mais pas autant.
          En dehors de France, et même en France....
          J’aimais (et j’aime encore créer) pour trouver les solutions aux problèmes qui se posent.
          Il faut de l’argent, je dis même beaucoup d’argent pour pouvoir créer.
          Les pays émergents ont aussi droit à trouver leur propre voix.
          Vous pouvez subventionner vos entreprise jusqu’à plus soif. 
          La France est un pays d’agriculture mais vous avez manqué le saut dans le niveau qui rapporte le plus : le numérique.
          Kodak, Nokia ont raté le coche de son arrivée et ont chuté doucement. 


      • Réflexions du Miroir 9 septembre 2025 16:01

        Il y a toujours une balance entre le débit et le crédit à respecter.
        Quand il y a trop de débits et pas assez de crédits pour compenser en comptabilité, même en postposant la dette sur les années suivantes, il faudra toujours les payer un jour.
        Aujourd’hui, on oublie cela : on est dans une période de flottement. 
        Les agences de notation surveille la tendance et si on descend dans les A, à B, à C...
        Pour emprunter de nouvelles dettes, ce sera avec une augmentation du pourcentage de la dette.
        L’Italie, la Grèce et même l’Espagne ont été dans l’histoire, des pays qui ont atteint le plancher et sont remontés à des normes plus haussières.
        La France n’a pas compris. Elle pense tenir le coup avec l’esprit d’avant.
        Je ne suis pas pour Trump, mais il a gagné ses électeurs en étant drastique et en faisant ce qu’il disait de faire.
        Je suis curieux de voir dans ma boule de cristal, ce qu’il en adviendra.


      • Matlemat 9 septembre 2025 21:50

        @Octave Lebel
        « Il n’y a pas de démocratie sans une information indépendante et correcte pour nourrir la réflexion et le débat démocratique. » 

         C’est pour cela que nous sommes sur Agoravox, malheureusement dénigré et trop peu connu.


      • Matlemat 9 septembre 2025 21:54

        @ddacoudre
         L’incident est clos, je disais juste que nous nous endettons pour distribuer de l’argent en France en partie pour la bonne cause en partie inutilement , et nous nous endettons pour enrichir des gens en dehors de France soit par les intérêts soit par des dons directs.
         
        Par retro-commission, je veux dire de l’argent que l’on donne directement ou pour un contrat dont une partie revient en espèces ou en avanteges divers occultement à celui qui l’a donné. 


      • Matlemat 9 septembre 2025 21:59

        @Réflexions du Miroir

         Oui il en faut des fonctionnaires, qui soient utiles et non en doublons, et faire travailler les gens plutôt qu’en plus faire appel à des cabinets de conseils payés une fortune et qui de plus ne payent pas le moindre impôt en France.

        On donne de l’argent pour le développement des pays pauvres et en même temps nos subventions à nos propres entreprise fait une concurrence déloyale à ces pays.

        Le numérique loupé prouve notre soumission atlantiste.


      • Matlemat 9 septembre 2025 22:01

        @Réflexions du Miroir
         Chaque économiste sérieux sait que dès que le déficit en plus élevé que le taux de croissance, sauf évènement exceptionnel, on sait qu’on va droit dans le mur.


      • Réflexions du Miroir 9 septembre 2025 23:21

        @Matlemat
          Merci de confirmer mon commentaire.
          J’ai étudié les techniques de la Bourse avant de créer un logiciel de mise en graphique de cours que je voulais suivre, en introduisant les cours du jour.. 
          Internet n’existait pas encore.


      • Matlemat 10 septembre 2025 10:40

        @Réflexions du Miroir
         Il existe maintenant des sites ou l’on peut investir dans les produits de la bourse avec des petites sommes, pour moi cela se rapproche un peu du pari sportif..

        J’aime bien aussi Polymarket qui permet de parier sur tout un tas de choses. 


      • Philomo 9 septembre 2025 10:34

        En France il y a environ 2% de surendettés. Depuis plusieurs dizaines d’années 100% des équipes au pouvoir, pourtant des cadors en économie et gestion, ont surendetté la France. Impossible que ce soit le hasard. Leur but est la destruction de notre économie, ce sont des mondialistes qui veulent pouvoir imposer une gouvernance mondiale par des élites autoproclamées.

        Il faut donc les virer en votant en masse pour les souverainistes.


        • ddacoudre 9 septembre 2025 12:44

          @Philomo
          bonjour
          tu tiens un commentaire de complotiste. il y a effectivement de grand groupes internationaux qui se substitueraient bien aux états s’ils défaillent. mais aucun de nos gouvernant n’ont envisager de détruire l’économie dans un intérêt particulier.
          le premier à faire cela fut giscard en proclamant qu’il fallait aller produire dans les pays les moins disant, et il a sacrifié la filature et la sidérurgie. et ce point de vue purement capitaliste se continue avec les délocalisations, et ce ne sont pas nos dirigeant qui orchestre cela, mais notre économie libérale capitalistique, dans laquelle les entreprises contrairement au discours politique n’ont pas vocation à créer des emplois, mais font du capital sur le dos de ceux qu’elles emploient ici ou ailleurs.
          cordialement ddacoudre overblog


        • Réflexions du Miroir 9 septembre 2025 15:44

          @Philomo
            Vous avez comme moi, pu constater que le monde a changé.
            Le mondialisme a perdu de sa superbe avec Trump. Il crée des frontières, mets des murs en pensant qu’il va faire travailler les Américains en autarcie.
            La destruction de l’économie, c’est ce qu’il est occupé à faire.
            D’où vient votre idée des élites autoproclamées.
            Cela n’a jamais existé. Les élites comme vous dites sont des entrepreneurs qui ont osé prendre des risques avec leurs propres deniers.
            J’ai bien rigolé avec votre idée de « souverainisme ». 
            Vous allez mangez quoi demain ?
            Une production locale ?
            Votre vin vous allez le consommer sans pouvoir l’exporter.
            Sans acheteurs, il n’y a plus de vendeurs.
            Sans vendeurs, il n’y a plus d’acheteurs.
            C’est aussi simple que cela.
            Qu’attendez-vous pour tenter l’expérience de devenir entrepreneur pour devenir une élite ? 
            Il faut avant tout avoir réussi beaucoup d’examens scolaires.  


        • Philomo 10 septembre 2025 14:56

          @ddacoudre Il n’y a pas de complot ce qui supposerait un secret. Tout est sur la table il suffit de regarder et d’écouter.
          Il y a une organisation mondialiste , le Forum Economique Mondial qui se réunit tous les ans à Davos et qui prône ouvertement la disparition des nations pour les remplacer par une gouvernance mondiale. Cette organisation a ses adeptes partout dans le monde, principalement les « young leaders » dont Macron fait partie .
          Donc quand je dis que le but de ces gens c’est la destruction de notre nation ce n’est pas une invention c’est la réalité clairement affichée et dont les actions sont factuelles depuis une quarantaine d’années.
          Ouvrez les yeux et les oreilles, ces gens ont des sites officiels sur internet.


        • Philomo 10 septembre 2025 15:03

          @Réflexions du Miroir
          Non, le mondialisme n’a pas disparu avec Trump ! En plus je parle de notre pays et de Macron, adepte de l’organisation mondialiste du Forum Mondial Economique qui se réunit tous les ans à Davos. Il suffit de les écouter et de les lire, ils ont des sites internet, pour comprendre leur objectif, donc celui de Macron qui consiste à casser les nations pour imposer une gouvernance mondiale, avec ses élites autoproclamées et de grandes multinationales. 
          Concernant le souverainisme, vous n’avez visiblement pas compris de quoi il s’agit, il ne s’agit pas de se couper du monde mais au contraire de garder notre liberté d’échanger avec qui on veut et quand on veut en fonction des intérêts de tout le monde, pas de mondialistes qui imposent leurs lois et leurs multinationales. Il s’agit de garder nos entreprises en les protégeant des concurrences déloyales organisées par ces mondialistes.


        • Réflexions du Miroir 9 septembre 2025 15:18

          Quel est le lien entre tous les hommes indépendamment de leur origine, de leurs croyances et de leurs manières de vivre ?

          Réponse : le pognon.

          Travailler, c’est trop dur et voler c’est pas beau
          Demander la charité, c’est quelque chose j’peux pas faire
          Chaque jour que moi je vis, on me demande comment je vis
          Je dis que j’vis sur l’amour et j’espère de vivre vieux
          Moi je prends mon violon, et j’attrape mon archet
          Et je joue ma vieille valse pour faire mes amis danser
          Vous connaissez, mes chers amis, la vie est bien, bien trop courte
          Pour se faire des misères, allons danser ce soir

          Moi je fais la musique c’est presque tous les soirs
          Traîner tout partout et puis chanter dans le whisky bar
          Y a des fois tu connais, j’aimerais lâcher et puis m’en aller
          Mais je suis revenu ce soir pour le plaisir d’chanter

          La chanson « Travailler, c’est trop dur » trouve son origine en Louisiane, où un fermier cajun, Caesar Vincent, est considéré comme la source originale de cette mélodie traditionnelle, qui fut enregistrée en 1957 par le folkloriste Harry Oster. Cette version a été popularisée en France grâce à Zachary Richard, qui l’a réarrangée et sortie sur son album « Mardi Gras » en 1977, suivie de la version française de Julien Clerc en 1978. 


           smiley


          • SilentArrow 12 septembre 2025 03:21

            Le problème de la dette, c’est que les banques perçoivent un intérêt sur de l’argent qu’elles ont créé et qui n’existait pas. Elles n’ont aucun mérite et percevoir cet intérêt relève de la pratique d’usuriers

            Si la France était un pays souverain, sa banque nationale aurait imprimé le montant nécessaire et l’aurait prêté à l’état sans intérêt.

            On va me dire qu’alors le franc aurait été dévalué.

            Je répondrais que l’euro est lui aussi dévalué : on obtient moins d’essence avec la même quantité d’argent qu’il y a 10 ans.

            On dit que tous les prix augmentent. C’est faux : une carotte vaut toujours une carotte et s’il faut plus d’argent pour l’acheter qu’il y a 10 ans, c’est que la monnaie utilisée a perdu de sa valeur.

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