Le non-sens de l’appellation « féminicide »
par A.J.B. Minime Jr.
jeudi 5 septembre 2019
L’on dénombre près de 35 millions de femmes en France, à l’année 2019, contre une centaine d’entre elles décédées des suites de crimes passionnels — soit, environ 0,0005 %. Si le différentiel est criant, la tentative de manipulation des données par les courants féministes l’est tout autant. Non, mesdames, le terme « féminicide » ne correspond guère à une quelconque réalité. Comment donc ? Car il n’y ait pas moyen, à ce jour, d’établir une corrélation entre le meurtre de ces victimes et leur nature même ( de sexe féminin ) ; pas plus que l’on puit relever l’exclusivité d’un certain sexe sur l’autre dans la persécution toutefois qu’il y a, certes, une prépondérance. Je doute que le mobile du crime se fondait, pour chacun de ces hommes, sur une volonté génocidaire à connotation sexiste. J’insiste sur la notion d’intentionnalité, de conscientisation d’un dessein d’élimination sexuée. De plus, la multiplicité des cas est peut-être trop hétéroclite pour pouvoir arrêter une tendance commune. Pourquoi ces hommes se décident-ils à tuer un être humain, censé être leur amour, de surcroît ? Non, ils ne sont pas tous pareils. Non, ce ne sont pas, toujours, des monstres dénués de coeur. L’humain, et ses humeurs sentimentales, sont plus complexes que cela. Enfin non, tenter d’expliquer n’est pas justifier.
Ainsi le voit-on, la rhétorique consistant à dire que l’ensemble de ces femmes ont été tuées au seul motif d’être femmes, est fallacieuse et, dès lors, incline une orientation fragmentaire — pour ne pas dire sécessionniste — à un combat qui s’ennoblirait et se remporterait peut-être à travers la cohésion sociale. Telle est la raison pour laquelle je préfère, pour ma part, parler de « crimes passionnels », de « violences conjugales ou sentimentales », voire sommairement d’ « homicides ».
Je condamne assurément, avec la plus grande fermeté, et le crime passionnel ici en particulier, et le sexisme de manière générale. Je prie aussi les familles éplorées des victimes, de bien vouloir recevoir mes condoléances les plus sincères. C’est notamment par respect pour ces dernières, que nous gagnerions à cesser d’instrumentaliser ces drames dans le but de nourrir une idéologie. Sensibilisation n’est pas déraison.
Mon opinion impopulaire me vaudra, je le pressens, l’opprobre public. Elle est cependant nécessaire, comme d’autres, en ces temps d’exaltation médiatique mortifère, afin de pouvoir faire entendre les voix, toutes les voix de la France républicaine et unie, puis d’affronter ensemble, femmes et hommes, le fléau des violences au sein du couple. Car oui, des mesures fortes doivent être prises ( en partie auprès du traitement des plaintes et appels d’urgence des victimes ), pour garantir la sécurité de nos chers concitoyens.
Je vous remercie.
Prenez soin de vous et des vôtres,
AJB.
- Crédit à l'image : Aurel, pour le journal Le Monde.
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