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Le temps est-il une dimension qu’il faut finir de détruire ?

Le temps est-il une dimension qu’il faut finir de détruire ?

par Robert Branche
vendredi 12 juin 2009

Je veux tout, tout de suite. Plus les distances s’effondrent, moins nous acceptons d’attendre...

Depuis Einstein, nous avons appris que la séparation entre l’espace et le temps n’était pas si nette : L’un « communique » avec l’autre ; l’espace-temps se courbe ; plus je me rapproche de la vitesse de lumière, plus le temps ralentit ; pour un photon, le temps est arrêté (voir « A quoi pense un photon du big-bang qui voyage hors du temps ?  ») …

Avec la théorie des cordes, tout est devenu encore plus compliqué : il y aurait 7 dimensions cachées (voir «  Les sept dimensions cachées de notre univers  ») ; au moment du big-bang, les 4 dimensions de notre univers – les 3 spatiales et la temporelle – se seraient déroulées ; rien ne dit que nos 4 dimensions ne soient pas enroulées avec un rayon de courbure immense…

Troublant et perturbant à penser au quotidien, non ?

Apparemment, aucun lien avec notre vie quotidienne et avec le management des entreprises.

Oui, bien sûr. Quoique…

Depuis la découverte de l’énergie et du moteur à explosion, l’espace physique s’est progressivement comme contracté. Il n’y a pas si longtemps, quitter son village était le début de l’exil, et on mourrait à une encablure de là où on était né. Tout voyage était une aventure ; changer de continent, une exception. Aujourd’hui les développements du transport aérien, des trains à grande vitesse et des infrastructures routières ont tout bouleversé. On ne parle plus en kilomètres mais en temps : Lyon n’est plus à 450 km de Paris, mais à deux heures (voir la carte ci-jointe). Tiens, on retrouve cette ambivalence entre espace et temps…

Depuis 20 ans, et surtout depuis 10 ans, les technologies de l’information sont venues dynamiter l’espace et supprimer les distances : les kilomètres n’existent plus ; je peux parler à mon « voisin numérique » sans même savoir où il est – d’ailleurs la première question posée au téléphone est maintenant : « Tu es où ? » –. L’espace physique s’est comme effondré sur lui-même, comme si nous n’occupions tous plus qu’un seul point, un seul lieu. Nous sommes tous synchrones. Inutile de demander à son correspondant : « Tu es quand ? », car tout se passe en direct. Avant, sur une lettre, il fallait spécifier la date à laquelle elle avait été écrite.

A cet effondrement de la distance, à cette synchronicité de la communication, répond en écho une demande de voir le temps s’accélérer : nous supportons de moins en moins d’attendre ; nous acceptons de moins en moins que ce qui est immédiatement accessible virtuellement ne le soit pas physiquement ; nous confondons agitation et mouvement réel.

Cette évolution, je la constate tous les jours dans les entreprises. Plus elles deviennent globales – c’est-à-dire plus l’espace physique s’effondre et tend à devenir un point –, plus elles ont un rapport « maladif » au temps : tout est urgent ; toute personne qui ne court pas et n’est pas débordée est suspecte (voir « Si agitation rimait avec efficacité, toutes les entreprises seraient performantes  ») ; même en réunion, on doit lire ses mails et y répondre ; seul le présent et le court terme comptent…

C’est bien simple, alors que, jusqu’à ces dernières années, une grande partie de mon métier de consultant était de chercher à accélérer les processus et les changements, il est maintenant de chercher à les ralentir et à faire prendre conscience de l’inutilité de cette agitation (voir « Courir en rond sur un stade ne fait pas vraiment avancer un sujet !  ») !

Et ce n’est pas prêt de s’améliorer quand je vois se développer tous les produits financiers qui visent à tout anticiper et à contracter encore davantage l’espace-temps : du prêt simple aux produits d’arbitrage ; des bourses d’actions aux marchés de « futures »… Nous voulons tout, tout de suite.

Finalement le déroulement réel du temps se doit d’être tel qu’il a été prévu et vendu à de multiples reprises : sinon, c’est le crash !

La crise actuelle est un peu comme un trou noir de notre espace-temps économique, comme une déchirure par laquelle s’enfuient nos espérances.

Nous rêvons d’un temps construit à l’avance et qui ne serait que le déroulé de nos anticipations. Nous avons bien réussi à remodeler l’espace physique à coup d’autoroutes, d’aéroports et de fibre optique. Alors pourquoi pas le temps ?

Finalement, Einstein et tous les théoriciens des cordes avaient encore plus raison qu’ils ne l’imaginaient : le temps est une dimension qu’il faut finir de détruire !

Mais est-ce le meilleur des mondes ?

 
 

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