Le paradoxe du « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais »
par Tesson
jeudi 17 novembre 2011
La dure loi du boomerang, est qu'une fois lancé, il faut veiller à ce qu'il ne nous revienne pas dans la figure.
Sauf erreur, tous les citoyens, à moins qu'ils ne vivent dans une caverne, sont informés de la situation difficile que connait notre économie. Plus qu'une crise économique c'est d'abord une crise systémique. Système dénué de sens, et qui n'envisage un lendemain qu'à la condition qu'il rime avec rentabilité. Là est le point commun avec nos politiques.
Les hommes politiques de tous bords n'ont de cesse d'en appeler au nécessaire devoir de responsabilités des Français lorsque des efforts doivent être consentis, en arguant du fait que l'intérêt général doit primer sur l'intérêt particulier.
En effet, et je vais le dire avec force : c'est frappé au coin du bon sens.
Mais alors, pourquoi les députés sont capables de refuser une baisse de 10% de leurs émoluments, et dans le même temps voter un jour de carence supplémentaire en cas d'arrêt maladie des travailleurs frappés par le mal ?
Dans le même temps, et avec le souci d'opposer les français les uns aux autres, ce gouvernement sous couvert du fameux bon sens, propose que les allocataires du RSA travaillent pour en justifier le versement. Mais jusqu'à preuve du contraire, le RSA est une allocation et en aucun cas une rémunération. A moins que Sarkozy et ses boys ont en tête de réviser le code du travail à grand coup de canif. Toujours sous couvert du bon sens et de la compétitivité.
Messieurs les politiques, à force de jouer avec le feu vous allez finir par nous bruler. Les mots comme les symboles ont un sens.
Nous sommes en période électorale. J'en appelle donc à votre devoir de responsabilité que vous nous cessez d'incanter.
A force de jouer les pompiers pyromanes, à force de vous jouer des mots comme on se joue des autres, à force de démonstrations culpabilisantes, ou celui qui ne travaille pas est un fainéant, ou l'assuré social est un voleur, vous faites le jeu des extrêmes et plus particulièrement celui de Marine.
Une étude vient de démontrer que les français que vous fustigez travaillent en moyenne 40 heures par semaine et pour une rémunération qui n'est d'aucune commune mesure des vôtres, et que vos mesures amputent tous les jours un peu plus. Beaucoup ramènent du travail à la maison, pour consolider leur outil de travail et survivre.
Arrêtez d'opposer les uns aux autres.
Ayez le respect de votre engagement politique que vous dites soutenus par des hautes valeurs morales ou l'intérêt général prime sur votre intérêt particulier.
Proposez nous un programme, une espérance ou le vivre ensemble est la pierre angulaire d'un projet de société assis sur le respect des valeurs fondamentales de notre pacte républicain, ou tous les français se reconnaissent, ou les symboles et les engagements passent de l'aporie à la lumière.